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Rugby

Régis Sonnes : "Quand le Stade Toulousain vous appelle, il n’y a pas besoin de beaucoup d’arguments"

vendredi 2 mars 2018 à 5:12 Par Damien Gozioso et Stéphane Garcia, France Bleu Occitanie

Régis Sonnes, ancien 3e ligne du Stade Toulousain (1993-97) va revenir au club la saison prochaine pour prendre en main l’équipe avec Ugo Mola. Pour l’heure, il est toujours en Irlande où il est directeur du rugby de l’Université de Bandon. Il livre à France Bleu Occitanie les raisons de son retour.

Régis Sonnes, directeur du rugby de la Bandon Grammar School (Irlande) avant de revenir au Stade Toulousain.
Régis Sonnes, directeur du rugby de la Bandon Grammar School (Irlande) avant de revenir au Stade Toulousain. © Maxppp - Maxppp

France Bleu Occitanie : Vous revenez au Stade Toulousain pour intégrer le staff la saison prochaine, dans quel rôle ?

Régis Sonnes : Je serai en charge du jeu d’avants et de la défense. Et puis, au même niveau qu’Ugo (Mola, le manager cette saison, NDLR), on aura en charge toute l’équipe professionnelle et tout son développement.

Comment les liens se sont renoués avec le Stade Toulousain ?

Ugo m’a appelé en novembre, et Didier (Lacroix, le président du club, NDLR) rapidement après. Nous avons discuté de pas mal de choses par Skype et par téléphone, puis nous nous sommes rencontrés en décembre au moment des fêtes de Noël et c’est à ce moment-là que cela s’est concrétisé. Après bien sûr nous avons continué à échanger.

Les discussions ont surtout tourné autour de comment travailler, et avec qui.

Et de quels arguments ont-ils usé pour vous convaincre ?

Déjà, quand le Stade Toulousain vous appelle, il n’y a pas besoin de beaucoup d’arguments ! C’est en plus un challenge excitant, avec des moyens extraordinaires et des joueurs fantastiques, il n’y a pas beaucoup à hésiter, c’est une opportunité rare. Donc ils n’ont pas eu beaucoup à pousser, les discussions ont surtout tourné autour de comment travailler, et avec qui.

Justement, comment travailler dans un staff à cinq (avec Ugo Mola, William Servat, Clément Poitrenaud et Jean Bouilhou), avec beaucoup de caractère ?

Du caractère, il en faut ! Puis les postes sont clairs : nous serons deux avec Ugo, assistés de William à la mêlée, je compte énormément sur lui et son vécu au Stade Toulousain, travailler en binôme sur son secteur pour profiter de son expérience. Puis Clément Poitrenaud et Jean Bouilhou seront avec les Espoirs, et aussi à notre disposition pour travailler avec l’équipe première. Donc la répartition est assez bien définie, et puis ça deviendra aussi naturel, au quotidien, chacun prendra sa place. J’aime bien travailler en équipe, m’entourer et avoir différents avis pour que tout le monde partage le projet.

Régis Sonnes (à g.) a porté le maillot du Stade Toulousain en même temps que son futur président Didier Lacroix, mais il l'a aussi croisé, ici en 1999 avec Agen. - AFP
Régis Sonnes (à g.) a porté le maillot du Stade Toulousain en même temps que son futur président Didier Lacroix, mais il l'a aussi croisé, ici en 1999 avec Agen. © AFP - François Guillot

Vous arrivez au Stade avec des idées de jeu, des volontés ?

Dans les discussions que l’on a eu ça a été rapide puisque j’ai joué par le passé avec Ugo et Didier. Et puis je sais ce qu’est le Stade Toulousain, sa volonté, son image et sa qualité de jeu. Et puis j’ai aussi été biberonné à ça au Stade Montois. Donc au niveau du jeu que nous voulons développer, c’est très clair, on sait où on veut aller.

Vous avez commencé à suivre plus attentivement le Stade Toulousain ces dernières semaines ?

En arrivant ici en Irlande, j’avais besoin de couper et de me régénérer donc j’ai regardé les matchs télévisés le week-end, des matchs du monde entier aussi en semaine. Et quand j’ai eu l’appel du Stade Toulousain, que je suivais, je m’y suis intéressé encore plus pour voir un peu mieux ce qui se faisait. J’ai donc ma petite idée puis j’ai aussi pas mal appelé Ugo, on a fait quelques analyses de matchs ensemble rapidement. Mais c’est vrai que là c’est encore un peu plus concret et ça donne un peu le coup d’envoi pour la saison prochaine.

S’occuper de la formation de jeunes, leur éducation en tant que directeur du rugby d’un collège c’était top, je me suis enrichi humainement, j’ai appris beaucoup de choses et je pense avoir progressé.

Il y a deux ans au moment de quitter l’UBB, vous parliez d’un mode de vie usant, vous partiez pour un projet de vie. Pourquoi alors faire aujourd’hui le chemin inverse ?

Tout simplement parce que j’ai récupéré ! J’ai bossé aussi, je suis plein d’énergie et je pense que je peux revenir en Top 14. J’avais besoin de faire une coupure, un break. Ce break a été magnifique, dans un contexte différent, amateur. S’occuper de la formation de jeunes, leur éducation en tant que directeur du rugby d’un collège c’était top, je me suis enrichi humainement, j’ai appris beaucoup de choses et je pense avoir progressé. Je ne vous cache pas que je me prépare aussi physiquement pour revenir en Top 14, pouvoir bosser convenablement au summum de mes capacités. Je me sens prêt à revenir pour assumer ce challenge.

Le Stade Toulousain est en plus de cela un club très exposé…

Oui, je verrai bien… Mais à l’UBB il y avait de la pression aussi, pour optimiser nos résultats en fonction de nos moyens. Donc de ce point de vue là, je ne me fais pas de soucis, je connais, ça ne sera pas une surprise.