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Suspension de la PRO D2 : "Une décision raisonnable" pour le président de l'USAP François Rivière

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Par , France Bleu Roussillon

Les matchs de PRO D2 et de Top 14 ne se joueront plus jusqu'à nouvel ordre, à cause de l'épidémie de Covid-19. Une décision logique pour le président de l'USAP. Mais quid de l'activité des joueurs pendant cette durée indéterminée ?

François Rivière, président de l'USAP
François Rivière, président de l'USAP © Maxppp - Michel Clementz

Le Top 14 et la PRO D2 sont en stand-by pendant quelques semaines à cause du coronavirus. La décision est tombée ce vendredi après-midi. France Bleu Roussillon a joint le président de l'USAP, François Rivière, pour faire le point sur la situation. Une réunion est prévue lundi pour évoquer la situation des joueurs pendant cette période sans entraînement et sans match.

Quelle est votre réaction après l'annonce de cette suspension des compétitions de PRO D2 et de Top 14 ?

Elle me paraît logique et même nécessaire. Je plaidais en ce sens auprès de mes collègues depuis huit jours. Cela me paraissait étonnant qu'on parle de huis clos. On savait très bien que la pandémie allait arriver de manière significative. La courbe n'est pas encore verticale mais elle va se verticaliser et donc la décision prise est logique et raisonnable. Avant de parler rugby, on parle de santé publique.

Les huis clos auraient-ils été catastrophiques pour les clubs ?

Oui, j'y étais totalement opposé. On aurait eu droit à 800 personnes dans le stade donc qui privilégie-t-on ? Quels partenaires ? Quels supporters ? Quels abonnés ? Ça nous mettait dans des discussions impossibles et puis ça aurait fait prendre des risques aux joueurs. On aurait peut-être pu gagner du temps en anticipant la décision d'aujourd'hui.

Pour le moment, aucune date de reprise potentielle du championnat n'a été évoquée ?

Il faut être le plus réaliste possible. On n'est pas encore dans la phase de l'Italie, dans la partie verticale de la courbe où la pandémie s'enflamme. Ça devrait s'enflammer d'ici 10 jours et à partir de là, on en aura sûrement pour trois semaines, un mois. Je serais étonné que le championnat reprenne avant mi-mai.

Quid du fonctionnement de l'USAP ? Les joueurs ne peuvent plus s'entraîner, va-t-il y avoir du chômage technique ?

D'abord, l'USAP est une entreprise avant tout, il y a des salariés. J'en ai parlé ce matin avec le directeur général, je souhaite que les salariés, notamment les personnes qui ont des enfants, soient mis à l'abri. Pour ces personnes-là, à partir de lundi on va recourir à des mesures de chômage technique, partiel ou total. 

Pour les joueurs, Christian Lanta et Patrick Arlettaz vont les recevoir et les rassurer. Nous n'avons pas encore les textes précis correspondant à la déclaration du Président de la République. Nous ne savons pas exactement si l'Etat va prendre en charge les salaires, si tel est le cas c'est un point qui sera retenu dans la réflexion. L'USAP est une énorme machine par l'inertie de ses salaires tous les mois. Si on peut, puisqu'on ne joue pas, économiser là-dessus on va le regarder de près en fonction des textes gouvernementaux qui arrivent au compte-gouttes depuis hier soir.

Tout ça ce sont des questions matérielles, le plus important, c'est la santé publique. Les questions du devenir sportif, de la suite de la saison et tout le reste ne sont que des détails. Le vrai sujet est la santé publique. Il faut juste amoindrir les conséquences financières.

Quant à la suite de la compétition et un chamboulement des calendriers, ces sujets ne sont pas encore évoqués par les présidents de club et la LNR ?

À mon avis, on est parti pour un mois et demi minimum sans pouvoir jouer. Ce qui serait problématique pour la fin du championnat, c'est si la pandémie durait trois mois, mais on en n'est pas là. Des solutions pour terminer dans les bonnes conditions le championnat, il y en aura.

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