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Rugby

Projet de l'Aviron Bayonnais : "les bases d'un très grand club"

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Par , France Bleu Pays Basque

L'Aviron Bayonnais a obtenu une avancée décisive pour sa "Cité des Sports". Le centre de performance devrait commencer à sortir de terre courant 2020 à Jean-Dauger. Un pas important pour le développement du club assure Pierre-Olivier Thoumieux, président du conseil de surveillance. Entretien

Pierre-Olivier Thoumieux est le nouveau président du conseil de surveillance de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro
Pierre-Olivier Thoumieux est le nouveau président du conseil de surveillance de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro © Radio France - Thibault Vincent

Bayonne, France

Le conseil municipal de Bayonne a adopté jeudi 5 décembre, à l'unanimité, le principe d'un bail emphythéotique administratif accordé à l'Aviron Bayonnais Rugby Pro sur une petite partie de la plaine des sports, au pied du stade Jean-Dauger. Ce vote va permettre au club de concrétiser enfin son énième projet immobilier.

Ce projet, intitulé "Cité des Sports", prévoit la création d'un centre de formation, des bureaux du club, d'équipements sportifs et d'espaces réceptifs. Il est la première étape primordiale au développement de l'Aviron Bayonnais affirme Pierre-Olivier Thoumieux, président du conseil de surveillance et de la commission immobilière spécialement créée à l'été 2018.

France Bleu Pays Basque : c'est une étape décisive qui a été franchie ?

Pierre-Olivier Thoumieux : Il reste du travail bien évidemment, mais c'est une très belle étape. Cela fait quasiment dix-sept ans que je suis au club, il y a beaucoup de projets dans les cartons, celui-ci aura eu le mérite d'en sortir et par le haut avec un vote auquel je suis attaché puisque l'intégralité du conseil municipal, quelles que soient les étiquettes, a voté favorablement pour ce projet là. 

Cela récompense un travail de seize mois de cette commission immobilière sur le projet. On ne peut que s'en féliciter. Il nous reste plus qu'à faire sortir ce projet de terre maintenant pour avoir enfin un centre de performance digne de ce nom, digne d'un club de Top 14.

C'est important aussi pour l'économie et pour le développement de l'Aviron Bayonnais ?

Il est primordial parce qu'on ne peut pas stagner aujourd'hui dans le rugby français, on a besoin d'avancer et avoir un centre de performance pour les jeunes de l'Aviron Bayonnais est très important. On se doit d'essayer de tout faire pour garder nos jeunes au club. 

Aujourd'hui, la concurrence est rude, on a des gens qui ont su développer déjà, ces dernières années, des centres d'entraînement et de formation extrêmement qualitatifs, sécuriser leurs jeunes, en attirer d'autres. 

Nous, pour l'instant, on essaie bon an mal an de retenir les nôtres,  mais force est de reconnaître qu'on a pas l'outil, on a pas les logements, on a pas les structures. Ce projet là regroupe tous ces avantages, donc on devrait à terme avoir les bases d'un très grand club du rugby français.

Et c'est important économiquement 

Pour l'instant on a des bureaux qui se situent dans des algécos, des salles de musculation qui se situent dans des algécos. On a un réceptif qui sert treize ou quinze fois par an dans une tente... qui a le mérite d'exister, mais qui n'est pas un outil qui nous permet de faire des séminaires, par exemple, donc ce n'est pas une source de recettes financières pour le club. 

Dans le nouveau projet on 1.500 mètres carrés pour attirer des séminaires qui pourront se faire toute l'année. On aura un site qui pourra fonctionner 12 mois sur 12 et non pas 13 jours par an, donc c'est actif pour l'Aviron Bayonnais dans le futur.

Maintenant, le principal écueil que vous devez franchir c'est le financement, vous allez devoir recourir à de l'emprunt ? Il y a quand même une prise de risque de l'Aviron dans ce projet ?

Honnêtement, je ne crois pas, pas tant que cela. Déjà parce qu'il y a une adhésion massive, on l'a vu par le vote d'hier (jeudi, ndlr) en mairie de Bayonne, mais au-delà je crois que le territoire adhère à ce projet là, la Région aussi, donc on a très probablement des ressources de ce côté là.

Au-delà de ces subventions potentielles, sans dire qu'on jette l'argent en l'air, quand on loue des algécos évidemment qu'on en est pas propriétaires et on a un outil qui ne convient pas, donc demain on aura un outil bien plus efficace dont on sera propriétaire. 

Il y a donc simplement un transfert de charges : ce que l'on donne aujourd'hui en loyers pour ces algécos sera demain utilisé pour rembourser les prêts. Je crois qu'on a un équilibre financier qui ne va pas être si compliqué que cela à trouver, d'autant qu'il y a une adhésion importante autour de ce projet.

La pose de la première, vous l'espérez pour quand ?

Je suis éternellement optimiste. Au mois d'août dernier, quand j'ai dit on va essayé de viser une délibération du conseil municipal de Bayonne avant les élections, et pourquoi pas au mois de décembre, certains m'ont dit c'est beaucoup trop optimiste. Force est de reconnaître qu'on y est arrivé.

Avec ce même optimisme, notre objectif avec cette commission immobilière est d'essayer d'avoir une première pierre pour l'intersaison, donc si possible dès le mois de juin de l'année prochaine. J'en conviens, cela nous laisse un peu de travail devant nous.

L'autre grand dossier c'est le stade, cela viendra plus tard ?

Le stade c'est l'étape 2 de l'évolution de Jean-Dauger. Il est clair que c'est un stade emblématique, il est clair aussi que pas grand chose n'a été fait dans les dix dernières années, depuis la couverture de la petite tribune (nord) et la création de la tribune sud.

On bricole à droite, à gauche, on a un stade qui nous convient, mais on a une piste d'athlétisme qui fait que l'on reste assez éloignés de la pelouse, et on plafonne à 13.500 places assises - 17.000 avec les pesages - mais à terme ce n'est pas un stade qui va pouvoir satisfaire les besoins et les nécessités qui incombent à un club de Top 14. 

Donc effectivement, il est urgent de se mettre assez rapidement sur le sujet. Mais là on ne parle pas des mêmes investissements donc il faut que l'on se mette autour de la table pour voir comment l'on finance un stade qui nous permettrait d'être compétitifs au plus haut niveau. Il faut que l'on s'y mette rapidement si l'on veut pouvoir atteindre cet objectif dans les 5-7 ans qui viennent.

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