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Rugby

Pro D2 - Buononato : "Le SA XV, un club qui a de l'ambition"

mercredi 13 février 2019 à 14:54 Par Thomas Coignac, France Bleu La Rochelle

Il va poser ses valises en Charente à la fin de la saison. Adrien Bunonnato, le nouvel entraîneur de Soyaux-Angoulême, qui arrive en provenance d'Oyonnax, a donné une interview à France Bleu La Rochelle. Il explique son projet pour son futur club.

"Je vais regarder les matchs du SA XV, travailler sur le projet sur mes jours de repos", dit Adrien Buononato.
"Je vais regarder les matchs du SA XV, travailler sur le projet sur mes jours de repos", dit Adrien Buononato. © Maxppp - Maxppp

Angoulême, France

France Bleu La Rochelle : Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet du SA XV ?

Adrien Bunononato : C'est une décision que je n'ai pas prise sur un coup de tête. c'est un processus un processus long, qui est fait de rencontres et de discussions avec le président. Je pense qu'on avait besoin de se sonder l'un l'autre sur nos ambitions. Et après discussion, on est tombés d'accord, sur ce que lui voulait pour le club et sur comment moi je voyais les choses pour la suite.

France Bleu La Rochelle : Quel regard portez-vous sur ce club ?

Un club qui grandit petit à petit. Qui a fait de gros efforts pour se professionnaliser en passant de la Fédérale à la Pro D2. Qui s'est stabilisé en Pro D2, c'est la troisième année consécutive. Et maintenant un club qui a envie de passer un cap. Une première étape a été validée avec la modernisation du stade.

Maintenant il faut aussi moderniser les infrastructures sportives, d'entraînement, et également moderniser les méthodes de travail et travailler sur l'effectif également. Donc je pense que c'est un club qui a envie de passer à l'échelon supérieur. 

C'est compliqué comme challenge, cette démarche de se stabiliser en Pro D2 ?

Je pense que, ça y est, le club s'est stabilisé en Pro D2, même si ce n''est jamais jamais acquis. Mais l'important c'est de toujours chercher à avancer. Parce qu'on voit que les clubs qui ont eu du mal a du mal à se projeter sur l'avenir se retrouvent en grande difficulté. Et même des clubs historiques, comme Narbonne ou Dax. Donc c'est vraiment important d'être toujours toujours en recherche de modernité et de toujours chercher à évoluer. Et l'une des garanties pour rester en Pro D2, c'est de toujours moderniser sa façon de travailler et d'aller s'enrichir sur ses méthodes. Soyaux-Angoulême a l'air d'être dans cette démarche actuellement. Et ça me plaît d'être dans cette construction.

Travailler avec ses propres convictions 

Vous passez d'un club habitué à faire la navette entre Pro D2 et Top 14 à un autre, un peu moins côté...

Le défi ce n'est pas la taille du club. Le défi, partout, c'est de savoir si on va pouvoir travailler avec ses propres méthodes de travail et ses propres convictions. C'est surtout ça qui est intéressant. Parce que trouver un club... On peut tous trouver un club. Ce n'est pas le problème. L'idée c'est de travailler sur du moyen terme. Trois ans, c'est un bail qui me paraît intéressant pour mettre des choses en place et pour avoir une vision sur les années à venir. C'est un club qui a de l'ambition en tout cas. 

Et justement, qu'est-ce-c'est la méthode Adrien Buononato ?

Déjà, il y a des choses qu'on peut faire tout de suite et des choses qu'on ne peut pas faire tout de suite les choses qu'on ne peut pas faire tout de suite. Par exemple, on ne peut pas trop agir sur l'effectif. Quand on arrive il y a déjà des joueurs qui sont sous contrat. Il y a aussi un historique à sonder. Une dynamique avait été créée entre des joueurs qui ont connu les années fédérales et aujourd'hui les années pro... C'est très très sensible et c'est quelque chose qu'il ne faut surtout pas casser. 

Mais, ce sur quoi on peut agir, ce sont des méthodes de travail et des méthodes d'entraînement. Je suis déjà en lien avec le préparateur physique d'Angoulême. On a échangé sur la façon dont on voyait la préparation physique, la manière dont on voyait notre collaboration... Je pense que l'on peut amener encore d'autres choses aux joueurs.

Et puis, on peut tout de même commencer à travailler sur l'effectif. On l'a déjà fait, avec les recrues qui sont annoncées (Khatchik Vartan et Matthieu Ugalde) et avec le renouvellement de certains cadres de l'équipe.

Trouver des joueurs qui ont connu le haut niveau 

Quels besoins vous semble avoir cet effectif ?

Aujourd'hui il y a un effectif qui est assez complet, mais qui comporte beaucoup de joueurs. Pour moi, il faut quelques locomotives dans ce groupe de joueurs, quelques joueurs qui ont connu le haut niveau. Et c'est important pour donner des repères et pour amener de l'enthousiasme à tout un groupe. Donc je pense que la signature de Mathieu Ugalde est une très bonne chose.  Après, je ne veux pas je ne veux pas trop parler de ça parce qu'ils ont eu une saison à boucler. Donc ce sont des choses que je garde entre les concernés, le président et moi. 

Le demi d'ouverture Matthieu Ugalde est l'une des premières recrues du SA XV. - AFP
Le demi d'ouverture Matthieu Ugalde est l'une des premières recrues du SA XV. © AFP - Thomas Samson

Vous avez aussi une expérience de formateur, avec vos postes d'entraîneur des Espoirs au Stade Français et au Racing. Vous allez vous en servir ?

Quand on a un budget qui est pas illimité, si on veut avoir des joueurs de haut niveau ça veut dire qu'on réduit le nombre de contrats pros. Ça peut fonctionner à partir du moment où on a une formation qui est forte, et donc des joueurs qui peuvent être utilisés immédiatement par l'équipe professionnelle. Donc c'est pour ça que j'ai demandé à avoir un regard sur ce qui est fait sur le centre de formation et sur les Espoirs.

Monter le niveau des Espoirs 

Aujourd'hui, les Espoirs jouent en joue en catégorie fédérale. L'important c'est de vite monter le niveau de cette équipe pour attirer les meilleurs jeunes. Je le conçois comme ça. C'est aussi le pari qu'on a fait à Oyonnax, en réduisant le nombre de contrats pros pour garder des joueurs de très haut niveau qui sont de fait un peu plus cher et de s'appuyer, pour la rotation et pour compléter le groupe, sur des Espoirs à fort potentiel.  C'est quelque chose que j'ai envie de transposer à Angoulême qui surfe sur le même modèle. 

Il y a des similitudes entre ces deux clubs ? 

Oui ce sont des clubs qui ont un passé professionnel assez récent. Oyonnax est la plus petite ville avec un club pro en France, Angoulême un budget qui, en comparaison avec les grosses écuries de Pro D2, est limité. Donc il faut être il faut être malin dans la façon dont on recrute et malin dans la façon dont on gère dont on gère un effectif. _[I_l faut être innovant entre autre dans notre approche de la compétition.  

La dernière journée de Pro D2, le weekend du 3 mai, ce sera Soyaux-Angoulême - Oyonnax, le week-end du 3 mai. Ca va être un peu particulier ? 

Quand j'ai signé à Oyonnax, mon dernier match avec Paris, c'était déjà contre Oyonnax. Donc je suis habitué à ce genre de situation. Non, ce n'est pas particulier en fait. Je suis à Oyonnax, j'ai quelque chose de très sympa à aller chercher avec Oyonnax. Donc là dessus il n'y a pas d'ambiguïté pas de sujet.  

Je vais regarder les matchs du SA XV, travailler sur le projet sur mes jours de repos. Mais le reste du temps, je suis centré sur la fin de saison et avec mon club et mon club aujourd'hui c'est Oyonnax.