Rugby

Rabah Slimani : "Ne pas se mettre la pression face au Canada"

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 30 septembre 2015 à 8:00

Rabah Slimani, auteur de son 1er essai tricolore lors de la Coupe du monde
Rabah Slimani, auteur de son 1er essai tricolore lors de la Coupe du monde © Maxppp

Le pilier droit du XV de France et du Stade Français Paris se méfie de l'équipe du Canada, accrocheuse face à l'Italie. Pour lui, le XV de France ne devra surtout pas se mettre la même pression que face à la Roumanie. Le jeune Francilien de 25 ans qui se remémore aussi ses débuts pro. Entretien.

*France Bleu : Le Canada est a priori un adversaire à la portée du XV de France? 

Rabah Slimani : Le  Canada a répondu présent contre l'Italie, les Canadiens ont failli gagner. Ils ont montré de très belles choses, surtout derrière. Il faut donc s'attendre à un gros match et il va falloir répondre présent demain soir.

"Il ne faut pas se prendre la tête. Je pense qu'on s'est mis un peu la pression avec cette équipe roumaine"

Vous avez eu du mal à entrer dans la partie face à la Roumanie. Que faut-il faire pour être d'attaque d'entrée?

Justement, je pense qu'il ne faut pas se prendre la tête. On s'est mis un peu la pression contre cette équipe roumaine. Donc, jeudi, il faudra plutôt attaquer ce match comme on l'avait fait contre l'Italie. Cela avait bien marché.

Rabah Slimani, de nouveau titulaire jeudi face au Canada - Radio France
Rabah Slimani, de nouveau titulaire jeudi face au Canada © Radio France - Arnaud Carré

"J'ai pris conscience que ça devait venir de moi et de personne d'autre"

Que de chemin parcouru pour vous, Rabah, depuis 2010 et vos premiers matches pro...

 Oui, c'est vrai. Je me souviens très bien de cette période, de mes débuts au Stade Français, c'était la Cité Universitaire pour les entraînements, le stade Charléty pour les matches, des matches un peu compliqués le soir, là-bas. Je ne jouais pas trop à cette époque-là et c'est là que j'ai pris conscience qu'il fallait que je me prenne en main, qu'il ne fallait pas que j'attende l'aide des autres. Cela devait venir de moi et je n'avais pas besoin de quelqu'un d'autre pour me pousser. Après, si je suis là aujourd'hui, c'est aussi grâce à cette équipe de Paris qui est là depuis le début, depuis l'histoire de la Facem où on a failli descendre (en 2011, la fondation canadienne devait venir renflouer les caisses du club mais n'a jamais versé l'argent. C'est finalement Thomas Savare qui sauva et racheta le Stade Français in extremis à l'été 2011) : nous sommes finalement tous restés,  c'est avec eux que j'ai grandi : l'an dernier, on était champion tous ensemble, cela a fini par payer et voilà, aujourd'hui, grâce à cela, j'ai pu goûter aux joies de l'équipe de France.

Un mot encore de Philippe Saint-André, le sélectionneur. Comment est-il au quotidien?On le sent très proche de ses joueurs, très tactile?

C'est sûr que quand on a vu la vidéo à la mi-temps de France/Roumanie...mais c'est aussi son boulot de nous remettre sur le droit chemin. Après, en dehors, il essaie d'être très très proche de ses joueurs, de leur parler au maximum pour les rassurer, pour être sûr que les joueurs sont prêts.

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