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Dossier : Coronavirus

Rugby : "frustrant, mais compréhensible" après l'arrêt des championnats amateurs

Après l'arrêt des championnats de rugby amateur, des présidents de clubs des Landes, du Pays Basque, du Béarn et de Bigorre se disent déçus, comprennent la décisions, mais s'attendent à des difficultés financières dans les prochains mois.

Aucun titre de champion de France ou de Ligue ne sera décerné cette saison
Aucun titre de champion de France ou de Ligue ne sera décerné cette saison © Maxppp - Sacha Da Lage

Une saison sans fin, un printemps sans bouclier à soulever. C'est ce que va vivre le rugby amateur. Après l'annonce vendredi, du bureau fédéral de la Fédération Française de Rugby, d'annuler la saison en cours à cause du coronavirus. "Aucun titre de champion de France ou de Ligue ne sera décerné au titre de la saison 2019–2020", précise le communiqué.

Pour ce qui est des montées et des descentes, la FFR a annoncé que les décisions seraient annoncées avant vendredi prochain, le 3 avril. "On est pendu à cette décision, reconnait Benoit August, le dirigeant de l'US Dax (2e de la poule 4 de Fédérale 1). On ne sait toujours pas si l'on va devoir rechausser nos crampons, en juin, plus tard, ou les ranger définitivement dans les placards [...] pour l'instant c'est le flou." Et pour cause, l'USD ambitionne de retrouver la Pro D2, et cette décision marque un arrêt dans le projet sportif du club, "même si ça ne le met pas en difficulté. On est obligé de réfléchir à plusieurs possibilités".

"Inquiet pour la prochaine saison"

"Avec ce que l'on est en train de vivre, le rugby est secondaire, indique d'abord Serge Milhas, l'entraineur de Saint-Jean-de-Luz (3e de la poule 4). J'ai eu certains garçons au moment de l'annonce et ils ne cachaient pas leur déception d'arrêter net une saison où tout le monde s'était investi." De la tristesse du côté de Yannick Vignette, entraîneur du Tarbes (3e de la Poule 3), qui évoque une décision juste : "ce n'est rien comparaît à la douleur des familles qui ont perdu des proches", ajoute le technicien du Stado. Qui se montre inquiet pour le futur.

Car pour tous les clubs, il faut déjà, malgré tout, penser à l'après. Et dans une période où les habituels partenaires des clubs sont aussi touchés par l'épidémie, les dirigeants l'admettent : il sera difficile voire impossible de mobiliser autant que ces dernières saisons sur le plan financier. "Chez nous, 60% du budget, ce sont les partenaires, précise Lionel Terré, président de Tarbes, par ailleurs patron d'une entreprise de BTP à Maubourguet qui emploie 200 personnes. Des gens qui vont devoir d'abord sauver leurs entreprises avant de penser à nous et aux loisirs"

Chômage partiel, en attendant...

Même son de cloche pour Eric Bonachera, co-président du SJLO. "Je serais très mal à l’aise d’aller solliciter des sous à des entreprises contraintes de licencier", exprime le dirigeant qui va essayer de terminer sa saison comme prévu initialement, avec un budget prévisionnel estimé à 750.000 euros, sans pouvoir compter sur les rentrées d'argent de la billetterie. En attendant, le président basque compte demander à tout son club de se serrer la ceinture. "Tous les gens que l'on défraie, joueur, entraîneurs, staff [...] on devra faire un effort si l'on veut pouvoir se relancer. Mais on en sortira grandi." Pendant ce temps, le club qui a 1,5 salarié a dû recourir au chômage partiel. 

Tout comme Tarbes, conditionné comme une équipe professionnelle. "Les joueurs, dont les trois-quart viennent à échéance après le mois de juin, sont couverts jusqu'à la fin de leur contrat, indique Lionel Terré. Plus nos deux salariés administratif, que l'on fera sans doute revenir dans l'été pour préparer la prochaine campagne." Se sont pas moins d'une trentaine de salariés à Dax, secteur sportif et administratif confondu, qui sont en chômage technique. 

C'est un sacré casse tête qui s'annonce pour les prochain mois dans le monde de l'ovalie. "Comme dans tous les secteurs, il y aura un avant et un après cette épidémie", lâche Yannick Vignette. "Mais en ce moment on va se recentrer sur l'essentiel, lutter contre la pandémie, et puis lorsqu'on aura la chance de se retrouver sur un terrain, tout le monde aura à cœur, et le temps pour fêter ça", conclue Serge Milhas.

Chez les pros ?

Le Top 14 et la Pro D2 sont suspendus jusqu'à nouvel ordre. Les présidents se creusent la tête en ce moment, réunis en trois groupes de travail différents. Le premier, chargé “d’analyser des scénarios de reprise des compétitions” et le second, dont la mission est “d’évaluer les impacts financiers et accompagner les clubs dans la gestion de la situation”, se sont déjà réunis cette semaine. Le troisième groupe s'occupe quant à lui de réfléchir sur les “dispositifs de régulation LNR” suite à la crise sanitaire actuelle.

À l'international,les quarts de finale de la Coupe d'Europe ont été reportés, et le Tournoi des six nations n'a pu aller jusqu'à son terme, avec notamment le report de France-Irlande.

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