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Rugby

Stade Toulousain : transferts, contrats, doublons, Ugo Mola se confie au Club XV

mardi 31 octobre 2017 à 0:19 Par Paul Ferrier, France Bleu Occitanie

Au lendemain de la défaite à La Rochelle (37 à 21), Ugo Mola, le manager toulousain, a accepté de répondre aux questions de France Bleu Toulouse. Retour sur le match de La Rochelle, sur les transferts et les renouvellements de contrat. Sur son rôle d’entraîneur aussi. Entretien.

Ugo Mola en conférence de presse
Ugo Mola en conférence de presse © Radio France - Luc Brisson

Toulouse, France

Après la défaite à La Rochelle ce dimanche, Ugo Mola nous a donné rendez-vous au Stade Ernest Wallon. Sur le programme officiel, ce devait normalement être un jour de repos pour les joueurs et l’encadrement. Mais beaucoup de rouge et noir étaient quand même au stade et au travail ce lundi.

Club XV : Bon, il n’y a pas eu de miracle à La Rochelle, ils sont au-dessus ?

Ugo Mola : Oui, je crois que nous sommes tombés sur un adversaire qui nous est supérieur dans pas mal de secteur. Et que malheureusement les moments clés, les faits de jeux, ont tourné en leur faveur malgré le fait que statistiquement, ce soit quasiment à l’équilibre. Mais ils ont eu ces fulgurances sur deux ou trois actions qui leur ont permis de marquer assez facilement.

à réécouter Club XV

En même temps cette année, un déplacement à La Rochelle, on n’y mets pas une croix en disant : "on va y faire un résultat ?"

Je ne suis pas sûr que l’on fasse des croix plus particulièrement sur des endroits. On a été dans des déplacements compliqués, à Toulon ou à Brive, c’était des matchs à l’extérieur plutôt délicats que l’on avait bien négociés. Celui-là, il se joue sur deux faits de jeu assez marquant. Et sur un manque évident de munitions en deuxième partie de match, où l’on n’arrive plus à mettre la main sur le ballon.

C’est le premier match cette année où le Stade Toulousain ne ramène pas au moins un point.

C’est décevant. On est tous déçu, l’ensemble de l’équipe. Il y avait beaucoup de déception parce qu’on a répondu quand même présent dans l’engagement physique. Malheureusement sur quelques erreurs, on le paye cash.

On est tous déçu, l’ensemble de l’équipe.

Ugo Mola vous le redoutiez, on y est. Depuis le début de la saison, à chaque fois que l’on vous dit que la dynamique est plutôt bonne, vous répondez "attendez, il y a les doublons internationaux". C’est maintenant et on se dit que, par exemple pour le match de l’UBB qui arrive, Toulouse n’est pas forcément plus touché par les absents. Cette année ce sera mieux ?

En tout cas on joue un adversaire ce week end qui est tout aussi impacté que nous. C’est un match qui est important pour nous, surtout après un match contre La Rochelle où on avait mis beaucoup d’ingrédients pour revenir avec des points. On revient avec zéro donc il faut être en mesure de gagner le prochain et rompre avec la dynamique pseudo négative d’avoir perdu deux matchs d’affilé.

Elle vous inquiète toujours autant cette période internationale ? C’est paradoxale parce qu’il y a moins de joueurs appelés au Stade Toulousain, ce qui est une mauvaise nouvelle, mais en même temps, cela vous permet d’avoir un effectif plus complet.

Après c’est l’état psychologique de l’effectif qui compte. L’impact d’une sélection sur le moral quand tu es un jeune sélectionné, c’est super positif. Quand tu n’es pas pris alors que tu es un habitué des sélections, il peut y avoir un effet négatif. Donc il faut gérer tout ça, c’est notre job. Par le passé, on a eu des internationaux qui sont restés au club et qui n’étaient pas forcément psychologiquement présents, parce qu’ils ont pris un gros coup sur la tête.

On a quelques dossiers chauds qu’on aimerait valider très rapidement.

Quelques joueurs ont re-signé des contrats ces dernières semaines, et vous ?

On en est pas là ! L’intérêt, c’était de restructurer le club. On est passé par des étapes très compliquées parce que dans un premier temps, malheureusement, il fallait se priver de pas mal de monde et renouveler un certain nombre de joueurs. Et maintenant, on est dans la phase de reconstruction avec des arrivées, des recrues qui pèsent. Il reste encore quelques postes sur lesquels on a une vraie marge de progression. A la fois parce qu’on a de jeunes joueurs et parce qu’il nous manque quelques leaders à certains postes. Donc l’idée, c’est de ne pas bouleverser l’effectif dans les années à venir. Et forcément après, se posera la question du staff et du reste. Donc là, on doit travailler avec nos hommes forts, on doit travailler avec notre formation et on doit travailler, déjà, avec les recrues de demain. On a quelques dossiers chauds qu’on aimerait valider très rapidement.

Lesquels ?

Au poste de centre parce qu’il y a quelques départs annoncés (Fritz retraite ? Yann David à Castres, ndlr). Il faudra forcément remplacer un garçon comme Yann David. Il y a un équilibrage entre la troisième et la seconde ligne, peut-être, à trouver. Il va y avoir des garçons en fin de contrat et regarder la complémentarité dont on aurait besoin. Il y a l’avènement de jeunes joueurs qui pourraient venir brouiller les cartes. Il y a le poste de talonneur, car David Roumieu fait pour l’instant la jointure mais on verra selon ce que réalise nos jeunes joueurs, si on bouge ou pas. Après le staff, c’est aussi une constante qui doit être liée à l’effectif. Je crois que c’est un club qui a toujours été stable, ce qui a permis d’avoir des résultats, même dans les moments très compliqués. Donc on va s’inscrire dans la durée mais pas sans résultats.

C’est ce qu’a déclaré le président Didier Lacroix dans la presse au sujet du renouvellement de votre contrat. Cela va dépendre des résultats. C’est vous mettre sous pression ?

C’est notre job qui veut ça, c’est le métier d’entraîneur. On ne peut pas souhaiter, espérer durer durant des années, si on est dans les tréfonds du classement. C’est logique. Même si tout le monde sait qu'on est dans un période de reconstruction. Mais la reconstruction, elle ne peut pas durer dix ans. Donc on ne peut pas avoir un blanc seing sur ce sujet là. Maintenant il faut que la dynamique prenne vite et ce sera plus simple après.

On ne peut pas espérer durer durant des années, si on est dans les tréfonds du classement.

Pardon d’être un peu provoc, mais heureusement que vous gagnez bien votre vie, parce qu’entre votre travail 7j/7, un travail qui est stressant, il n’y a qu’à voir les mesures de pulsation cardiaque durant un match mesurées par le journal L’Equipe récemment. Et la précarité du travail, puisque vous ne savez pas si vous serez encore en place dans huit mois…

J’ai un ami qui entraîne Agen (Mauricio Reggiardo, ndlr) qui dit souvent : "Jusqu’à preuve du contraire, on ne sauve pas de vie et on ne prend pas de risque pour la notre." Donc on a quand même plutôt un bon métier. Vous dites que c’est bien payé, cela dépend des endroits et selon les clubs et les mécènes.

Au Stade Toulousain ça doit aller …

Et je pense que, toutes proportions gardées, on vit une vie plutôt riche, intense et plutôt agréable. Même si forcément, on est au gré des résultats et au gré du sentiment que peuvent avoir les gens. Mais les vrais (entraîneurs, ndlr), ce sont ceux qui sont capable de le faire dans le monde professionnel et qui, quand ça s’arrête, vont continuer de le faire avec les gosses.