Rugby

Stade Français/Stade Toulousain: le poids de l'avenir, le choc à récrire

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région samedi 22 mars 2014 à 6:00

Slider Stade Français Stade Toulousain
Slider Stade Français Stade Toulousain © stade.fr - stade.fr

Paris/Toulouse, l'affiche est connue des amateurs de rugby et pourtant, elle retrouve cette année un parfum oublié depuis longtemps: celui des phases finales. Un point seulement sépare les deux clubs aujourd'hui alors que le quatrième du Top 14 reçoit le cinquième, le tout au Stade de France et sous les yeux de plus de soixante-cinq mille spectateurs. Du jamais vu cette saison en France.

Près de soixante-dix mille spectateurs attendus au Stade de France, cet après-midi, record d'affluence bien sûr pour un simple match de championnat cette saison.

Le choc des Stades attire les foules...comme avant?

Un record qui forcément fait penser aux grandes heures des Stades, quand la capitale défiait le Capitole au début des années 2000, quand Paris et Toulouse laissaient des miettes aux autres clubs de rugby français, entre 1994 et 2004. Mais là s'arrête la comparaison avertit tout de suite le demi de mêlée du Stade Français, Julien Dupuy .

Son Stade Français Dupuy 1

Un gros match...comme les autres

Un match, Julien Dupuy le dit, qui permettra tout de même de savoir où en est le Stade Français cette sason, "de voir si de bonne équipe, Paris est passée au statut de grande équipe" , elle qui doute un peu après trois revers au cours des quatre dernières rencontres (à Clermont, Brive et Montpellier pour un succès étriqué contre Oyonnax). Un match qui dessinera aussi et surtout le visage des qualifiés pour les phases finales alors qu'à cinq journées du dénouement, un seul point sépare les Parisiens, quatrièmes, des Toulousains, cinquièmes. Pourtant, toute la semaine, on s'est échiné dans la capitale à dédramatiser l'enjeu . A l'image des propos tenus jeudi en conférence de presse par l'arrière international Hugo Bonneval.

Son Stade Français Bonneval

Montpellier, Clermont, Toulon: Paris a effectivement déjà reçu de gros calibres du championnat et gagné contre eux, mais à chaque fois, cela s'est passé à Jean-Bouin, le stade fétiche désormais des soldats roses avec dix victoires en dix rencontres. Julien Dupuy a d'ailleurs volontiers reconnu qu'il aurait préféré défier Toulouse à Jean-Bouin plutôt qu'au Stade de France.

Surpris par la fraîcheur du groupe

Après, même avec McAlister, Clerc, Médard, Picamoles en face, le Stade Français est loin de s'avouer vaincu et ce, même si son capitaine Sergio Parisse, blessé, manquera cruellement. Les Parisiens ont en tout cas fait les efforts pour s'imposer aujourd'hui. Contrairement à la majorité des autres équipes et notamment de Toulouse, les joueurs n'ont ainsi pas bénéficié d'une semaine de vacances pour renforcer un peu plus la cohésion du groupe. Le retour des Internationaux français a également fait du bien pour la bonne humeur de l'équipe, explique l'entraîneur Gonzalo Quesada.

Son Stade Français Quesada

Enfin, comme pour déjouer les nombreux pronostics annonçant déjà la défaite parisienne, les supporteurs ont eux noté un signe: le 22 mars 2008. Ce jour-là, il y a donc exactement six ans, le Stade Français recevait le Stade Toulousain au Stade de France. Score final: 29/0.

Stade Français/Stade Toulousain version 2014, c'est à vivre en intégralité sur France Bleu 107.1, dès 15 heures.