Rugby

Philippe Saint-André : "On n'est pas morts"

Par Yves Maugue et Arnaud Carré, France Bleu Gironde et France Bleu lundi 12 octobre 2015 à 15:46

Philippe Saint-André lors de la conférence de presse
Philippe Saint-André lors de la conférence de presse © Radio France - Arnaud Carré

Le sélectionneur du XV de France ne souhaite pas ruminer la déception du match de l'Irlande. Philippe Saint-André attend que son équipe "se rebelle" samedi contre les Blacks.

France Bleu : Que retenez-vous de cette défaite face à l'Irlande ?

Philippe Saint-André_ : Les Irlandais nous ont dominé sur nos points forts comme la touche où leur alignement nous a énormément gêné. On a manqué de munitions. Ils ont été meilleurs que nous dans les rucks. On a été énormément en défense. Ça a été un gros combat. Maintenant on n'a plus le temps de penser à la déception du match d'hier, on entre dans une nouvelle compétition, les matches à élimination directe. On va préparer la Nouvelle-Zélande avec fierté, enthousiasme et énormément d'appétit.

Ce n'est pas le moment de se lamenter ?

Non, c'est le moment de se préparer pour un quart de finale de Coupe du monde. Ça va être le match le plus important dans l'histoire de ce groupe et pour ces joueurs. Certains font leur dernière Coupe du monde, d'autres leur première mais samedi il ne faudra pas réfléchir, il faudra agir et mettre de l'intensité dans ce match.

Ce groupe va-t-il savoir digérer cette défaite ?

La rébellion, il va falloir l'avoir sur le terrain. Si on a de la moelle, si on est des vrais compétiteurs, s'il y a beaucoup de frustration, il va falloir se rebeller samedi soir avec un public qui sera derrière l'équipe de France. Nos joueurs vont tout donner pour rester dans la compétition. On va débriefer rapidement ce match ce soir (lundi) car il y a eu du cœur mais il y a des choses que l'on pas pas bien faites. Il ne faut pas se voiler la face. On va gérer ce qu'on eut gérer à savoir avoir une meilleure conquête et être plus ambitieux dès qu'on a le ballon car on a manqué de patience.

Vous vous sentez prêts à écrire l'histoire ?

C'est un match exceptionnel à jouer. On a une génération de joueurs qui viennent d'arriver. Ils se créent leur propre histoire et ils peuvent entrer dans l'histoire du rugby français. Donc il faut mettre l'intensité nécessaire dans la préparation puis dans le match pour gagner.

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Changerez-vous votre équipe de départ pour la Nouvelle-Zélande ?

Quelques performances individuelles n'ont pas été au niveau mais c'est plus l'aspect collectif qui fait que le porteur du ballon n'a pas réussi à trouver d'espaces et à avancer.

Comment jugez-vous le coup de poing de Sean O'Brien sur Pascal Papé ?

C'est un attentat après 23 secondes de jeu. Pourquoi ? Les joueurs ont une idée là-dessus, j'ai une idée là-dessus et j'imagine que vous (les journalistes) avez aussi une idée là-dessus (Philippe Saint-André fait référence au contentieux après le coup de genou de Papé sur Heaslip lors du Tournoi qui avait valu dix semaines de suspension au Frnçais). J'espère que la prochaine fois, l'arbitrage vidéo fera vraiment son boulot. Depuis le début de la compétition, on revient sur tous les faits de jeu, essai ou blessure. Là, ils ne sont pas revenus..."