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Rugby

Rugby: les joueurs de l'ASM prêts à s'adapter à un éventuel changement des règles pour plus de sécurité

vendredi 21 décembre 2018 à 17:45 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne

Le décès de 3 jeunes joueurs, Adrien Descrulhes, le junior de Billom, Louis Frajfrowski, le joueur d'Aurillac, et la semaine dernière Nicolas Chauvin, l'espoir du Stade Français, provoque une réflexion dans le monde du rugby. Les joueurs de l'ASM ne sont pas contre des changements de règles.

L'apprentissage du plaquage à l'école de rugby de l'ASM
L'apprentissage du plaquage à l'école de rugby de l'ASM © Radio France - Emmanuel Moreau

Clermont-Ferrand, France

Ils en parlent entre eux et ont évidemment été questionnés sur le sujet ce vendredi lors du point presse d'avant-match face à Toulouse. Morgan Parra ne s'est pas exprimé, en revanche l'entraîneur Franck Azéma et les joueurs désignés pour ce point presse, Camille Lopez et Benjamin Kayser, ont donné leur avis, même s'ils précisent tous que ce n'est pas à eux de décider

Après le décès de trois jeunes joueurs cette année, plusieurs modifications devraient être mises en place. D'abord la réforme de la catégorie Espoirs, où s'affrontent des joueurs de 18 à 22 ans, certains sortant tout juste d'un club amateur, d'autres bénéficiant d'un entraînement intensif depuis plusieurs années. La Fédération et la Ligue Nationale de Rugby ont également proposé de modifier la règle du plaquage. La ligne de plaquage autorisée descendrait des épaules à la ceinture, les plaquages à 2 seraient interdits et le placage tête contre tête serait plus durement sanctionné. Ces changements ne sont pas encore adoptés mais ils ont de forte chances d'être mis en place rapidement. 

Prêts à s'adapter, pour plus de sécurité

Coté clermontois, on suit ces évolutions possibles. Benjamin Kayser rappelle qu'il s'agit avant tout de drames humains, qui touchent les catégories de jeunes. Le talonneur de l'ASM a envie "que les jeunes trouvent que le rugby reste un sport magnifique dans lequel ils peuvent plonger sans même réfléchir une seule seconde.  Si les choses ont changé parce que ce n'est plus les mêmes gabarits et plus la même vitesse, on est prêts à s'adapter. Faisons des tests et on verra si ce sont des bonnes mesures".

Si j'avais eu des garçons, ma première envie aurait été de les mettre sur un terrain de rugby: Benjamin Kayser

Pour Camille Lopez, " ce n'est pas à moi de révolutionner les choses. Il y a des gens qui travaillent et qui vont prendre des décisions". Mais l'ouvreur de l'ASM reconnait aussi que "c'est un sport à risque et on sait que tout peut arriver". Pour autant, il n'a pas l'impression de prendre plus de risque sur un terrain que sur la route. 

Enfin Franck Azéma rappelle que "le rugby c'est un sport d'évitement mais aussi d'affrontement. Il y a les deux... Enlever le plaquage on n'est plus sur le même sport. En revanche, c'est comment le faire proprement et être précis sur chaque geste". Pour l'entraîneur de l'ASM, la principale question est d'abord d'apprendre comment bien plaquer dès l'école de rugby et de savoir lire les situations pour savoir se protéger.