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Rugby

Rugby : les Biarrots Hamdaoui, Arrate, Placines vers le Top 14, leur président Nicolas Brusque réagit

samedi 6 janvier 2018 à 20:13 Par Valérie Menut, France Bleu Pays Basque

Hamdaoui et Arrate seront Parisiens la saison prochaine. Placines, Toulousain. Le BO s'apprête à se séparer de joueurs clés alors qu'il se structure pour rejoindre lui aussi l'élite. Partagé entre fierté et impuissance à retenir ses cadres, Nicolas Brusque, le président du BO, s'exprime.

"A partir du moment où de grands clubs mettent leur dévolu sur certains de nos joueurs, on ne peut pas rivaliser" - Nicolas Brusque, le président du BOPB
"A partir du moment où de grands clubs mettent leur dévolu sur certains de nos joueurs, on ne peut pas rivaliser" - Nicolas Brusque, le président du BOPB © Getty -

Pays Basque, Pyrénées-Atlantiques, France

Fin novembre, l'arrière du BO Kylan Hamdaoui (23 ans) annonçait qu'il rejoindrait le Stade Français à la fin de la saison. Ce début de semaine, l'ailier Alex Arrate (20 ans) l'imitait. Et ce week-end, c'est le 3ème ligne et capitaine biarrot, Alban Placines (24 ans), qui a officialisé son départ pour Toulouse. Trois joueurs formés au BO, devenus des pièces maîtresses dans l'équipe, qui cèdent donc aux sirènes du Top 14, et ce alors même que le club ambitionne de retrouver l'élite. Le président biarrot, Nicolas Brusque est partagé entre fierté et déception. 

"Je ne vais pas dire que je saute de joie à l'idée que mes joueurs partent ; simplement parfois il y a des choix à faire sur des moments importants de carrière. Le fait que ce soient des jeunes joueurs issus de notre centre de formation, qui se sont révélés et qui sont devenus des joueurs cadres de notre équipe, bien sûr que quelque part on a un peu de mal à les voir partir.  Mais entre nous, je pense que c'est à la hauteur des ambitions de ces joueurs-là et de leur réussite, donc je ne peux pas aller contre ça. Je les accompagne pleinement dans leur choix".

"Il faut y trouver un côté positif : nos joueurs sont en vue cette année, ils ont acquis une maturité, prêts à relever le défi à un niveau supérieur, ce qui veut dire aussi qu'on est dans le vrai dans la construction de notre groupe et la formation biarrote. Le seul regret que l'on peut avoir, c'est que nous, nous sommes en Pro D2, et qu'à un moment donné, on ne peut pas rivaliser par rapport à tout ça. Pas encore en tout cas !"

On ne peut pas rivaliser... et ces joueurs ne peuvent pas attendre.

"C'est ne pas un problème spécifique à Biarritz, c'est un problème entre le niveau de Pro D2 et le niveau du Top 14, d'un point de vue rugbystique et financier (Biarritz affiche un budget de 10,8 millions d'euros, le 4ème de Pro D2, NDLR). A partir du moment où des grands clubs du Top 14 ont mis leur dévolu sur certains joueurs, on ne peut plus rivaliser. Même si on met un développement en place, on s'aperçoit que les joueurs veulent de suite, dès l'année prochaine, être en Top 14, et c'est normal.  Ils sont actuellement en pleine possession de leurs moyens, ils ne peuvent pas attendre 2 ou 3 ans avant de pouvoir (ou de vouloir) évoluer dans le haut du Top 14. Or c'est inconcevable pour nous de pouvoir penser que Biarritz sera dans le haut du Top 14 dès l'année prochaine. Notre politique se met en place pour qu'on arrive à être performant dans 3, 4 voire 5 ans, et ces joueurs ne peuvent bien sûr pas attendre tout ce temps-là. Maintenant je les accompagne à faire cela et on ne peut qu'en être fier ! Et on continuera à former. Et on continuera malheureusement à "s'en faire piquer" !