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Rugby

Stade Français| Interview: "la pression que j'ai, c'est qu'ils ont été champions sans moi" nous dit Sylvain Nicolas

jeudi 27 août 2015 à 19:06 Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris

Il est enfin de retour. Tout comme Hugo Bonneval, le troisième ligne du Stade Français Paris Sylvain Nicolas va retrouver une place de titulaire ce week-end, à Brive. Enfin. Après huit mois sans jouer, touché toute la saison dernière par des déchirures au mollet à répétition. Retour sur une saison gâchée, une de plus, mais avec l'envie de prouver encore et toujours qu'il a sa place à Paris.

Sylvain Nicolas, interview en toute transparence
Sylvain Nicolas, interview en toute transparence © Radio France

A chaque fois prometteur... à chaque fois, la blessure. De celle qui vous empêche d'enchaîner, de gagner du temps de jeu, de montrer l'étendue d'un talent certain. Tel est jusqu'à maintenant le destin de Sylvain Nicolas. Mais à 28 ans, après huit mois sans jouer, victime de déchirures au mollet à répétition, le troisième ligne du Stade Français espère enfin avoir laissé tous ces pépins physiques derrière lui .  Rencontre avec un joueur sincère, que l'on sent touché derrière la carapace, mais prêt à rebondir. Encore et toujours. 

"Aller à Brive, c'est génial" - Sylvain Nicolas

Quand il se présente, ce jeudi, face à la presse, le regard est franc, le ton fort et clair. Un ton donné quand il lâche : "vous rigolez tous mais allez à Brive, oui, c'est génial" (...) j'avais la banane toute la semaine , ça fait du bien ". Sur cette seule phrase, vous comprenez toute la détermination de l'homme, toute sa frustration aussi d'avoir passé les trois-quarts d'une saison en costume, dans les tribunes. "Quand tu passes une ou deux saisons galère, t'es content de jouer tous les matches. Ca te fait réfléchir" ajoute le troisième ligne parisien. 

stade français Nicolas heureux

"Je me fais un peu petit pour revenir tout doucement" 

Et les galères, l'ancien Berjallien, longtemps présenté comme le futur grand troisième ligne de l'équipe de France, en a eu sa dose. Après deux saisons compliquées à Toulouse, où on ne lui laissa guère sa chance, il choisit de rebondir à Paris, en 2013. Là, les blessures s'enchaînent, lui laissant peu de temps pour montrer l'étendue de son talent. Résultat : 11 matches la première saison, 8 seulement l'an passé, 18 minutes déjà cette saison , avant une titularisation à Brive, samedi. Et si Sylvain Nicolas ne souhaite pas trop s'attarder sur les causes de ces blessures au mollet à répétition (un facteur de plusieurs choses, dit-il), il espère avoir enfin laissé tous ces ennuis derrière lui. "C'est vrai qu'on peut douter. C'est compliqué quand toute l'année, on va à la salle de muscu, on n'est jn'mais avec les mecs, on n'est jamais des déplacements. Content de revenir. On ne peut pas dire honnêtement que je sois fatigué par les deux dernières années ". 

stade français Nicolas la blessure

"Ils ont été champions sans moi. Ils n'ont pas besoin de moi pour être champions"

Un joueur lucide aujourd'hui : il sait que le temps lui est compté. Il n'a plus qu'un an de contrat encore avec le Stade Français pour faire ses preuves. Pendant que lui se soignait, deux joueurs ont explosé au plus haut niveau l'an passé à son poste: Antoine Burban et Raphael Lakafia. "La pression que j'ai, c'est celle-là, c'est qu'ils ont été champions de France sans moi, ils n'ont pas besoin de moi pour être champions. Bien sûr que je pense à ma dernière année de contrat mais la pression, c'est plus de ce côté-là ".

stade français Nicolas la pression

Un joueur heureux pour ses potes du titre de champion de France mais qui ne se sent pas champion lui-même. "Ca ne m'a pas empêché de faire la bringue mais quand on joue pas, t'es en costume dans les tribunes. (...) Après le titre, on va sur le terrain, on ne sait pas trop où se placer. Fêter quoi? Tu joues pas au rugby, ça fait ch.. ."

stade français Nicolas titre

Et pourtant, à 28 ans, on est sûr d'une chose : le talent, c'est comme le ski, ça ne s'oublie pas, ça ne se perd pas. Et du talent, après des années de blessures, Sylvain Nicolas en a à revendre. Première étape : samedi soir, à Brive.