Société

Mourad Boudjellal : un engagement politique après le RCT ?

Par David Aussillou, France Bleu Provence et France Bleu lundi 3 octobre 2016 à 17:54 Mis à jour le mardi 4 octobre 2016 à 10:36

Mourad Boudjelal
Mourad Boudjelal © Maxppp - Philippe Juste

Le président du Rugby Club Toulonnais a peu de chance d'être élu ce mardi à la tête de la Ligue national de Rugby. Mais Mourad Boudjellal veut changer de vie. Sur France Bleu Provence ce mardi matin, il confirme qu'à la fin de la saison il ne sera plus à la tête du club varois.

La pétition des supporters du RCT pourrait ne rien n'y changer. Mourad Boudjellal veut tourner la page du rugby après avoir été président du club toulonnais depuis 2006.

L'enfant terrible du ballon ovale n'a pratiquement aucune chance d'être élu à la tête de la Ligue National de Rugby ce mardi. Sur France Bleu Provence, Mourad Boudjellal confirme qu'il va quitter la présidence du RCT.

Mais contrairement à ce qu'affirmait vendredi dernier Midi Olympique, il dément vouloir se lancer dans une carrière politique.

Interview

France Bleu Provence : Le RCT est à vendre ? 10 millions d'euros dit la presse. Vous confirmez ?

Mourad Boudjellal : Je sais pas. Moi je ne fais pas d'opérations financières, je ne veux pas faire d'argent sur le RCT. J'en ai fait par ailleurs. Après, je ne sais pas...

Vous êtes fatigué du rugby ?

Je suis fatigué de plein de choses. Je ne peux pas diriger mon club. On a fait des lois sur mesure. La dernière est extraordinaire Ils se donnent la possibilité de réévaluer tous les salaires en fonction de la valeur du marché qu'ils estiment. Ça veut dire qu'aujourd'hui, je ne sais même pas si je vais dépasser le "salary cap" à la fin de l'année, parce que ça va dépendre de leur bon vouloir. J'ai une épée de Damoclès au dessus de la tête. On est dans un monde complètement fou et on est les seuls à être harcelés comme ça. Hier soir, j'ai encore reçu un mail à 20h15.

"Ils ont peur de moi parce que je ne fais pas partie de ce système."

Est-ce vous confirmez qu'à la fin de la saison, vous ne serez plus le président du RCT ?

Oui. Mais ça ne veut pas dire que je n'en serai plus le propriétaire. Je brigue la présidence de la Ligue national de Rugby, j'ai aucune chance mais je veux entrer au comité directeur. Je veux voir les choses de l'intérieur. Moi sur les bilans, sur les budgets, les lignes "divers" ça ne me va pas. J'aime les comptes détaillés et on ne les a pas. Je veux que des tas de choses ne puissent plus se passer dans l'anonymat. En entrant au comité directeur, je peux mettre fin à des tas de petits arrangements. Ils ont peur de moi parce que je ne fais pas partie de ce système mis en place depuis très longtemps.

"J'ai simplement dit que ce qui pouvait m'intéresser en politique, c'était de travailler sur ce qui se passe dans les cités."

Ils auront encore plus peur de vous quand vous serez en politique. C'est ce que vous avez annoncé ?

Non non. Bien sûr, il est évident que si j'annonce que je pars en politique, je vais choisir Midi Olympique ! Je pense que c'est le journal le plus référent en termes de politique. J'ai simplement dit que ce qui pouvait m'intéresser en politique, c'était de travailler sur ce qui se passe dans les cités. Parce qu'on vit des périodes dangereuses ou on ne sait pas ou on va. Quand on a mes origines, on a une petite responsabilité pour faire en sorte que des gamins qui sont en manque d'idéal en trouve ailleurs qu'auprès de charlatans.

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