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Rugby

VIDEOS - XV de France : Jacques Brunel ne voit pas "comment inverser la tendance en deux ans"

lundi 20 novembre 2017 à 20:17 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Invité de "La mêlée du lundi" de France Bleu Gironde, le manager de l'UBB a évoqué la victoire difficile acquise face à Agen samedi, mais également ses problèmes d'effectifs avant la réception de Brive le weekend prochain. Il a aussi fait par de son inquiétude au sujet du XV de France.

Jacuqes Brunel était dans les studios de France Bleu Gironde ce lundi.
Jacuqes Brunel était dans les studios de France Bleu Gironde ce lundi. © Radio France - Thomas Coignac

Bordeaux, France

La victoire face à Agen

"C'est une bonne chose de faite. On savait que cette équipe allait, de par leur position, devoir aller chercher des points un peu partout. Ils ont montré depuis le début de la saison qu'ils étaient des adversaires coriaces. Ils étaient en confiance après la victoire contre Toulon, nous on était handicapés. Donc, les conditions étaient réunies pour créer une surprise."

L'UBB a souffert pour passer l'obstacle agenais. - Radio France
L'UBB a souffert pour passer l'obstacle agenais. © Radio France - Justine Hamon

"Il faut retenir la qualité des Agenais, ils nous ont mis un essai de 80 mètres. Plusieurs fois ils avaient tenté des relances, là on a manqué de vigilance. Il y a aussi le fait qu'on ait baissé un peu de qualité dans les déplacements, dans l’organisation, sur les rucks. C'est vrai que les blessures ont compliqué notre tâche, puisque l'on prend un essai sur la mêlée de la blessure de Jandre Marais."

Quand on a été en danger, on a su retrouver le jeu que l'on veut pratiquer

"On n'a pas maintenu une qualité égale sur toute la partie. On n'a pas bien débuté, on leur a laissé l’initiative, on n'a pas été suffisamment costauds pour contrecarrer leurs plans. Ensuite, on a passé 20-25 minutes remarquables, et on n'a pas su reprendre la deuxième mi-temps de la même qualité. J'aurais préféré que l'on soit capable de rester au niveau de la fin de la première mi-temps, mais on a su se remettre en position de marquer, traverser tout le terrain pour aller marquer... C'est la preuve que notre période de moins bien était un problème de déconcentration."

"On est obligé de tenir compte de notre désorganisation dans les positionnements. Jean-Baptiste Dubié a fait trois postes, centre, arrière puis ouvreur. En n°10, il n'a forcément pas le bon positionnement, pas le bon rythme. Mais quand on a été en danger dans les 10 dernières minutes, on a retrouvé, même à 14, le jeu que l'on veut pratiquer."

Les problèmes au poste de pilier

"On a un effectif de huit piliers. A l'heure actuelle, on en a quatre sélectionnés, dont trois piliers gauche : Peni Ravaï avec les Fidji, Sébastien Taofifenua et Jefferson Poirot avec la France, ainsi que Lasha Tabidze, un pilier droit, avec la Géorgie. Plus un suspendu, Marc Clerc.

Jacques Brunel espère obtenir un retour anticipé de sélection du Fidjien Peni Ravai. - Radio France
Jacques Brunel espère obtenir un retour anticipé de sélection du Fidjien Peni Ravai. © Radio France - Justine Hamon

On a deux solutions : la première, piocher dans l'équipe espoirs, à qui il manque déjà Païva, qui joue déjà avec nous, et Tabidze. Les autres piliers espoirs, aujourd'hui, ne semblent pas apte à pouvoir jouer en Top 14. Certains, parce qu'il faut tout un processus pour les déclarer apte, dont des visites médicales qu'ils n'ont pas passées, d'autres parce qu'ils sont trop jeunes. L'autre solution, c'est que les Fidji nous renvoient Ravaï, ce que l'on a demandé. Il semblerait que, peut-être que ce soit possible, parce qu'ils ont suffisamment de joueurs capables de le remplacer.

Il nous manque en plus 12 joueurs derrière. C'est énorme. On accumule des handicaps. C'est un casse-tête pour la prochaine feuille de match, après Brive ça ira un peu mieux."

La situation au classement

"Pour le moment, il n'y a aucune raison de se voir beau. La situation aurait pu être encore meilleure, en cas de victoire à Toulouse. On aurait été troisième, et notre parcours, au lieu d'être bon, aurait été très bon. J’espère aussi que l'arbitrage va s'équilibrer un jour, puisque l'on dit que tout s'équilibre sur une saison."

Le XV de France en panne de victoire

"Je n'ai pas vu le dernier match, contre l'Afrique du Sud (ndlr : défaite 17-18, samedi au stade de France), juste des bribes à la fin de notre match. On sent qu'il y a une perte de confiance qui se créé automatiquement, puisque les défaites s'enchaînent. Il y a du doute, des joueurs critiqués. On a vu qu'une révolte s'était faite, mais elle s'est faite un petit peu dans le désordre, de manière individuelle."

"C'est inquiétant parce que le rugby français a besoin d'une vitrine forte, et l'équipe de France l'a toujours été. Je sais ce que c'est, j'étais dans un contexte de défaites, quand j'étais sélectionneur de l'Italie. Je sais ce que c'est de ne pas trouver la clé. Mais là on est au dessus, on représente la France. Tous les Français sont en train de regarder... Et là, ce n'est pas bon."

Jacques Brunel, sélectionneur de l'Italie, a connu une période de mauvais résultats. - Maxppp
Jacques Brunel, sélectionneur de l'Italie, a connu une période de mauvais résultats. © Maxppp - maxppp

"Je ne pense pas que la compétence de Novès soit en cause, il l'a montré à travers son parcours, il a aussi l'excuse des blessures. On n'arrive pas à créer les conditions de la victoire. Je ne sais pas si ce qu’il a voulu mettre en place est compatible avec les joueurs qu'il a. On a changé toute la charnière, avec la blessure de Camille Lopez. Mais je ne pense pas que changer de sélectionneur apporterait des résultats."

Inquiet pour 2019

"Aujourd'hui, on est obligés d'être inquiets avant la coupe du monde. On essaye des jeunes joueurs, ils montrent des qualités mais voilà. Je ne vois pas comment on peut renverser la tendance en deux ans. Le Tournoi sera un révélateur. Il y a des concurrents pour la coupe du monde dans le Tournoi, donc cela permettra de s'étalonner."