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Rugby

Rugby : les clubs français ne veulent pas d'un sélectionneur étranger à la tête du XV de France

vendredi 12 avril 2019 à 10:44 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Les clubs français sont opposés à 59% à l'idée d'un sélectionneur étranger pour le XV de France, a annoncé vendredi la Fédération Française de Rugby à l'issue d'une consultation marquée par une faible participation.

Bernard Laporte, le président de la FFR
Bernard Laporte, le président de la FFR © AFP - Glyn KIRK

C'est non ! Depuis mardi, la Fédération Française de Rugby (FFR) consultait électroniquement les 1.742 clubs français sur la possibilité de choisir un sélectionneur étranger pour le XV de France en vue de la Coupe du monde 2023, qui aura lieu en France. 

Faible participation

Les clubs français sont opposés à 59% à l'idée d'avoir un sélectionneur étranger sur le banc tricolore, selon les résultats du "référendum" proposé par la FFR et son président Bernard Laporte.

Cette consultation a été marquée par une faible participation (51%) : soit moins de 900 clubs ont donné leur avis. 

"Je respecterai ce choix" avait annoncé Laporte

"Je respecterai ce choix", a réagi le président de la FFR Bernard Laporte, qui avait pendant le Tournoi des six nations décevant des Bleus (4e) rencontré des entraîneurs étrangers afin de trouver un successeur à Jacques Brunel pour le cycle 2019-2023, après la Coupe du monde à l'automne au Japon.

Laporte était favorable à l'idée d'un sélectionneur étranger, ce qui aurait été une première pour le XV de France.

Un nom d'ici l'été

Il y a urgence, puisque le futur sélectionneur doit être nommé avant le Mondial, soit cet été, afin que les Bleus puissent aborder sereinement l'échéance. 

Fabien Galthié, libre depuis son éviction de Toulon il y a un an, n'a toujours pas dit s'il renforcerait le staff de Jacques Brunel en vue du Mondial. Pour en prendre les commandes ensuite ? Sa compétence technique est reconnue, mais son relationnel difficile en font un manager clivant et donc un pari très risqué. 

Laurent Travers et Laurent Labit, le duo à la tête du Racing 92, semblent intéressés même s'ils sont sous contrat jusqu'en 2021 avec le club parisien. 

Franck Azéma, le directeur sportif de Clermont, et Pierre Mignoni, le manager de Lyon, sont d'autres techniciens appréciés dont le nom circule.

Laporte a rencontré "les cinq meilleurs entraîneurs du monde"

Dans un entretien à Midi Olympique mi-mars, après un Tournoi des six nations  très décevant pour les Bleus, le président de la FFR Bernard Laporte avait déclaré avoir rencontré ceux qu'il considère comme "les cinq meilleurs entraîneurs du monde". L'ancien sélectionneur a refusé de donner des noms, mais celui du Néo-Zélandais Warren Gatland, qui vient de mener le Pays de Galles à un troisième Grand Chelem en une décennie dans le Tournoi des six nations, revient avec insistance. 

Les actuels sélectionneurs de l'Irlande Joe Schmidt et de l'Angleterre Eddie Jones, respectivement originaires de Nouvelle-Zélande et d'Australie, n'ont pour l'instant pas dit quel serait leur avenir à l'issue de la Coupe du monde au Japon à l'automne. Comme Gatland, ils sont en fin de contrat.

Mon seul objectif, c'est d'avoir le meilleur pour retrouver une équipe de France qui gagne" - Bernard Laporte 

La sélection française n'a encore jamais eu d'entraîneur étranger à sa tête. "Autant avant, on disait que ce n'était pas possible. Autant, aujourd'hui, c'est ouvert", a déclaré Laporte au Progrès. "Mon seul objectif, c'est d'avoir le meilleur pour retrouver une équipe de France qui gagne", a ajouté le dirigeant. 

Les Bleus n'ont réussi à gagner que deux fois lors du Tournoi des Six nations, enchaînant des prestations déprimantes qui ont fragilisé le sélectionneur Jacques Brunel à six mois d'une Coupe du monde au Japon ( du 20 septembre au 2 novembre) où les joueurs du XV se rendront sans certitudes. 

Brunel remplacé plus tôt que prévu 

Jacques Brunel devait à l'origine quitter son poste à l'issue du Mondial, mais Laporte avait en octobre indiqué que son ex-entraîneur adjoint resterait jusqu'en juin 2020 à la tête des Bleus. Le Tournoi l'a fait changer d'avis : "On a finalement convenu qu'il fallait basculer rapidement sur la Coupe du monde 2023 en France", a-t-il dit au Progrès.