Rugby

Serge Blanco : "Un petit bonhomme au pied de l'Everest"

Par Yves Maugue et Arnaud Carré, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque et France Bleu jeudi 15 octobre 2015 à 19:20

Serge Blanco, vice-président de la Fédération Française de Rugby.
Serge Blanco, vice-président de la Fédération Française de Rugby. © Radio France

Serge Blanco est intervenu à l'occasion de la conférence de presse du XV de France ce jeudi à Newport. Le vice-président de la Fédération Française de Rugby affirme croire aux chances de l'équipe de France samedi contre la Nouvelle-Zélande, "parce qu'on est Français".

France Bleu : A quoi pensez-vous quand on vous dit France-All Blacks ?

Serge Blanco : En fait, ça me rappelle des matches extraordinaires mais aussi d'autres d'une banalité affligeante. Ce qui ressort, c'est qu'il y a toujours eu du respect entre les deux pays. 

Vous y croyez pour ce quart de finale ?

Bien sûr que j'y crois. Aujourd'hui la France est un petit bonhomme qui arrive au pied d'une montagne qui s'appelle l'Everest. La France doit arriver en haut de l'Everest pour savoir si le point de vue qu'on lui a décrit est bien le plus beau point de vue et pour savoir si la vue est dégagée ou pas. Voilà pourquoi j'y crois. Il n'y a aucune raison qu'on ne puisse pas créer quelque chose de fort pour notre nation de rugby.

Il y avait peut-être un chemin plus facile à prendre.

Il y a des précédents, il faut s'appuyer dessus ?

Il faut occulter le passé. Il y a aujourd'hui une page à écrire, une histoire à inventer et cela commence par respecter l'équipe qui sera en face. Ça commence par beaucoup d'humilité, savoir qu'il y avait peut-être un chemin plus facile à prendre, analyser nos forces et nos faiblesses. Nous devons être capables de dire : est-ce qu'on en a envie et est-ce que cette envie est assez féroce pour nous faire faire le mètre nécessaire ? où va se retrouver notre générosité légendaire ? Je suis persuadé que, comme on est français, on aura les ingrédients pour réaliser quelque chose de fort. 

Attaque-t-on l'Everest en tongs ?

Ce n'est pas très gentil pour les joueurs. C'est un manque de respect envers eux. Aujourd'hui, les joueurs ont besoin d'avoir un objectif et au-delà du fait qu'ils veulent être champions du monde, ça passe par des combats et des matches de rugby. Et ces matches se précipitent parce que le chemin espéré n'est pas celui que l'on prend. Mais parfois on devient efficace en empruntant d'autres chemins grâce à une envie commune. Alors que ce soit en tongs ou avec des crampons, ce n'est pas important. Si on n'est tous soudés, je suis sûr qu'on peut y arriver.