Rugby

Top 14 - Brive, surclassé par Clermont dans le derby, "a mal aux tripes [...] on a échoué contre 16 hommes"

Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin dimanche 30 octobre 2016 à 19:27

Pour la troisième année d'affilée, Clermont s'impose à Brive dans le derby
Pour la troisième année d'affilée, Clermont s'impose à Brive dans le derby © Radio France - Nicolas Blanzat

Le CA Brive s'est lourdement incliné 40 à 16 sur sa pelouse face à Clermont, ce dimanche après-midi, dans le derby du Massif-Central. Si les Corréziens reconnaissent la supériorité de l'ASM, ils ne digèrent pas des décisions de l'arbitre Pascal Gauzere.

Pour la troisième année consécutive, Brive a cédé sur son terrain du Stadium face à Clermont dans le derby du Massif-Central. Battus 21-25 l'an passé, et 6-21 il y a deux saisons, le CAB a chuté dans une proportion encore plus large, ce dimanche. Les Corréziens ont été dominés 16 à 40 (1 essai à 4, bonus offensif aux Jaunards) par une équipe clermontoise impressionnante de précision, particulièrement en première période, qui a aussi su se nourrir des fautes brivistes pour prendre le large.

Brive reconnaît la supériorité de Clermont...

"On est tombé sur un os." Voilà première réaction du manager du CAB, Nicolas Godignon, à l'issue de la rencontre.

... mais ne digère pas quelques décisions de l'arbitre

Mais l'entraîneur en chef Corrézien a aussi tenu à parler de l'arbitrage, lui qui est loin d'être coutumier du fait devant les micros et les caméras. Qu'a-t-il à reprocher à Pascal Gauzere, au sifflet ce dimanche ? "On a tous mal aux tripes. Surtout que ce soir, on pensait avoir l'avantage du nombre. On pensait qu'à 15.000 (match à guichets fermés) on passerait, et on a échoué contre 16 hommes. C'est dommage." Seize hommes ? "Vous voyez très bien ce que je veux dire...", a lancé Nicolas Godignon, avant de rejoindre le vestiaire du CAB. "Il ne nous a vraiment pas fait de cadeaux", explique Arnaud Mignardi, interrogé sur la question. "Il y a des décisions assez litigieuses. Il a voulu faire le chérif deux ou trois fois, notamment sur une pénalité retournée", détaille le trois-quart centre. "Sur une mêlée qu'on gagne, on obtient pénalité. Et puis il se passe un truc de premières lignes, ils se tapent derrière la tête. Et puis, il nous retourne la pénalité. C'est vraiment pour montrer que c'est lui le chef, et c'est ce qui est triste un peu en France."

"On pensait qu'à 15.000 on passerait, et on a échoué contre 16 hommes"

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