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Rugby

Sadek Deghmache (USAP) attend son heure,"en profitant au maximum"

mercredi 5 septembre 2018 à 17:24 Par Cyrille Manière, France Bleu Roussillon

Le jeune demi-de-mêlée découvre le Top 14. Après deux apparitions avec l'USAP et une passe de génie à Agen, Sadek Deghmache nous livre ses premières impressions et ses ambitions pour la saison. Avant la venue du LOU, le Cérétan d'origine clame toujours son amour pour Aimé-Giral.

Sadek Deghmache veut continuer de grandir avec l'USAP
Sadek Deghmache veut continuer de grandir avec l'USAP © Maxppp - Michel Clementz

Perpignan, France

À 23 ans, Sadek Deghmache est déjà double champion de France : en 2017 avec les espoirs de l'USAP et bien sûr en 2018 en PRO D2. Son ascension se poursuit avec désormais des apparitions en Top 14 avec le club catalan. Lors des deux premiers matchs, profitant de la blessure de David Mélé il est entré en cours de jeu contre le Stade Français dans un contexte très compliqué mais aussi à Agen. Lors de ce match, il a eu ce coup de génie qui a permis à Enzo Selponi de marquer un essai, une longue passe qui a atterri dans les bras de l'arrière usapiste (voir vidéo en bas de l'article).

Sadek Deghmache, cérétan d'origine, catalan au plus profond de son âme, espère croquer un maximum de temps de jeu cette saison. Il veut bien sûr continuer de progresser en travaillant très dur comme il sait le faire, et humblement, tel qu'il est, en attendant naturellement son heure. Il se confie à France Bleu Roussillon avant la venue de Lyon à Aimé-Giral, "ce stade qui a une âme".

En Top 14, le jeu est plus propre et plus fluide, c'est un régal."

France Bleu Roussillon : Ça s'annonce compliqué contre Lyon, mais l'USAP a vraiment besoin d'une victoire maintenant pour lancer sa saison...

Sadek Deghmache : Ça lancerait notre saison, c'est sûr. Ça confirmerait aussi tout le travail qu'on a pu effectuer en amont. Il y en a eu beaucoup. Ce serait une petite récompense quand même. De toutes façons, on ne joue que contre des grosses équipes. On a vu face au Stade-Français que la moindre erreur se payait très cher. Une erreur c'est un essai. Donc, l'engagement qu'on a pu mettre à Agen est vraiment le minimum qu'il faut fournir à chaque fois. Il va falloir le faire tous les week-ends et même encore plus que ça.

FBR : L'équipe se met-elle progressivement en "mode maintien" ?

SD : On est les promus donc forcément on doit se mettre dans cette position. Il faut qu'on se lâche, qu'on se dise qu'on n'a rien à perdre et donc qu'on donne tout ce qu'on a. On doit batailler au maximum.

FBR : Personnellement, vous découvrez vraiment ce haut niveau, quelles différences pouvez-vous déjà constater entre PRO D2 et Top 14 ?

SD : Ça tape plus fort. Ça va vraiment plus vite que la PRO D2. À mon poste, il faut vraiment exploiter la vitesse au maximum, c'est ce qui fait la différence entre les deux divisions. Tu le sens vraiment très vite cet écart quand tu rentres sur le terrain. Quand tu rentres en cours de jeu, les premières actions te mettraient presque dans le rouge tellement ça va vite, tu perds un ballon il se retrouve tout de suite en bout de ligne. Il n'y a pas de répit, il faut tout faire à fond.

FBR : Après, quel est le ressenti personnel de jouer à ce niveau ?

SD : C'est très excitant, on a tout fait pour atteindre ce niveau. Donc tout cet engagement est très sympa à vivre. Du coup, cette vitesse dans le jeu aussi. C'est un régal car le jeu est propre, c'est beaucoup plus fluide.

FBR : Vous êtes le plus jeune au poste de demi-de-mêlée et dans la hiérarchie derrière Tom Ecochard et David Mélé. Quels objectifs personnels vous êtes-vous fixés ?

SD : Je ne vais pas me mettre de pression mais dès que j'ai du temps de jeu, je veux donner le meilleur de moi-même et je serai satisfait si j'y arrive. Bien sûr qu'en arrivant à ce niveau, on a envie de se montrer. David Mélé est arrivé cette saison, c'est un très bon joueur qui m'aide beaucoup aux entraînements et il y a toujours Tom (Ecochard), qui en plus est capitaine, donc ça va être compliqué de jouer régulièrement, mais je le savais. Dès que j'ai la chance d'avoir du temps de jeu, il faut que j'en profite au maximum et que je fasse bien tout ce qu'on me demande.

"Prendre cinquante points à Aimé-Giral, une fois mais pas deux ! C'est chez nous, ce stade a une âme."

Sadek Deghmache : "Ce stade Aimé-Giral a une âme" - Maxppp
Sadek Deghmache : "Ce stade Aimé-Giral a une âme" © Maxppp - Zebulon Nog

FBR : Est-ce une année pour progresser en accéléré?

SD : On veut toujours progresser et on peut toujours être plus performant, plus technique, plus rapide. Ce championnat exige que tu progresses plus rapidement. Et, bien sûr, quand tu progresses t'as forcément envie d'avoir plus de temps de jeu pour montrer ça. 

FBR : Personnellement, vous êtes-vous imposé une préparation spéciale en pré-saison ?

SD : Oui, je me suis focalisé à fond sur ce qui est "cardio" parce que je savais que le Top 14 demandait plus en intensité. J'ai vraiment travaillé la vitesse et l'explosivité pour essayer de répondre aux critères du championnat. Je savais que le Top 14 exigeait ces qualités mais ça m'a quand même étonné de constater à quel point. Donc, je me suis vraiment préparé en amont, je me suis entraîné sur la longue distance, plus courte distance. Bon, ça tombe bien, j'aime ça, mais ce sont aussi des sacrifices. Mais il faut en passer par là. 

FBR : Vous ne cachiez pas votre enthousiasme de jouer déjà en PRO D2 à Aimé-Giral, alors ça fait quoi de jouer dans ce stade en Top 14 ?

SD : (Grand sourire) Ah, c'est excitant, c'est encore un rêve qui se réalise de rentrer à Aimé-Giral en Top, c'est magnifique. Malheureusement pour le premier match contre Paris ça ne s'est pas bien passé et on était forcément déçus. Il y avait certes une très grosse différence, mais 50 points dans les dents à la maison ça fait mal. Mais c'est aussi ce qui fait progresser et se remettre en question. Pour l'orgueil, ça fait très mal car c'est à Aimé-Giral, c'est chez nous, dans ce stade qui a une âme avec un public merveilleux donc forcément on ne veut pas que ça se reproduise. Une fois, OK mais pas deux !