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Nationale : "On essaiera de défendre notre place", se prépare Fabrice Landreau, nouveau manager de l'UCS

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Par , France Bleu La Rochelle

C'est officiel depuis mardi, l'Union Cognac Saint-Jean d'Angély jouera l'an prochain en Nationale, la nouvelle troisième division du rugby français, entre la Pro D2 et la Fédérale 1. Une poule unique de 14 clubs, dont les deux premiers monteront. Interview avec son nouveau manager, Fabrice Landreau.

Fabrice Landreau a été séduit par le projet de l'Union Cognac Saint-Jean d'Angély.
Fabrice Landreau a été séduit par le projet de l'Union Cognac Saint-Jean d'Angély. © Maxppp - PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Les dirigeants de l'Union Cognac Saint-Jean d'Angély le savaient déjà depuis des semaines, mais l'information est devenue officielle mardi. La Fédération française de rugby a acté la création de la Nationale, un championnat censé être l'antichambre de la Pro D2, et du monde professionnel. Dans ce championnat de 14 équipes, dont deux monteront en Pro D2 et deux descendront en Fédérale 1, l'UCS se retrouve avec des grands noms du rugby français comme Dax, Bourgoin et Narbonne, ou des clubs ambitieux, à l'image de Nice ou Dijon. 

Le deuxième gros coup en trois semaines pour le club des deux Charentes, qui avait officialisé l'arrivée, le 30 mai, du Charentais Fabrice Landreau, ancien talonneur international, et ex-entraîneur du Stade Français, de Grenoble et de Toulon. Interview avec le nouvel homme fort de l'UCS, qui était l'invité de la matinale de France Bleu La Rochelle, ce jeudi 18 juin.

France Bleu La Rochelle : Avec cette décision, c'est un nouveau pas vers le professionnalisme pour l'Union Cognac - Saint-Jean d'Angély ? 

Fabrice Landreau : C'est surtout le pas vers un nouveau projet sportif, celui d'essayer de trouver sa place dans ce territoire régional des Charentes, coincé entre le Stade Rochelais et le SA XV. Il y avait une petite place, certainement, pour l'UCS, et une vraie aubaine avec ce championnat de Nationale qui va voir le jour. 

Vous voici tout de même dans l'antichambre de la Pro D2. L'idée, c'est d'y accéder ? 

On verra. Déjà, il faudrait essayer de rester cette année parmi les 12 meilleurs, puisque les deux derniers de la poule de Nationale seront relégués. Et quand on voit les clubs historiques qui sont en place, on sait que ça va être une bataille de tous les instants et qu'il faudra être constants pour pouvoir rester parmi les 12. 

Et qu'est-ce-que ça vous fait de voir l'UCS au milieu des grands noms du rugby français, comme Dax, Bourgoin ou Narbonne ?

Bon, Cognac a connu ça par le passé, quand il faisait partie des grandes équipes de Groupe A, il y a une trentaine d'années. Aujourd'hui, c'est un nouveau projet, donc c'est plutôt beaucoup de fierté. Et puis, un challenge qui va être assez excitant, où il y a bien sûr de l'euphorie de jouer contre ces équipes. Et aussi la peur de savoir si on sera au niveau.

On verra vraiment si on a le niveau

Pourtant, vous étiez en tête de votre poule de Fédérale 1, avec huit points d'avance sur Dax, au moment de l'arrêt des compétitions... 

Oui, mais dans une poule qui était assez faible par rapport aux autres. Lorsque l'on voit la poule de Narbonne et Bourg en Bresse, c'était la poule de la mort, il y avait cinq équipes majeures qui font aujourd'hui partie de la Nationale (Bourg-en-Bresse, Narbonne, Aubenas, Nice et Bourgoin, NDLR). Alors que la poule où était l'UCS, en dehors de Dax, c'étaient des clubs qui ne visaient pas forcément les phases finales. Donc on verra, c'est un vrai challenge et on verra vraiment si on a le niveau avec cette nouvelle compétition qui va être extrêmement serrée et compliquée. 

Est-ce-que cela implique des changements structurels, notamment dans le budget ? 

Bien sûr, il faudra forcément, à côté du projet sportif, avoir un cadre économique qui corresponde au contexte actuel. On sait qu'il y aura un avant et un après-Covid-19. Tout le monde est impacté. Donc, il faut plutôt être mesuré et puis se dire qu'on doit d'abord fidéliser tous les partenaires qui veulent nous accompagner. Et puis, si on a la chance de pouvoir en séduire d'autres, parce que le projet peut être rassembleur, grâce à l'identité d'un territoire, alors pourquoi pas ? Pour le moment, on va essayer surtout d'accompagner au mieux nos partenaires et de vivre un bon bout de chemin ensemble avec cette Nationale qui nous promet de belles affiches au Parc des sports.

Pour pouvoir accéder à la Pro D2, il faut être bien plus structuré que n'est l'UCS

Est-ce-qu'il y a une place pour un troisième gros club des Charentes, après La Rochelle et Soyaux-Angoulême ?

La place est toute trouvée, c'est une vraie niche ! Il y a ce championnat national, qui va pouvoir nous permettre de nous ancrer durablement. Après, on sait très bien qu'aujourd'hui, pour pouvoir accéder au championnat professionnel de Pro D2, il faut être bien plus structuré que n'est l'UCS. C'est vrai que c'est un objectif qu'on aimerait bien atteindre. Mais avant tout cela, il faut consolider les acquis et essayer de se développer. Créer un centre de formation, essayer d'avoir de l'attractivité... Et puis puis après, sportivement, essayer de grandir, mais toujours avec un projet économique viable. 

Vous même, vous êtes de retour après 16 ans dans les staffs d'équipes professionnelles. Qu'est ce qui vous a poussé à revenir dans le monde amateur, à l'UCS ? 

Ce qui m'a vraiment boosté, qui m'a permis de décider, c'était avant tout ce projet. Moi, je suis un homme de projets. J'aime construire, bâtir autour de la formation. Et puis également ce niveau de compétition avec cette équipe. Moi j'ai joué trois saisons à Saint-Jean d'Angély, en Fédérale 3 et fait l'accession en Fédérale 2. Voilà, je me dis qu'aujourd'hui, il y a peut être un bon projet qui peut naître, à son niveau. Peut-être pas en Pro D2. Mais en tout cas, au niveau national, il y a de quoi construire quelque chose de bien, de viable. Et localement, je crois qu'il y a un ancrage et un territoire avec le le nom "Cognac" qui résonne et qui connu dans le monde entier. Donc, je pense que c'est un beau challenge. On essaiera de défendre notre place et de se construire une belle histoire.

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