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Rugby

Rugby féminin : l'Entente 53 espère profiter de l'effet "Coupe du monde"

jeudi 24 août 2017 à 17:03 Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne

Créée en 2009, l'Entente 53 ne compte qu'une quinzaine de licenciées dans toute la Mayenne, bien loin de leur homologues masculins. Mais avec la retransmission télé de la Coupe du monde féminine, la discipline espère attirer les filles.

Les joueuses de l'Entente 53 avec leur coach à Argenton (Indre) le 26 mars dernier.
Les joueuses de l'Entente 53 avec leur coach à Argenton (Indre) le 26 mars dernier. - DR - Facebook "Rugbygirls Entente 53"

Laval, France

Deux, voire trois millions de téléspectateurs sur France 2. Les rugbywoman du XV de France ont battu des records cette semaine lors du quart et demi-finale de la Coupe du monde en Irlande. Pari réussi, aucune chaîne historique n'avait encore diffusé un match de rugby féminin. "Avec ça, il faut que des filles viennent au club !", s'enthousiasme Aline, 27 ans, joueuse à l'Entente 53 depuis 2013.

Douze fois plus de licenciés hommes, rien qu'à Laval

Elle fait partie de la quinzaine de joueuses de l'équipe, une entente sur tout le département."Bon ce n'est pas beaucoup par rapport aux hommes, c'est sûr'", concède Michel Leroy, leur entraîneur. Il y a 180 licenciés, majoritairement masculins, rien qu'au Rugby Club Lavallois. Sans compter les équipes à Mayenne et Château-Gontier. Alors devant les audiences sur France 2, peut-on espérer le même décollage que le football féminin ? "Peu importe le sport, la féminisation est forcément un bon pas en avant, et avoir autant de monde devant la télé, c'est fantastique!", sourit Julia, 31 ans, joueuse depuis 2012. "C'est même devenu moins tabou les femmes qui font du sport", ose Michel Leroy.

Il n'y pas de sport féminin ou masculin.

Le rugby féminin se démocratise, selon Aline joueuse à l'Entente 53

Aline a commencé le rugby féminin à Villeneuve d'Ascq, près de Lille. "Le rugby féminin y était pas mal développé avec une bonne équipe. C'était plus simple pour franchir le pas", raconte-t-elle. "Moi ce sont plutôt les copains du club de rugby à Laval qui m'ont poussé à y aller, même si ça interroge toujours mes proches!", rigole Julia, 31 ans. Avec l'Entente, des filles de 18 à 42 ans, elles ne jouent qu'au rugby à 7, faute d'effectif. "Mais c'est pas plus mal, il y a moins de contacts, les filles n'aiment pas toujours ça, analyse Aline. Comme ça il y a plus de vitesse, de conquête, d'espace et c'est plus spectaculaire" conclut-elle.

Tous les ans, 2 à 3 femmes viennent garnir les rangs, "mais ça ne fait que combler les départs pour les études", déplore Aline. L'Entente stagne à une quinzaine de joueuses. Le club espère un effet "Coupe du monde" et recruter plus de licenciées à la rentrée, et pourquoi se développer comme le football féminin.

Reportage auprès des joueuses de l'Entente 53