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Pascal Papé : "Je me sens complètement Parisien, surtout après les événements. Ca me donne encore plus envie de rester"

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Par , France Bleu Paris
Paris, France

Le Stade Français Paris retrouve enfin les terrains de rugby ce week-end avec un déplacement à Grenoble, à l'occasion de la 9e journée de Top 14. Et pour ce retour au rugby, Pascal Papé, l'emblématique deuxième ligne du club parisien, était ce jeudi soir l'invité de Stade Français & Co.

Pascal Papé, invité de Stade Français & Co sur France Bleu 107.1
Pascal Papé, invité de Stade Français & Co sur France Bleu 107.1 - © stade.fr/Stéphane Hamel

Grande gueule, bagarreur,  franc-parler,  bourrin, Pascal Papé, le deuxième ligne du Stade Français et ancien International tricolore, se retrouve très (trop?) souvent affublé des mêmes superlatifs. C'est pourtant une interview en toute sérénité que le Parisien a accordé à France Bleu 107.1 ce jeudi avec un joueur qui nous est apparu apaisé, qui nous a parlé plaisir de jouer et d'en profiter jusqu'au bout. Un homme marqué, meurtri aussi par les attentats du 13 novembre, à Paris.

"On a la chance, nous, de pouvoir se défouler en jouant au rugby. Ce n'est pas facile mais il faut continuer à vivre"

Pascal Papé, père de trois enfants, ne le cache pas : les attentats survenus vendredi 13 novembre, l'ont profondément touché, marqué, mais comme il le dit, "il faut continuer à vivre, aller de l'avant, faire ce qu'on sait faire, jouer au rugby, parce que si on commence à avoir peur, c'est une mauvaise réponse de donner. Nous, il faut que l'on continue à donner du plaisir aux gens qui nous supportent et vivre."  

"Il nous manque cette victoire référence"

Côté rugby, le deuxième ligne parisien a parlé d'une équipe "sur le bon chemin". Repartir après la Coupe du monde? "Non, cela n'a pas été compliqué. La gnac, on ne l'avait pas eu sur le dernier match avec le XV de France. On était même plutôt honteux, merdeux. Alors, revenir avec son équipe, son maillot, son club, nous a fait du bien à tous les trois. Il y a aussi beaucoup de fierté de revenir et d'essayer de remettre le bateau à flot. Je suis persuadé qu'en continuant à travailler comme on le fait, en étant tous unis comme on le fait, la chance va tourner et cette chance va nous sourire sur un match et on arrivera à avoir cette victoire référence."

 "Chaque instant est privilégié pour moi. Ce n'est que du bonheur"

Une nouvelle saison marathon? A 35 ans, Pascal Papé se sait plus proche de la fin de carrière que du début alors son leitmotiv, c'est profiter, prendre du plaisir, un mot revenu comme un fil rouge tout au long de l'entretien : "chaque instant est privilégié pour moi. C'est l'une des dernières saisons. Ce n'est que du plaisir. Ce challenge me plaît aussi. Tous les spécialistes ne nous voient pas dans les six. Revenir dans les six à coup de courage et d'état d'esprit serait une bonne réponse!"

"Les anciens, je crois, qu'il faut qu'on ait un peu des...comme on dit, de l'ouvrir"

L'équipe de France? Le fiasco de la Coupe du monde? "Je ne sais pas (si on a parlé pour rien), on verra. En tout cas, je crois que nous, les anciens, il faut qu'on ait les c... comme on dit d'ouvrir notre gueule parce que le joueur de l'équipe de France a le cul entre deux chaises aujourd'hui, entre son employeur qui est son club et entre l'équipe de France qui est la vitrine du rugby français. Il faut prendre en compte la parole du joueur, c'est lui qui est acteur. Et aujourd'hui, on ne peut pas lui demander de gagner un Tournoi des VI Nations ou d'être champion du monde en faisant 40 matches. C'est impossible. (...) Je sais pas, peut-être qu'il faut aller au clash. Je crois que décider seul derrière son bureau avec trois copains, c'est passer à côté de belles choses. On a besoin de discuter".

"L'envie est encore là. Mais je n'ai surtout pas envie de faire la saison de trop"

La suite? "J'arrive en fin de contrat au mois de juin. Tous les matins, quand je me lève, j'ai la chance de me dire que je fais un métier merveilleux et que c'est une belle vie. Leur transmettre cette passion aux jeunes, ce serait une belle chose. L'envie, elle est encore là. Mais je n'ai surtout pas envie de faire la saison de trop. Surtout pas. Mais en tout cas, c'est avec beaucoup de plaisir et de fierté que je viens tous les matins au club. (...) Pour le moment, il y a des dossiers qui sont bien plus importants que moi au club." Mais quand on évoque Paris, de nouveau les attentats resurgissent et Pascal Papé de déclarer : "cela fait bientôt dix ans que je suis là. Je me sens complètement Parisien. Surtout après les événements qui nous touchent. Moi, ça me donne encore plus envie de rester. Paris est la plus belle ville du monde." Alors à Paris encore la saison prochaine? "Je ne sais pas, en tout cas je n'y vois aucune opposition. Après, je sais que le club, on est suffisamment attaché l'un à l'autre pour que cela continue mais je ne me prends pas la tête. Arriver avec la banane tous les matins, cela suffit largement à mon bonheur. On travaille comme des chiens comme on dit dans le jargon pour y arriver et à un moment donné cette chance qui nous a animé la saison dernière va revenir car on le mérite. Je suis persuadé que l'on va faire quelque chose de bien."

L'intégralité de notre entretien avec Pascal Papé

Les infos avant Grenoble? Pas de nouveau pour Sergio Parisse qui, comme il le disait le 12 novembre dernier au micro de France Bleu 107.1, ne manque pas de propositions pour quitter Paris et aller jouer dans un autre club. La décision est attendue à la toute fin du mois de novembre. Plus inquiétant, le capitaine parisien a écourté ce jeudi sa séance d'entraînement. En revanche, côté retours de blessure : le trois-quart centre Geoffrey Doumayrou sera du voyage à Grenoble, le troisième ligne Raphael Lakafia est lui aussi présent. Willem Alberts a débuté l'entraînement lundi. Quant à Will Genia, l'Australien pourrait faire ses premiers pas dans le championnat français contre Bordeaux, le 5 décembre prochain.

Grenoble/Stade Français, 9e journée du Top, un match à vivre en direct et en intégralité sur France Bleu 107.1, dimanche, à 16h15.

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