Rugby

Rugby : Tyrosse au défi de la force basque

Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne jeudi 17 septembre 2015 à 16:58

Les tyrossais vont défier les angloys ce dimanche sur leur pré qui regarde l'océan. Derby "charnegou" entre basques et landais pour la suprématie en Fédérale 1.

En Fédérale une, troisième service ce dimanche en direct sur France Bleu Gascogne à 15h. Tyrosse qui enquille les victoires avec la manière sort à Anglet 4e à quatre longueurs. Court voyage sur la côte basque pour se confronter à une équipe qui du fond et un club qui a de l’histoire.

Dans « Midol » de lundi dernier, Sylvain Lapique faisait très justement remarquer qu’il n’y a qu’une seule division d’écart entre le bayonnais mondialisé Jo Rokoçoco, 68 sélections chez les Blacks et Jojo La Blaise, Joël Blaison, pilier d’Anglet, joueur amateur. Pour retrouver les vertus du rugby qui ne se prend pas la tête d’ailleurs il est urgemment recommandé de visiter le profil facebook des angloys. 

Club ambitieux

Mais si Anglet rigole dans son rugby, l’AORC progresse régulièrement. Champions du comité Côte Basque-Landes 1ère série en 1989, le club du Lapurdi est aujourd’hui en cannes pour jouer les premiers rôles en 3e division. Les bleus actuels sont héritiers il faut le dire d’une vieille tradition ovale qui remonte à 1910, date de la création des Lions Noirs de Blancpignon. Anglet a ensuite connu quelques mauvaises passes avant que de se restructurer pour en arriver à sa forme actuelle il y a 20 ans. Un club ambitieux désormais qui a récupéré il y a deux ans rien de moins que Sébastien Fauqué ouvreur et ancien artificier de La Rochelle. Anglet qui compte également Esteban Noriega, pilier, fils d’international argentin, Guillaume Tapie, talon formé au Stade Montois, Nicolas Belascain, ouvreur passé par Pau, ou encore Julien Saubade, ancien ailier-arrière de Dax, du Racing et du Stade Français, ex international à 7, 35 essais en 8 saisons de Top 14… de la crème ! Anglet c'est également 600 000 euros de budget, c’est à dire 150 000 de moins que Tyrosse, mais, on l’a vu avec Châlon châtié par les landais, Semisens ne craint pas les biographies épaisses.