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Rugby - FCG : quatre raisons d'y croire et quatre raisons de douter

France Bleu Isère lundi 14 avril 2014 à 18:47

Le match contre Bayonne pourrait s'avérer décisif pour la maintien des Grenoblois.
Le match contre Bayonne pourrait s'avérer décisif pour la maintien des Grenoblois. © FCG - Jacques Robert

Samedi à 18h30 au Stade Lesdiguères, le FCG va jouer sa survie face à l'Aviron Bayonnais. Un match sous haute tension pour le staff et les joueurs. Voici cinq raisons de croire au maintien des Grenoblois et cinq choses qui peuvent faire passer quelques nuits blanches aux supporters isérois.

Les raisons d’y croire

La deuxième mi-temps de folie contre Montpellier Plus d’engagement, plus de liant et surtout un festival offensif. Le FCG a offert un visage conquérant lors de la seconde période contre Montpellier au Stade des Alpes. Une mi-temps exemplaire pour rattraper la première, catastrophique. Menés de vingt-et-un points à la pause, les Grenoblois sont revenus sur la pelouse complètement transfigurés. L’essai d’Andrew Farley les a directement mis dans le sens de la marche. Les Grenoblois ont ensuite multiplié les passes au large et la défense adverse a craqué à plusieurs reprises. Sur le reculoir, les Montpelliérains ont subi les impacts et Pierre Bérard a récolté un carton jaune pour un en-avant volontaire. Le coaching, notamment le replacement de Fabien Gengenbacher à l’ouverture, a apporté plus de dynamisme dans la ligne de trois quart des Grenoblois. Le FCG a finalement échoué à six points seulement de Montpellier mais a démontré qu’il pouvait rivaliser pendant quarante minutes avec le leader du Top 14.Grenoble sait toujours marquer C'est le paradoxe. Au cours de ses cinq défaites consécutives, le FCG a marqué davantage d'essai en moyenne que pendant le reste de la saison. Avant la désillusion contre le Biarritz Olympique à Lesdiguières 20 à 22, les Isérois avaient inscrit 1,2 essais en moyenne, contre 1,4 depuis. En revanche, c'est en défense que le bât blesse. Au cours de cette mauvaise série, le FCG encaisse en moyenne un essai de plus à chaque match que pendant le reste de la saison.Le maintien se joue à la maison C'est devant son public que le FCG va jouer sa survie en Top 14. Le Stade Lesdiguières, l'antre des Grenoblois, affichera sans doute complet samedi à 18h30 pour la réception de l'Aviron. Et malgré la mauvaise série actuelle, les fidèles supporters présents ce lundi à l'entraînement ne se faisaient guère de soucis pour ce match crucial.

Les supporters du FCG sont confiants

Un affront à laver C'était le 23 novembre dernier. Les Isérois, auteurs d'un match courageux à Jean Dauger, s'inclinaient finalement sur le fil 24 à 21 et décrochaient le point du bonus offensif. Insuffisant pour eux au regard des circonstances de match. Les Grenoblois reprochent à l'arbitre de la rencontre M. Marchat, de ne pas avoir signalé une cravate du Bayonnais Tialata sur Anthony Hegarty, mais aussi de ne pas avoir pénalisé la mêlée basque en fin de rencontre. Au coup de sifflet final, Fabrice Landreau ne décolérait pas. Nul doute que le souvenir de cette défaite jugée injuste motivera ses troupes.

Fabrice Landreau après Bayonne-Grenoble le 23 novembre 2013

Fabien Alexandre sonne la charge des Grenoblois ce samedi au stade des Alpes face à Montpellier - Aucun(e)
Fabien Alexandre sonne la charge des Grenoblois ce samedi au stade des Alpes face à Montpellier

Les raisons de douter

Les Basques ne leur réussissent pas Trois défaites en cinq rencontres face à des clubs basques, c’est le bilan pour le FCG cette saison avant de recevoir l’Aviron Bayonnais. La dernière en date a fait mal, lors de la 20e journée face à Biarritz. Depuis, les Grenoblois ont enchaîné quatre défaites de rang. Et à Bayonne, les coéquipiers d’Andrew Farley ont chuté deux fois cette saison. En Top 14 (24-21) et en Amlin Cup ( 37-6). De plus, les Bayonnais ont davantage l’habitude de jouer ces matches au couteau pour le maintien. L’an dernier, ils avaient bataillé et avaient finalement terminé huitièmes. Il y a deux ans ils avaient fini premier club non relégable devant Brive. Pour se rassurer, les supporters grenoblois peuvent se remémorer la défaite de l’Aviron à Montauban dans un match crucial pour le maintien (22-8), en avril 2010.Des dynamiques opposées Une pénalité à la 79e minute de l’ouvreur biarrot Dan Waenga a tout précipité. Ce 22 février fatidique, les Isérois tombent pour la première fois à Lesdiguières contre la lanterne rouge Biarritz. La défaite (22-21) a laissé des traces. Depuis, le FCG a enchaîné cinq défaites de suite, une série noire qui a plongé le club de la sixième à la dixième place. Invaincus à domicile avant le match contre Biarritz, les Isérois ont ensuite perdu à deux reprises au Stade des Alpes, face au Racing-Métro (défaite 26-13) et Montpellier (défaite 30-36). Quant aux matchs a priori abordables à l’extérieur contre Brive (31-6) et Oyonnax (40-13), ils se sont soldés par deux claques, bonus offensif à la clé pour les adversaires. Alors que les Bayonnais ont impressionés face au Stade Français à Anoeta, le FCG, lui, marque le pas.Le première mi-temps poussive face à Montpellier On appelle ça faire une mi-temps à l’envers. Face à Montpellier, le FCG a pourtant bien commencé la partie en mettant sous pression le MHR dans ses vingt-deux mètres. Et puis, plus rien. Pendant trente minutes, la machine montpelliéraine s’est mise en marche et a déroulé. Mis à part le secteur de la touche, Grenoble a été dominé dans tous les compartiments du jeu. Montpellier a été tout simplement plus puissant, plus rapide et plus joueur. De leur côté, les Grenoblois ont enchaîné les mauvaises passes et les fautes de main. Nicolas Mas a puni la mêlée grenobloise et François Trinh Duc a enfilé les points au pied. Dépassés, les Isérois ont encaissé vingt-sept points en quarante minutes, devant plus de 18.000 personnes médusées.Bayonne a des stars Avec 100% de réussite au pied et ses 24 points, Martin Bustos Moyano a été le grand artisan de la victoire bayonnaise face au Stade Français (24-19) samedi à Anoeta. L’homme aux 83% de réussite avec Montpellier la saison dernière revient en forme au meilleur moment. Et pourtant durant cet exercice 2013-2014 son taux de réussite a chuté à 69%. Mais, visiblement, l’Argentin a retrouvé les sensations avec ce 8/8 face aux Parisiens. “J’aime bien la pression,  c’est ma zone de confort” , confiait-il lundi à Sud Ouest. Tant mieux, car de la pression, il y en aura énormément samedi à Lesdiguières. Et attention, si les stars bayonnaises telles que Rokocoko, Spedding, Vaka ou O’Connor sont au rendez-vous, la soirée pourrait être compliqué pour les Grenoblois.

Reportage : Antoine Beneytou et Simon Van der Does.Édition : Jean-Luc Mounier et Benjamin Rieth.