Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Rugby

Rugby - Finale de ProD2 : Joël Rey de retour au Hameau, « je ne sais pas si c'est le destin ou le bon Dieu »

-
Par , France Bleu Béarn, France Bleu Pays Basque

Ce dimanche (14 heures) le stade du Hameau de Pau accueille la finale de ProD2 avec dans la peau de l'outsider face à Brive, l'Aviron Bayonnais. Le coach des avants, Joël Rey, va retrouver une ville et un stade qui lui sont plus que chers.

Joël Rey, l'entraîneur des avants de l'Aviron, va retrouver Pau et le Hameau.
Joël Rey, l'entraîneur des avants de l'Aviron, va retrouver Pau et le Hameau. © Maxppp - Frederic Lonjon

Pau, France

Quand, en mai 2017, Joël Rey a été nommé entraîneur des avants de l'Aviron Bayonnais, ses oreilles ont peut-être sifflé. Lui le Béarnais pure souche, pendant plus de trente ans à la Section Paloise comme talonneur, capitaine puis entraîneur, a trouvé un nouveau défi à relever au Pays Basque. Retrouver le Top 14, et de fait, la Section Paloise l'an prochain en s'imposant au Hameau serait pour lui le plus incroyable des scénarios.

France Bleu Béarn : Si on dit que votre équipe arrive en outsider sur cette finale, on se trompe ?

Joël Rey : Non ! Depuis le début de la saison nous ne sommes pas spécialement favoris, disons qu'on a fait une saison honnête. Depuis le quart de finale à domicile (remporté 32-26 face à Nevers, NDLR) l'objectif est atteint, maintenant c'est du bonus. Je dirais que maintenant on a des joueurs, et un staff, enthousiastes qui veulent jouer le coup à fond parce que quand tu as lutté pendant neuf ou dix mois pour quelque chose, c'est difficile de dire : "maintenant on met le frein à main". Cela donne des scénarios épiques comme pour notre demi-finale (victoire 38-34 à Oyonnax après avoir été mené 27-9 à la mi-temps, NDLR), mais le groupe est très joueur, ne s'est jamais posé de question, et c'est tant mieux. Pour moi l'Aviron c'est vraiment une équipe de phase finale.

À Pau on m'a toujours dit que ce que je faisais c'était normal, la suite logique »                
— Joël Rey

D'un point de vue personnel, c'est un joli pied-de-nez de vous retrouver au Hameau pour cette finale !

C'est rigolo c'est vrai, je ne sais pas si c'est le destin, le bon Dieu... Je n'ai pas d'explication. Dans la tête c'est vraiment un super sentiment, quand je suis parti je ne pensais vraiment pas revenir au Hameau pour une finale, au moment où j'ai réalisé ça m'a fait un grand boom dans le coeur, c'était un grand moment. Le public ça sera des Brivistes et des Bayonnais, mais pour moi au milieu, ça sera fabuleux d'être sur le stade où j'ai joué, où j'ai entraîné, c'est encore une intensité supplémentaire.

Revenir avec une équipe différente, un survêtement différent de celui de la Section, c'est comment ?

C'est vrai que quand j'ai commencé à Bayonne, c'était bizarre... Bon il reste le blanc comme couleur en commun entre les deux, heureusement ! Au fond, ça me laissait vraiment un sentiment différent, c'est difficile à expliquer avec des mots. Mais ce qui me plait aussi, c'est d'avoir réussi avec un autre club, revenir au même niveau que celui où je suis parti de Pau. C'est une fierté, ça me fait du bien parce qu'à Pau on m'a toujours dit que ce que je faisais c'était normal, la suite logique : joueur puis capitaine puis entraîneur... Aller me mettre en danger ailleurs et ramener une équipe à ce niveau, avec le staff et ces joueurs, ça fait du bien à la tête.

Joël Rey, époque paloise. - Maxppp
Joël Rey, époque paloise. © Maxppp - Sebastien Lapeyrere

Vous le disiez, vous en avez joué un certain nombre des finales d'accession... Qu'est-ce que vous en gardez, que vous partagez avec vos joueurs ?

La nuance c'est que les deux finales perdues (2012 et 2013), c'étaient des finales d'accession, ce n'était pas pour un titre. La première fois (en 2012, défaite face à Mont-de-Marsan 29-20, NDLR), on a construit dans la durée, on était un peu jeune et on s'est vu un peu beau. La fois d'après (en 2013, défaite face à Brive 30-10, NDLR) les Brivistes étaient déjà meilleurs à l'époque... Il ne faut pas se poser de questions, arriver en se disant que ce sera très difficile, c'est l'équipe qui tentera le plus et qui osera le plus qui réussira.