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Dossier : Coronavirus Covid-19

Section Paloise : "Si on joue trois matchs à huis-clos, au quatrième on est mort" prévient Bernard Pontneau

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé ce mardi la fin de la saison sportive 2019/2020 en raison de l'épidémie de coronavirus, le président de la Section Paloise, Bernard Pontneau, regarde déjà devant, en espérant pouvoir éviter les huis-clos en septembre prochain.

Bernard Pontneau se projette sur la saison 2020/2021 qu'il espère voir démarrer en septembre.
Bernard Pontneau se projette sur la saison 2020/2021 qu'il espère voir démarrer en septembre. © AFP - Gaizka Iroz

La saison 2019/2020 de Top 14 est terminée. Elle s'est en fait terminée fin février, au soir de la 17e journée et d'un succès 19-15 de la Section Paloise face à Montpellier. Une victoire permettant aux Béarnais de sortir de la zone rouge... et finalement d'achever cet exercice tronqué à la 12e place. Édouard Philippe a sifflé la fin de la partie ce mardi après-midi devant l'Assemblée nationale, lors de son discours de présentation du plan de déconfinement, il a également annoncé la fin des saisons sportives, renvoyant à septembre prochain - au plutôt -  la possibilité de se retrouver dans un stade. Une décision logique pour le président de la Section Paloise.

France Bleu Béarn : on se dit que le Premier ministre n'a fait qu'entériner une décision que tout le monde attendait, c'est votre sentiment ?

Bernard Pontneau : oui on attendait effectivement cette décision officielle, elle est actée par le Premier ministre. On avait déjà réfléchi à cette fin qui nous semblait non seulement inéluctable mais aussi logique, en commençant à réfléchir à des scénarios pour la saison 2020/2021, des scénarios pour l'instant qui ne sont pas encore sûrs, et qui conditionnent l'économie de notre sport.

Quel est le scénario privilégié à l'heure actuelle ?

Je pense qu'il faut de la prudence, et cette prudence nous oblige à travailler sur un scénario classique de démarrage de saison au 6 septembre, comme c'était normalement planifié. Cela handicape, c'est certain, ceux qui avaient bien joué en cette saison 2019/2020, et qui voulaient quelque part cet acte symbolique de jouer des phases finales en août...

Le huis-clos c'est économiquement la mort de notre sport

Bon, maintenant parlons plutôt de la suite, la saison qui arrive, à condition que l'on puisse s'entraîner collectivement en août, d'une part, et d'autre part que l'épidémie ne reparte pas à la hausse entraînant des matchs à huis-clos en septembre. Parce que les huis-clos, c'est économiquement la mort de notre sport. Tous les clubs, et je dis bien tous, on fait leurs comptes : si en septembre on joue trois matchs à huis-clos, au quatrième on est mort, on n'a plus de quoi payer le bus. Toute la complexité est là, et tous les dirigeants dans leur solidarité y travaillent.

Cette période rappelle combien l'économie du rugby est fragile...

Complètement, et il y a notamment un chiffre à retenir : 15%, c'est la valeur du montant des droits TV dans un club, et ça suffit pas du tout à payer les salaires, vous le comprenez bien. Ce qui fait le rugby, c'est le lien social et sociétal entre une équipe et des supporters, des abonnés et des partenaires très fidèles, il faut bien le comprendre et en avoir conscience. On a des clubs ancrés dans les territoires, notre économie c'est de se retrouver le samedi avant, pendant, et après les matchs, et si ça disparait, il n'y a plus d'économie, c'est fini, dépôt de bilan. Donc encore une fois en ce moment on travaille tous ensemble à des solutions pour éviter ce genre de catastrophe qui pourrait nous arriver en septembre ou à plus long terme.

Est-ce que le rugby n'a finalement pas perdu du temps au début de la crise à tenter de reprendre au plus vite ?

C'est mon point de vue... Mais bon, on ne peut pas le reprocher à certains, en tête du Top 14 ou de la ProD2, qui dépensent beaucoup de temps, d'argent et d'énergie à faire de belles saisons. Quand vous sentez s'approcher le Graal que vous pouvez peut-être décrocher après autant de transpiration, c'est excessivement frustrant quand ça s'arrête, c'est difficile de demander de tourner la page brutalement. Mais vous savez, un dirigeant, un président, son économie le rattrape vite, et maintenant on met les bouchées doubles. La vie d'un président de club en confinement c'est quatre à huit heures par jour en visio, et c'est pas fini !

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