Rugby

Stade Français | ITW Clément Daguin : "quand je rentre, j'ai à coeur de montrer cette envie, cette fougue"

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris vendredi 25 mars 2016 à 16:30

Clément Daguin, demi de mêlée du Stade Français Paris
Clément Daguin, demi de mêlée du Stade Français Paris - ©stade.fr/photo Stéphane Hamel

Invité de Stade Français & Co ce jeudi : le demi de mêlée du Stade Français Clément Daguin, qui devrait se voir offrir sa première titularisation de la saison ce dimanche, à Toulouse, après déjà neuf feuilles de match en Top 14 et des entrées de quelques minutes pas forcément faciles à gérer.

Rencontre cette semaine dans Stade Français & Co avec Clément Daguin, le demi de mêlée du Stade Français de 23 ans, formé à Paris, passé par le PUC, prêté l'an passé à Massy pour s'aguerrir et acquérir du temps de jeu, lui qui cette année compte 9 feuilles de match en Top 14 mais pas encore une seule titularisation. Sans doute, sauf surprise, la première sera pour Toulouse, dimanche, à l'occasion de la 19e journée de championnat. Une certitude : à chacune de ses entrées en jeu, même pour quelques minutes, le joueur donne tout et montre un certain culot. Et à 23 ans, c'est un jeune homme au phrasé posé mais déterminé que l'on retrouve, sûr enfin d'avoir enfin le bon choix de revenir dans son club, le Stade Français.

"J'ai bossé dur pour rester accroché au wagon"

Le prêt à Massy?  Cela a été très intéressant et très formateur. (...) J'ai pu jouer pas mal de matches et faire du temps de jeu. Cela m'a donné de la confiance, c'était vraiment l'objectif de faire du temps de jeu, de récupérer de la confiance et revenir pour postuler avec d'autres arguments." explique Clément Daguin sur le choix de passer une année en prêt à Massy, alors en Pro D2.

Le retour au Stade Français. "Je savais que cela allait être dur car il y a, cette saison particulièrement, beaucoup de concurrence, on était quatre demis de mêlée, en étant toujours "le petit jeune". Ce n'est pas évident. Après j'ai, je pense, bossé dur et suffisamment pour essayer de rester accroché au wagon et j'ai eu l'occasion de faire quelques bouts de match. Et quand on me donne ma chance et que cela sourit un peu, cela fait plaisir". Clément Daguin qui, à plusieurs reprises, a dû rentrer pour 4 minutes de jeu voire même 2 minutes (contre Brive) : "il y a un peu de frustration, c'est vrai que quand on rentre pour 2,3,4 minutes, on ronge son frein, c'est un peu dur. Là, contre La Rochelle, j'ai pu jouer 20 minutes, cela fait beaucoup de bien à la tête surtout. On a l'impression de servir à quelque chose quand même." (...) "Quand je rentre sur le terrain, il y a un peu cette envie, cette frustration qui se transcrit en culot avec à coeur de montrer que j'avais cette envie, cette fougue"

"Quand je rentre sur le terrain, il y a un peu cette envie, cette frustration qui se retranscrit en culot avec à coeur de montrer que j'avais cette envie, cette fougue"

Des regrets d'être revenu? "J'avoue que je me suis posé pas mal de questions et c'est vrai que je me suis demandé si j'avais fait le bon choix. Petit à petit, cela a été un peu plus clair dans ma tête et maintenant, je suis persuadé que j'ai fait le bon choix. Ca va beaucoup mieux qu'au début de saison. J'en ai pas mal parlé avec Julien Dupuy, qui me donne beaucoup de conseils, cela fait du bien, il m'a un petit peu rassuré, cela fait plaisir aussi. Il m'a dit que ça allait sourire, que lui, il est toujours au niveau mais il commence à prendre un peu d'âge...sans lui manquer de respect (rires) et qu'il n'allait pas pouvoir assurer tous les matches sur les saisons à venir" (...) "Etre appelé tout le temps le petit jeune, cela ne me dérange pas, c'est normal, mais bon, faut quand même passer à autre chose...cela vient avec le temps de jeu. Quand on ne nous voit pas souvent, qu'on ne fait que quelques apparitions, on est appelé le petit jeune".

Les études? Un BAC S en poche avec un an d'avance, Clément Daguin a toujours concilié le rugby et les études, une nécessité pour lui : "je suis rentré un peu tard dans le circuit, à 19-20 ans au centre de formation du Stade Français mais mes études, j'ai toujours donné une bonne importance à cette partie-là. Je ne sais pas si cela m'apporte quelque chose dans le rugby mais en tout cas, ça m'apporte quelque chose dans la tête. On a des cours et cela fait du bien de penser un petit peu à autre chose et d'avoir d'autres centres d'intérêt.

La famille Daguin, c'est rugby. Un sport qui se pratique de père en fils (ils sont trois : le grand à Bobigny, le petit actuellement au PUC), "cela représente beaucoup, c'est vrai, dans la famille" (...) on se soutient tous mais personne ne met de pression l'un sur l'autre, chacun vit son truc à son niveau et même si mon père est passionné, il est juste fier de ses enfants, il ne met aucune pression." (...) je crois que j'avais cela dans le sang, il y a quelque chose de spontané, d'inné. Quand je suis sur le terrain, je me sens bien."

L'intégralité de notre entretien avec Clément Daguin au micro France Bleu 107.1

Stade Toulousain/Stade Français à vivre en direct et en intégralité sur France Bleu 107.1 ce dimanche, à partir de 21 heures.

Les infos en plus? Jono Ross prolonge

L'infirmerie déborde...mais devrait se vider avant Leicester. Toujours blessés : Van der Merwe, opéré du genou, Emmanuel Felsina blessé au mollet, Sergio Parisse victime d'une élongation, petite élongation aussi pour Geoffrey Doumayrou, Waisea toujours blessé aux cotes, Jono Ross, poignet touché même si c'est moins grave que ce qu'on craignait dans un premier temps, il ne sera pas présent ce dimanche. Absent encore Antoine Burban, protocole commotion cérébrale. Même chose pour Djibril Camara et Sylvain Nicolas, sortis sur k-o. contre La Rochelle. D'ailleurs, à ce propos, notez cette expérimentation menée actuellement en Australie : un prototype de bandeau est testé, un bandeau doté de capteurs qui a été mis au point par des chercheurs et permettrait de transmettre en temps réel les chocs à la tête et leurs conséquences aux médecins, entraîneurs ou aux arbitres. Quant à Hugo Bonneval, fiévreux toute la semaine, il est incertain pour dimanche. Aled de Malmanche a lui quelque petits pépins musculaires pour reprendre l'expression de Gonzalo Quesada.

Des vacances pour trois Internationaux. Rabah Slimani, Alexandre Flanquart et Jules Plisson ont bénéficié d'une semaine de vacances. Retour à l'entraînement dès mardi.

Quatre semaines pour Sakaria Taulafo. Sakaria Taulafo a été suspendu ce mercredi pour 4 semaines suite à un plaquage cathédrale lors du match face au Racing 92. Quatre semaines et le pilier va donc manquer malheureusement le quart de finale de Champions Cup face à Leicester, puisqu'il ne sera requalifié que le lendemain de la rencontre, le 11 avril. Adrien Buononato et le Stade Français sont quant à eux convoqués le 6 avril après le "chronogate", l'affaire du chrono arrêté pour une pénalité que Morne Steyn ne pouvait tirer mais non remis à zéro.

Jono Ross à Paris...jusqu'en 2020. Le troisième ligne sud-africain a annoncé ce vendredi la bonne nouvelle : il prolonge à Paris et s'est même engagé jusqu'en 2020 avec le Stade Français. A 25 ans, le joueur est l'un des plus en vue et régulier de l'effectif parisien depuis deux saisons. Son premier contrat arrivait à terme en juin 2017. Signature aussi d'un contrat Espoir de deux ans pour le deuxième ligne de 19 ans Marvin Woki.

Trois joueurs supplémentaires en Champions Cup. Les joueurs supplémentaires pour le quart de finale de Champions Cup entre Leicester et le Stade Français sont, pour Paris,  Aled de Malmanche, Craig Burden et Rémi Bonfils. Côté Leicester : Riccardo Bugnara, Michael van Vuuren et Jean de Villiers ont été ajoutés.