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Rugby

Rugby - UBB | Entretien avec Emile Ntamack : "Il y a beaucoup d'attente"

vendredi 21 août 2015 à 12:46 Par Léo Rozé, France Bleu Gironde

Émile Ntamack, l'ancien international français et nouvel entraîneur des arrières de l'Union Bordeaux Bègles, se confie avant le premier match du Top 14. L'Union reçoit Castres samedi au stade Chaban-Delmas à 18h30.

Emile Ntamack fera ses grands débuts avec l'UBB samedi à Chaban-Delmas.
Emile Ntamack fera ses grands débuts avec l'UBB samedi à Chaban-Delmas. © Radio France - Yves Maugue

Vous êtes impatient à l’idée de débuter le Top 14 samedi contre Castres ?

Oui, il y a de l'impatience, les choses sérieuses vont commencer. Il y a beaucoup d'attente. Le public de Chaban sera là. On voit les supporters à l'entraînement. Ils nous disent qu'ils comptent sur nous. On leur dit la même chose (rires). J'espère que les garçons ont conscience de la tâche qui les attend. Elle n’est pas insurmontable, elle est difficile. On est ambitieux face à Castres, le contenu va être important. C'est toujours bien de commencer la saison par une victoire. Si on doit signer pour une petite victoire, on le fait. Ça nous permettrait de continuer à travailler. Mais on va quand même s'attacher au contenu.

Où vous en êtes dans la préparation. Vous sentez le groupe prêt ?

Chaque semaine c'est de mieux en mieux. Quand on fait des changements, c'est jamais facile. Il y a les habitudes, l'histoire des joueurs, du club ... il y a des choses qui ont fonctionné. Donc il faut faire un changement intelligent. Comme dit si bien Raph (Raphael Ibanez, manager de l'UBB, ndlr ) "ce n'est pas une révolution, mais une évolution". L'idée est d'apporter des touches au fur et à mesure. Les joueurs comprennent de mieux en mieux leur rôle sur le terrain. Il y a encore des loupés mais c'est normal, ça fait partie du jeu. Les matchs de préparation à Bayonne et La Rochelle (victoires 34-16 et 19-14) nous ont conforté dans nos choix. Maintenant, les choses sérieuses arrivent.

Après une saison galère, Castres démarre une nouvelle ère avec l’arrivée de Christophe Urios venu d’Oyonnax. Castres, c’est un peu l’inconnu cette saison ?

Castres, c'est pas l'inconnu. Le management d'Urios devrait être le même que celui qu’il avait à Castres (entraineur des avants entre 2002 et 2005, ndlr ) et qu’il a amené à Oyonnax. On peut s'attendre à un jeu assez similaire. Même si là, il a un potentiel supérieur à Castres. C'est toujours costaud, notamment dans la conquête, le défi et la puissance des joueurs. Derrière il y a de la vitesse avec beaucoup de vélocité. Et ils ont une bonne charnière. Il faudra faire preuve de toutes nos forces du moment pour s'imposer à la maison. Il y a danger dès samedi.

Ça fait un mois et demi que vous êtes l’entraineur des arrières de l’UBB. Qu’est-ce que vous pensez de votre groupe ?

J'avais vu l'UBB, je m'étais fait une idée sur le jeu et les garçons. Ce sont des joueurs capables de tout mais dans les deux sens, un peu à mon image à une certaine époque (rires). On essaye de gommer les côtés plus faibles de l'UBB, le déchet qu'il peut y avoir. Il y a une volonté d'entreprendre donc c'est normal qu'il y ait du déchet. Il faut égarer moins de ballons en route, ça fait partie des priorités de ce début de saison. Des fois c'est compliqué de faire simple. Le but est de redéfinir des solutions prioritaires, de simplifier le jeu, avec une orientation de course un peu différente. On essaye de faire des choses plutôt simples, mais de bien les faire.

Qu’est-ce que vous retenez de la préparation d’avant-saison ?

Il y a eu du sérieux, de la bonne humeur et beaucoup d'envie. On a apporté quelques changements qui ne sont pas radicaux mais un peu surprenant pour les joueurs. Ca a cassé leurs habitudes. Mais on a senti une volonté d'aller de l'avant, de ne pas être réfractaire à ces changements. Ils ont commencé à se les approprier. Les semaines sont de mieux en mieux, on sent de plus en plus de cohérence. C'est pas un jeu pensé pour eux mais les joueurs adhèrent donc ça nous conforte à apporter régulièrement des touches d'innovations.

En attendant l’arrivée des internationaux, vous débutez le Top 14 avec un groupe quasiment inchangé par rapport à la saison dernière. C’est un plus ?

C'est plus facile en terme de cohésion, de connaissance, de communication en interne... Ça fait partie des choses sur lesquelles on doit s'appuyer. Même si on n'a pas encore d'automatismes parfaits, le fait de bien se connaitre doit nous aider. L’absence de gros changements dans l'effectif nous apporte cette cohésion.

Vous allez retrouver Chaban-Delmas, c’est un stade que vous connaissez bien …

Oui, j'y ai joué pas mal de fois. En junior, en cadet, en pro ... Des demi-finales de coupe d'Europe, de championnat. Pour moi, ça reste un grand stade magnifique. Je garde mes yeux de jeunes quand je le vois. J'ai toujours plaisir à prendre ce long couloir qui n'en finit pas. Même si c'est pas toujours pratique pour rentrer aux vestiaires (rires). Parmi les mauvais souvenirs, il y a la demi-finale perdue avec Toulouse contre le Munster en 2 000. Elle reste difficile à avaler. Maintenant l’UBB doit s'approprier le stade, il faut essayer d'en faire un bastion.