Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Rugby

Top 14 : Baptiste Serin voit l'UBB "encore outsider"

-
Par , France Bleu Gironde

Malgré sa quatrième place à sept journées de la fin, l'Union Bordeaux-Bègles n'a ni garantie, ni marge, dans la course à la qualification. De retour après le Tournoi des Six Nations, son demi de mêlée espère qu'elle pourra montrer dès dimanche (16h50) au Racing 92 qu'il faudra compter avec elle.

Après un Tournoi décevant collectivement et individuellement, Baptiste Serin a rejoint l'UBB pour le sprint final.
Après un Tournoi décevant collectivement et individuellement, Baptiste Serin a rejoint l'UBB pour le sprint final. © Radio France - Justine Hamon

Bordeaux, France

France Bleu : Pendant votre absence, l'équipe s'est plutôt bien débrouillée et pointe au 4ème rang du Top 14 ? 

Baptiste Serin :  On est toujours dans les clous, c'était le plus important même si on aurait voulu plus avec peut-être un petit exploit à l'extérieur. Mais déjà on est invaincus à domicile, c'est très important pour la suite. Après, tout le monde sait qu'on a un calendrier plutôt compliqué. Il ne faudra rien lâcher jusqu'à la fin pour pouvoir espérer quelque chose mais je pense qu'on est encore outsider. 

J'arrive très motivé avec le peu de temps de jeu que j'ai eu donc physiquement je vais très bien comparé aux années précédentes.

Vos coéquipiers vous ont-ils attendu pour l'exploit à l'extérieur ? 

Je ne sais pas s'ils ont besoin de moi. J'espère que je pourrai apporter quelque chose de plus. Car si on arrive à garder ce niveau de performance à domicile et avoir un petit exploit à l'extérieur, on ne sera pas loin de la vérité. J'arrive très motivé avec le peu de temps de jeu que j'ai eu (ndlr : 64 minutes pendant le Tournoi) donc physiquement je vais très bien comparé aux années précédentes. Maintenant, la vérité ce sera sur le terrain. 

Sur quoi va se jouer ce sprint ? 

Franchement, je n'en sais rien parce qu'on n'a pas l'expérience pour parler de ça. En revanche, on a Brock James qui en a joué pendant dix ans. J'espère qu'il pourra nous apporter une clé collectivement pour pouvoir aborder cette fin de saison et les matches importants qui arrivent. Je pense que ce sera plus une question mentale qu'autre chose, ce sera l'équipe se trompera le moins. 

Avant de rejoindre Toulon, Baptiste Serin voudrait quitter son club formateur sur des phases finales. - Radio France
Avant de rejoindre Toulon, Baptiste Serin voudrait quitter son club formateur sur des phases finales. © Radio France - Justine Hamon

Vous restez sur trois lourds revers à l'extérieur. Que faut-il pour exister plus longtemps dans les matches ? 

C'est une accumulation de petites fautes. J'ai regardé les matches contre Clermont et Montpellier où je pense qu'on peut mieux faire mais où on a été battus par meilleurs. Clermont, c'est une décision arbitrale qui nous fait un peu perdre le fil du match avec le carton rouge de Blair (ndlr : Connor) même si la faute est présente. J'ai été plus déçu par Montpellier parce que c'était une équipe qui n'était pas bien au niveau de la confiance. Maintenant, on est tombé sur le Montpellier de l'année dernière. J'espère qu'on ne les a pas relancés. Il faudra se battre à chaque match. On va déjà commencer par le Racing, l'une des meilleures équipes de notre championnat au niveau attaque et surtout à domicile. Il va falloir y aller avec nos armes et un peu d'ambition quand même. Il faut essayer de ne rien lâcher et de rapporter des points de là-bas. 

Est-ce que l'UBB en est encore à se persuader qu'elle est capable d'aller gagner à l'extérieur ?

Ça, ce sont des spéculations des médias. On est conscients de nos qualités et de nos défauts aussi. Des fois on est capable d'aller gagner à l'extérieur, des fois on se prend de belles roustes. Ça montre qu'on a beaucoup de travail encore à accomplir. Mais je n'en démords pas, on est capable de faire de belles choses. 

L'année dernière, à sept journées de la fin, on était persuadé de ne pas y être. Il y a eu un changement de coach, il y avait un environnement collectif pas du tout propice à une qualification. Ce n'est pas que collectivement on a lâché mais on était déjà en préparation de l'année d'après. On ne vous l'a pas dit sur le moment mais clairement c'était ça.

C'est excitant, à sept journées de la fin, d'être encore dans les clous ? 

L'année dernière, à sept journées de la fin, on était persuadé de ne pas y être. Il y a eu un changement de coach, il y avait un environnement collectif pas du tout propice à une qualification. Ce n'est pas que collectivement on a lâché mais on était déjà en préparation de l'année d'après. On ne vous l'a pas dit sur le moment mais clairement c'était ça. Là, c'est complètement différent. Il y a eu une stabilité et plus on se rapproche, forcément dans les têtes ça joue. Il va falloir continuer à mettre un standing très haut parce que l'UBB n'a aucune marge de manœuvre. On n'a pas du tout les clés en main. Il n'y rien à compter, il faut jouer tous les matches pour les gagner. 

Baptiste Serin en discussion avec le centre fidjien Semi Radradra. - Radio France
Baptiste Serin en discussion avec le centre fidjien Semi Radradra. © Radio France - Justine Hamon

Votre avis sur les récentes performances de Semi Radradra ? 

J'ai la sensation que Semi a passé un cap parce que collectivement on est un peu plus en place donc les individualités ressortent. Il a été un peu critiqué au début. Comme tout joueur, quand t'arrives dans un club, c'est très difficile d'être au top tout de suite. Semi a mis un peu de temps à s'adapter, à se faire à une culture complètement différente qu'à Toulon. On essayé d'échanger, de savoir comment il ressentait les choses. C'est un excellent joueur, peut-être une star mondiale. C'est vraiment une chance de l'avoir dans notre collectif. Là où on fauterait, ce serait d'attendre trop de lui, lui filer le ballon et attendre qu'il fasse un exploit. Il faut qu'on se tire vers le haut et qu'il y ait un peu plus d'exigence personnelle. C'est un joueur qui apporte du danger dès qu'il a le ballon, il créé des espaces pour les autres. Il nous manquait ces facteurs X capables de faire basculer un match sur une action.  

Vous êtes l'un des rares joueurs de l'UBB à avoir joué sur le synthétique du Racing, ça change quoi ? 

Ça change beaucoup de choses, c'est une salle fermée, une salle de spectacle. Le rugby a toujours été un sport d'extérieur, eux ont décidé que c'était autre chose. Mais on ne peut pas le leur reprocher parce que leur rugby marche sur ce terrain, il se sont très bien adaptés. C'est excitant parce que c'est une façon de voir autre chose, de jouer dans une autre atmosphère mais ce n'est pas facile de s'adapter à ces conditions. C'est pour cela qu'on part un jour avant (ndlr : l'UBB s'entraînera sur place samedi). Les rebonds sont complètement différents, il y a beaucoup plus de passes, beaucoup plus d'essais, beaucoup plus de prises d'initiative. C'est un rugby complètement différent de ce que le Top 14 peut offrir chaque weekend. En jouant au Racing, tu es sûr que ça ne va pas finir à 6-6 ou à 9-9. C'est beaucoup plus ouvert pour l'attaque. Mais est-ce que c'est un rugby qu'on verra sur les phases finales ? Je ne pense pas.