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Rugby

[VIDEOS] Top 14 – Aviron Bayonnais : « Ca fait mal à notre fierté, mais on a du caractère »

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Par , France Bleu Pays Basque

L’Aviron Bayonnais a enchainé ce samedi 28 décembre à Lyon, lors de la 12e journée de Top 14, un 5 match sans victoire consécutif, et une deuxième fessée d’affilée à l’extérieur (52-9). Malgré tout les ciels et blancs pensent ne pas être si loin de retrouver l’allant du début de saison. Réactions.

Les Bayonnais sont à terre, ils s'inclinent largement face aux Lyonnais de Jonathan Pélissié.
Les Bayonnais sont à terre, ils s'inclinent largement face aux Lyonnais de Jonathan Pélissié. © Maxppp - Maxime Jegat / Le Progrès

Bayonne, France

« C’est toujours dur de prendre une fessée comme cela. » Yannick Bru ne s’en cache pas, la lourde défaite à Lyon (52-9), ce samedi 28 décembre lors de la 12e journée de Top 14, reste sur l’estomac. « Ca fait mal à notre fierté, enchérit Peyo Muscarditz, capitaine du jour, mais.. »

Car il y a un « mais » dans les propos et sur les visages des joueurs bayonnais et de leur manageur. Ce sont même plusieurs « mais » qui sont avancés.

Cinquante minutes à rivaliser

Celui de Yannick Bru pour commencer : « sur le scénario de ce match je pense que, bizarrement, (alors) qu’on ne joue pas le même championnat que Lyon, on est quand même près. » Ce que retient l’ancien entraineur du XV de France, ce sont ces 50 premières minutes sur les talons du LOU : « à ce moment-là, on est dans le bras de fer. »

Alors pourquoi un tel écart au coup de sifflet final ?  « _On a lâché_, ne serait-ce qu’un peu, et on en subit les conséquences face à une équipe aussi performante et aussi dense que Lyon » explique le 2e ligne Guillaume Ducat. « Quand on commence à lâcher le bras de fer chaque ballon perdu c’est une occasion d’essai contre nous », acquiesce son manageur.

"Elle va servir à beaucoup de jeunes"

Et voilà poindre le 2e « mais ». Celui de la jeunesse d’un promu en apprentissage. « On se rend compte de l’écart qui nous sépare de ce genre d’équipe, affirme Yannick Bru, dans l’intensité physique, dans la vigilance, _dans la rigueur_. Donc oui elle fait mal, mais je pense qu’elle va aussi servir à beaucoup de jeunes joueurs qui ont vu aujourd’hui le niveau d’exigence pour jouer dans une équipe comme Lyon qui joue le bouclier de Brennus. »

La rigueur. Le mot est lâché. Celle qui vous permet de concrétiser vos occasions de marquer ou de ne pas prendre des essais trop faciles. Encore une fois, l’Aviron n’a pas inscrit le moindre essai en terre lyonnaise. Rédhibitoire. Yannick Bru : « On a deux pénaltouches qu’on ne marque pas, on a un franchissement très net qui s’arrête à deux mètres de la ligne où là on a une gourmandise et on ne marque pas… » Cette dernière action, à 17-9 pour les Lyonnais, est « le tournant du match » pour Peyo Muscarditz. A voir.

"Regarder un peu plus loin que le score"

Toujours est-il que « c’est ce niveau de rigueur qui fait que dans le bras de fer, un gramme d’un côté de la balance fait pencher les choses de façon dramatique, donc on doit apprendre de cela » martèle le manageur de l’Aviron.

Vidéo Bru - « Pas d’autre solution que d’apprendre vite »

Alors certes, Lyon comme Toulouse avant lui ne joue pas dans la même catégorie que Bayonne, promu dont l’ambition se limite au maintien. Voilà le 3e « mais » : « On serait à la tête d’une grosse cylindrée du Top14 qui joue l’Europe et le Brennus, prendre 50 points ici ce serait une claque. Pour nous ça l’est, mais il faut essayer de relativiser, de regarder une petit peu plus loin que le score. » 

La longue et inquiétante période de disette

Vrai. Sauf que si on regarde plus loin… en arrière, on ne voit plus la moindre victoire des Bayonnais depuis la mi-octobre. Long. « On avait le vent en poupe, là on est contre le vent, reconnait Peyo Muscarditz, il y a quelque chose à faire basculer de notre côté pour engendrer une nouvelle dynamique. On est en train de le chercher. »

« On a _du pain sur la planche_, parce qu’il faut qu’on apprenne vite à ce niveau et pas que l’on se cherche d’excuses surtout » ajoute Bru. Car il n’y a pas que contre les « gros » que les ciels et blanc lâchent des points important en ce moment. Après avoir perdu contre Pau début novembre, ils ont cédé deux nouveaux points à domicile en concédant le nul contre Brive le week-end passé et voient la zone de relégation se rapprocher petit à petit.

"Le pire était envisageable"

« C’est des petits gestes qui font que _cela va basculer au bout d’un moment, c’est obligé »_veut croire Peyo Muscarditz. Le soucis c’est que Bayonne, après avoir subi les foudres du 2e du classement ce samedi, enchaîne le week-end prochain chez le leader, Bordeaux-Bègles.

« On repart avec de l’entrain et lucides sur notre niveau », affirme le patron sportif bayonnais, avant de poursuivre : « De toute façon on savait que de ces 2 déplacements le pire était envisageable. Mais je pense qu’on est pas si loin que cela. » Il faut l’espérer pour un Aviron qui aura ensuite deux réceptions capitales dans la lutte pour le maintien face à Agen puis le Stade Français.

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