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Philippe Izard, médecin du Stade Toulousain : "Retrouver l'entraînement collectif prendra beaucoup de temps"

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Par , France Bleu Occitanie

Alors qu'on ne sait pas quand on verra de nouveau du rugby, les médecins du Top 14 ont alerté cette semaine sur une éventuelle reprise du championnat. Le médecin du Stade Toulousain, Philippe Izard, revient sur la situation actuelle. Pour lui, le rugby ce n'est pas pour demain.

Le Stade Toulousain à l'entraînement.
Le Stade Toulousain à l'entraînement. © Radio France - Julien Balidas

Philippe Izard, le médecin du Stade Toulousain, nous explique 

Quel est le suivi  ds joueurs depuis le début du confinement ? 

"On a un groupe Whatsapp. Six préparateurs physiques font un suivi avec les joueurs. Avec par exemple des exercices, des challenges d'habileté motrice, des défis pour maintenir la vie du groupe et les mecs en forme."

Tant de semaines sans s'entraîner, cela vous inquiète ?

"Il y a un déconditionnement sur l'aspect métabolique, c'est-à-dire organiser l'énergie pour les muscles. Tous les aspects cardiovasculaires aussi... Tout cela fait partie du déconditionnement de l'athlète. Sa puissance, sa force, les temps de réaction... Toute la machine est amoindrie."

Et psychologiquement aussi...

"Oui c'est une sensation de stress, d'isolement. Pour les jeunes étrangers notamment, ils sont loin de leurs familles, il y a aussi les joueurs en fin de contrat qui ne savent pas leur avenir. Mentalement, c'est particulier."

Philippe Izard : "Arriver à un entraînement collectif prendra beaucoup de temps"

Est-ce raisonnable de parler de reprise du rugby aujourd'hui ?

"Le rugby ? Non. Mais pouvoir faire quelque chose avec des gens qui sont sains oui. Cela est possible. On ne peut pas parler de rugby mais ce n'est pas exclu de faire quelque chose par groupes isolés pour la remise en forme. Quand on aura l'autorisation, c'est évident qu'on ne va pas se mettre à 50 dans un vestiaire et faire des mêlées. Ce sera beaucoup plus progressif qu'une intersaison normale, c'est certain. Il faudra faire une reprise progressive sur l'effort, une distanciation au départ, évaluer le déconditionnement. Pour arriver à l'entraînement collectif, ça prendra beaucoup de temps."

Combien de temps ? 

"Entre six et huit semaines. Mais on le jugera au cas par cas. A Toulouse, ce sont des conditions très différentes de celles de Paris. Là-bas, beaucoup de joueurs ont été infectés, à Toulouse très peu. Nous si pendant la reprise, il y a beaucoup de joueurs infectés et qu'ils doivent être confinés 14 jours, ça va reculer beaucoup de choses. C'est mieux de reprendre avec un groupe immunisé qu'avec un groupe qui va être touché dans les semaines à venir. Supposons qu'il y ait un ou plusieurs clubs où il y a beaucoup d'infections, le calendrier va être modifié. L'incertitude est vraie pour la reprise de l'entraînement mais aussi pour le calendrier de la compétition. On dépend de l'épidémie."

Comment seront suivis les joueurs qui auront été positifs au Covid-19 ?

"Quelle que soit la date à laquelle ils reprendront, il y aura toute une batterie de tests assez lourds à passer. Pour l'effectif et pour le staff aussi. Il y a un vrai risque cardiaque. Si il y a quelqu'un qui va très bien, on va commencer par une reprise à intensité modérée avec une surveillance hebdomadaire. On le stoppera au moindre symptôme."

Des joueurs du Stade Toulousain ont-il été infectés ?

"Très peu. Moins de cinq. Certains avaient des signes assez nets, d'autres où il y avait des doutes."

Des joueurs sont-ils plus surveillés que d'autres ? 

"Oui, ceux qui ont par exemple de l'asthme à l'effort, des allergies... Ils sont plus fragiles au niveau respiratoire. Il y a très peu de joueurs concernés." 

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