Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Rugby

Rugby : alerte aux blessures graves avec un nouveau protocole pour les traumatismes

lundi 4 août 2014 à 22:27 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Un nouveau protocole concernant les traumatismes de jeu va s'appliquer dès la reprise des championnats.

Rugby : alerte aux blessures graves avec un nouveau protocole pour les traumatismes
Rugby : alerte aux blessures graves avec un nouveau protocole pour les traumatismes

Les commotions cérébrales, la grand’ peur du rugby français.  Barrage du top 14, au printemps 2014, Florian Fritz – trois-quart toulousain – sort sur KO. Il saigne abondamment, il est visiblement désorienté. Il revient pourtant en jeu avant d être finalement remplacé. Ces images ont fait le tour du monde et choqué le milieu du rugby et bien au-delà. La Fédération française et la Ligue nationale ont donc décidé de réagir . Le protocole médical a été renforcé et de nouvelles mesures entrent en  vigueur dès la reprise du championnat de Top 14 dans dix jours, de Pro D2 à la  fin du mois.

Lorsqu’ un joueur est touché, au sol, avec perte de connaissances ou troubles évidents on applique le premier volet du protocole, des questions sur son identité, le lieu où il se trouve, la date… Si le joueur est dans un état de trouble évident il est évacué pour un premier examen neurologique sur place. Là on va évaluer son état de conscience. L’examen au vestiaire décide du retour ou pas du joueur sur le terrain. En cas de commotion avérée le joueur est emmené pour examens complémentaires puis convoqué dans les jours qui suivent à un nouveau test neurologique obligatoire et plus complet afin de vérifier l’évolution du traumatisme.

Et c’est là que peut intervenir une interruption d‘activité du joueur prise par le corps médical et sans possibilité d’appel. Une décision qui peut être poursuivie jusqu’ à récupération complète. Par ailleurs, désormais, un joueur qui aura subi plusieurs commotions dans une saison ou en quelques mois fera obligatoirement l’objet d’un suivi fédéral pour savoir si son intégrité physique n’est pas durablement entamée voire si ses jours ne sont pas en danger. In fine on pourra désormais déclarer des cas de non aptitude au rugby. Il s’agit d’une vraie révolution dans le suivi médical des rugbymen de haut niveau qui pourrait être ensuite appliquée à tous les pratiquants.