Rugby

Philippe Saint-André : "Il faut un groupe en colère"

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu jeudi 15 octobre 2015 à 15:59

Philippe Saint-André dimanche au Millenium Stadium.
Philippe Saint-André dimanche au Millenium Stadium. © Maxppp - Laurent Theillet

Le sélectionneur du XV de France s'est expliqué après l'annonce de l'équipe qui débutera face aux All Blacks samedi à Cardiff (21h) en quart de finale de la Coupe du monde. Il a justifié les titularisations de Parra, Dumoulin et Le Roux au détriment de Bastareaud, Tillous-Borde et Chouly.

Vous confiez les clés du jeu à Morgan Parra plutôt qu'à Sébastien Tillous-Borde, pourquoi ?

En ce qui concerne Morgan Parra, j'ai décidé de le faire commencer car on connait son leadership sur les avants. On le sait, c'est un très gros compétiteur. Il fait depuis le début une belle Coupe du monde même s'il a été surtout utilisé sur des fins de match. On n'a pas su conserver assez le ballon contre l'Irlande et on sait que contre la Nouvelle-Zélande, si on les regarde jouer ce sera compliqué. Pour les autres changements, c'est par rapport au contenu contre l'Irlande. Damien (Chouly) pâtit de cette contre-performance et de celle de la touche où on perd quatre ou cinq ballons . Certains parleront de sanction, moi je parle d'ajustements. Ce sont des ajustements par rapport au jeu que l'on souhaite mettre en place, à la stratégie que l'on veut développer face aux Néo-Zélandais.

S'il n'y a pas de rébellion cette semaine, il n'y en aura jamais.

Qu'attendez-vous de cette équipe ?

Il faut un groupe France en colère. les joueurs, le staff. On travaille depuis le 5 juillet et sincèrement on n'a pas envie de rentrer à la maison dimanche. Ceola passe par un exploit. On sait que pour gagner la Nouvelle-Zélande, il faut faire le match parfait. Il faudra un surplus dans tout. Dans la réactivité, dans la prise d’initiative,  dans le combat et dans notre conquête. On  se prépare pour ce match là. S'il n'y a pas de rébellion cette semaine, il n'y en aura jamais. On connait les favoris mais on est encore en vie. Il va falloir aller plus loin, être dans un état second. C'est un moment exceptionnel à vivre et c'est la beauté d'une Coupe du monde.

Il faut une férocité et une détermination de tous les instants.

Vous avez affronté les Blacks en tant que joueur. Vous en gardez quels souvenirs ?

J'étais capitaine, je les ai gagné trois fois d'affilée mais c'était il y a très longtemps lorsque l'image était en noir et blanc, en 94-95 (sourire). Ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois qu'on a gagné les Néo-Zélandais, chaque joueur a gagné individuellement son duel par rapport à son vis-à-vis. Il faut une férocité et une détermination de tous les instants.

Les Français ne sont-ils pas déjà résignés avant de jouer les Blacks ?

Posez-leur la question. Il faut être à l'intérieur du groupe et connaître les joueurs pour en parler. Je peux vous assurer qu'il y a une détermination de tous les instants, que les joueurs ne sont pas contents de leur performance face à l'Irlande et qu'ils n'ont pas envie d'être éliminés en quarts de finale de la Coupe du monde.

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