Rugby

Stade Toulousain - Antoine Guillamon : "C'est Toulouse qui décidera"

Par Frédéric Chapuis, France Bleu Toulouse lundi 2 mars 2015 à 20:40

Antoine Guillamon sur la pelouse du stade Ernest Wallon en août 2012
Antoine Guillamon sur la pelouse du stade Ernest Wallon en août 2012 © Maxppp

Le Stade Toulousain se déplace à Oyonnax vendredi (20 h 45) en ouverture de la 19e journée de Top 14. Une affiche inattendue dans le haut de classement (Toulouse est 5e avec 4 points d'avance sur l'USO, 8e), qu'Antoine Guillamon regardera dans les tribunes du stade Charles Mathon. Blessé aux cervicales, le pilier prêté à Oyonnax est toujours sous contrat avec Toulouse jusqu'en juin 2017. Entretien

Blessé aux cervicales et opéré dans une semaine (lundi 9 mars), Antoine Guillamon ne jouera pas contre le Stade Toulousain vendredi en ouverture de la 19e journée de Top 14. Le pilier droit, prêté depuis plus d'un an à Oyonnax, est toujours sous contrat jusqu'en juin 2017 à Toulouse où il est arrivé à l'été 2012.

France Bleu Toulouse : Antoine, est-ce que vous rejouerez au Stade Toulousain la saison prochaine ?

Antoine Guillamon : A l'heure actuelle, je n'ai pas de réponse claire. J'ai encore deux ans de contrat à Toulouse mais je ne peux pas vous dire si je serai à Toulouse, à Oyonnax ou ailleurs la saison prochaine. La seule certitude, c'est que je suis toulousain pour l'instant.

Vous avez des contacts avec le Stade ?

Oui, Oui. On m'a parlé. On m'a fait part de beaucoup de choses. On m'a demandé comment je me sentais à Oyonnax. Comment s'est passé mon intégration et ce que je pensais faire.

Et du côté d'Oyonnax, avez-vous des pistes ?

On m'a déjà tendu quelques perches. On m'a clairement dit qu'ils aimeraient me garder. Après ils veulent savoir ce qui se passe avec Toulouse. Après comme j'ai déjà dit, la décision, ce n'est pas moi qui l'ai. Voilà c'est Toulouse qui décidera.

Vous souhaitez être fixé quand ?

Le plus rapidement possible serait le mieux.

Parlons du match entre Oyonnax et Toulouse vendredi. Quel est le secret de l'USO qui a quasiment assuré son maintien en Top 14 et peut viser le haut de tableau ?

Le secret ? Les gens de la région vous diraient que c'est le travail, l'humilité et je suis d'accord avec eux. C'est vrai qu'on n'a pas de stars mais on est tous logé à la même enseigne. On bosse énormément et ce qui nous pousse aussi c'est la région, les supporters ...

Et Christophe Urios, votre entraîneur qui a annoncé très tôt dans la saison son départ pour Castres. On aurait craindre un relâchement derrière mais pas du tout ?

Non car la philospohie de l'équipe c'est "On a un job à faire". On est des hommes de paroles et on assume ce qu'on a dit et on essaie de tenir nos promesses. C'est la marque de Christophe Urios qui sera Oyonnaxien jusqu'à la fin de la saison pour tenir nos objectifs. 

Comment préparez-vous la venue de Toulouse ? Quel est l'état d'esprit ?

Très sérieusement comme pour toutes les grosses équipes. On espère les mettre en difficultés après on connaît la qualité des toulousains. Gagner contre Toulouse à la maison, ce serait un exploit.

La défaite du match aller (20-19) est-elle oubliée ?

On l'avait en travers de la gorge sur le moment parce qu'on estimait qu'il y avait de l'injustice. Comme tout challenger, quand tu sens que tu peux gagner et que sur une dernière action, tu estimes qu'il y avait quelque chose, forcément tu l'as en travers de la gorge. Maintenant, il s'est passé beaucoup de choses depuis. Surtout Toulouse a montré un autre visage et on craint sa venue. 

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