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Rugby

Rugby/Stade Français: pas "d'enfer" mais la galère

samedi 30 août 2014 à 23:35 Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris

Grosse désillusion pour le Stade Français samedi, logiquement corrigé 33 à 6, à Oyonnax. Les Parisiens qui présentaient, on l’avait dit, un effectif très remanié avec de nombreux jeunes joueurs mais aussi des plus anciens qui n’ont pas répondu aux attentes. D’où de nouveau la question d’un effectif trop limité pour jouer durablement le haut du tableau? Eléments de réponse.

Oyonnax/Stade Français et une lourde défaite, 33/6, pour Paris
Oyonnax/Stade Français et une lourde défaite, 33/6, pour Paris © Radio France

Le ciel était bleu pour une fois au-dessus de Charles-Mathon, ce samedi. Et pourtant, des nuages de doutes se sont amoncelés sur le Stade Français Paris, supplanté 33 à 6, à Oyonnax , lors de la 3e journée du Top 14. Une défaite logique marquée par 4 essais oyonnaxiens dont un doublé de l'ancien Toulousain Yves Donguy. Une défaite indiscutable avec d'excellents joueurs d'Oyonnax comme Donguy, Hansell Pule ou Wannenburg, même si l'on pourra regretter des difficultés d'arbitrage en mêlée de la part de Christophe Berdos. Mais ce que l'on regrette surtout aujourd'hui en fait, ce sont les errements des Parisiens et pas seulement de la part des jeunes, loin s'en faut, mais aussi de la part de joueurs dits expérimentés.

E Stade Français

On en prend 40, cela fait mal au c...comme on dit

En cause, tout d'abord, la mêlée, le point fort du Stade Français d'habitude mais ce samedi, complètement dominée par Oyonnax avec un joueur parisien particulièrement mis en difficulté: l'ancien Toulonnais Davit Kubriashvili, l'ombre de lui-même depuis son arrivée dans la capitale.

Stade français mélée

Et puis, il y a eu aussi de très nombreuses fautes de main, de gestion de match, une équipe qui perd le fil de son jeu, se trompe dans ses combinaisons: des erreurs de jeunesse comme les a qualifiées le troisième ligne Sylvain Nicolas.

Stade français Nicolas

Des fautes, après, pas si étonnantes que cela en première période (13/3 à la mi-temps) avec, on l'avait dit, un effectif très remanié où figuraient dans le XV de départ Monty Ioane, Matthieu Ugéna, 19 ans tous deux, et Vincent Mallet, 21 ans, lancés dans la grande découverte du Top 14 et du haut niveau. Ajoutez Hugh Pyle et Krisnan Inu qui doivent encore se familiariser avec leur nouveau club et leur nouveau pays; on notera d'ailleurs le rôle de Meyer Bosman, omniprésent pour leur parler, replacer les jeunes tout au long de sa partie.

On a été naif, avec des en-avant ridicules, une gestion de la fin de match catastrophique

Mais la fin de match où Parisse, Papé, Plisson et Tomas étaient rentrés interpelle également. Les en-avants ont été tout aussi nombreux, la défense toute aussi cahotique, les contres des Oyomen faisant mouche quasiment à chaque fois. Comment l'expliquer? L'entraîneur Gonzalo Quesada semblait à l'issue de la partie assez soucieux. 

Stade français Quesada

S'il n'y a pas péril en la demeure, après une victoire poussive il y a une semaine contre le LOU et une sévère défaite à Oyonnax, le Stade Français va vraiment devoir réagir le week-end prochain, à Jean-Bouin, pour retrouver de l'allant et de la confiance contre Bayonne.

Oui, cela montre quelques limites. On sera une grande équipe quand on pourra faire 2/3 changements sans baisser de niveau

Reste la question de l'effectif. Question inévitable au sortir de ce match. Pour Gonzalo Quesada, il n'y avait pas d'autres possibilités que de faire tourner pour ne pas user les organismes d'ici la coupure de novembre. Il y avait aussi le choix assumé de mobiliser et tester tout un groupe: si le staff a sans doute eu quelques réponses après les opportunités données à certains, l'entraîneur argentin a reconnu que le turn-over forcé expliquait en partie l'échec du week-end.

S Stade français

Renforcer l'équipe avec deux joueurs supplémentaires? Le président du Stade Français va devoir certainement y réfléchir de nouveau et ce, même si sur France Bleu 107.1, jeudi dernier, Thomas Savare déclarait que ce n'était pas à l'ordre du jour: son entraîneur ne semble pas tout à fait sur la même longueur d'onde même si Gonzalo Quesada a pris soin de rappeler que Paris jouait depuis le début de la saison avec une infirmerie au complet (une dizaine de joueurs encore aujourd'hui).

Et si le tableau dressé peut paraître noir, il n'y a pas non plus de drame à la maison pour reprendre une expression de Sylvain Nicolas. Le Stade Français pointe aujourd'hui à la 7e place du classement, à un point seulement du leader. L'an passé, on se souvient aussi de la déroute d'une équipe très remaniée à Castres, ce qui n'avait pas empêché les Parisiens ensuite de faire une excellente première moitié de saison; aujourd'hui, on parlera "juste" d'un premier avertissement sans frais.

Prochain match: Stade Français/Bayonne, samedi 6 septembre, à 18h30, en direct et en intégralité sur France Bleu 107.1.