Rugby

Rugby - Pro D2 : Dacquois et Montois, en avant !

Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne jeudi 3 septembre 2015 à 15:29

Le Stade Montois est ce vendredi soir à Perpignan. Dax attaque enfin dimanche face à Bayonne.

Troisième journée de Pro D2 ce vendredi soir, en direct à 19 heures sur France Bleu Gascogne, pour le Stade Montois qui se déplace à Perpignan. Les montois ont perdu leur deux premières rencontres , l’USAP vient d’atomiser Carcassonne. Le voyage en Catalogne est ardu et l’objectif est de ne pas rentrer à vide. D’autant que dans une semaine les gascons recevront à Guy-Boniface Colomiers, la bête noire  des montois.

Dimanche après-midi à 15 heures sur France Bleu Gascogne, la suite et l’entrée en lice de Dax qui va disputer sur son pré de Maurice Boyau, la première rencontre de sa saison avec quinze jours de retard sur le reste de la troupe. On sait les turpitudes de l’USD cet été pour attendre dans quel championnat elle serait inscrite. On entre désormais dans la réalité sportive. Et la question est simple : que pèse Dax ?

Le marathon de du Stade Montois

Vingt degrés sur la Plaine des Jeux. Temps idéal pour les sourires à Mont-de-Marsan. Les joueurs montois sortent de la collation préparée par le chef cuistot Alain Labarchède. Du solide matinal pour densifier l’entraînement qui va suivre. L’ambiance est tranquille. Le staff, d’ailleurs, dit ne pas être inquiet de la situation. Ni du programme. Perpignan ce vendredi soir, Colomiers dans une semaine, l’USAP, candidat au Top 14, les banlieusards toulousains, bête noire des landais. Pour l’heure, le Stade se traîne en bas de classement. Pas de quoi affoler pourtant la troupe étonnamment sereine et confiante. "On est tous partis pour un marathon" assure Rémy Hughes, pilier néo-montois qui connait son rugby.

On évoque le manque d’opportunités offensives décisives. Mazonnetto, ailier sage, retour au bercail après sa parenthèse paloise, tempère : "à Béziers, on lançait le championnat, face à Lyon il ne fallait pas se découvrir" . Sur le pré, le coach Laussucq valorise les combinaisons d’attaques par les centres. "Envoyer du jeu oui, mais pas n’importe quand ni comment" lâche le patron. Et de remettre sa troupe à l’ouvrage. En évitant de tomber les ballons.

Il n’y a pas le feu à la maison jaune et noire

Le travail est assidu et l’ambiance plutôt sereine. On pourrait croire à un début de crise après deux défaites, c’est bien mal connaître la bande et ses coaches qui tout en  assumant les carences constatées font apparaitre les aspects positifs. Du match à Béziers, il n’y a eu à retenir qu’un pack dominateur. De la défaite devant Lyon, il faut signifier l’omnipotence des avants en mêlées, fermées, ouvertes, dans le jeu au sol, dans la défense mais également dans les touches. Alignement probant avec Bost, Dargier et Brethous qu’il va falloir répéter en Catalogne.

Reste les défauts : si le demi-de- mêlée Manu Saubusse, a été exemplaire, au pied comme dans son jeu,  Mathy James, l’ouvreur, est apparu fébrile dans ses choix, et les ballons derrière, ne sont jamais arrivés dans le bon tempo. Ropate Ratu, l’ailier fidjien a été transparent quand il n’a pas mis son équipe en péril. Cabannes, Lucu, Mirande, Delaï ont défendu sans toucher de ballons propres. L’USAP a forte constitution, son pack a été terrible à Carcassonne. Perpignan a également buteur en or en la personne de son ex-biterrois d’arrière, Jonathan Bousquet, auteur de 28 des 38 points de son équipe. Avis.

Dax a beaucoup changé durant ces trois mois interminables

De président, de logique sportive, d’entraineur. Raphaël Saint-André est en charge des arrières, Pascal Furet des avants. Les deux ne connaissent pas Dax et n’ont jamais travaillé ensemble. Il va falloir qu’ils soient dans le ton rapidement. Devant, il y a un chantier. Maignien plus là, la première ligne est à rebâtir et se cherche un patron. La deuxième a été renforcée avec notamment les arrivées de deux double-mètres, Geronimo Albertario, argentin et Joseph Tuinau, samoan qui sera effectivement dacquois après la coupe  du monde. En troisième ligne, le « sucessfull »  afrikaner Van Lill parti à Bayonne, Coletta et Germain, la jeune classe, vont entourer Olivier August, capitaine courage.

La charnière est un autre chantier. On sait la nécessaire complémentarité et connivence entre 9 et 10. Il va falloir choisir parmi sept joueurs pour deux postes. Derrière, papy Bourret va faire de la résistance avec sa belle expérience. On lui associe les gamins dacquois, Bureytakiyaça et Pierre Justes, pas encore 45 ans à eux deux, avec Martin Prat, ex-palois de 26 ans, ou Julien Dechavanne de retour de Tyrosse. Premières sensations devant les bayonnais, deux matchs, deux victoires, eux, dont une à Albi demi-finaliste en mai. Les basques déjà plein de certitudes.