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Rugby

Top 14 - Être un petit face aux gros, ça ne déplaît pas à l'USAP et Patrick Arlettaz

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Par , France Bleu Roussillon

L'USAP est de retour en Top 14. Plus que jamais, elle devra se surpasser pour réaliser une belle saison. Il faudra battre des gros budgets. De la peur ? Non, du plaisir et de la motivation pour tous les Catalans.

Patrick Arlettaz à l'entraînement avec l'USAP
Patrick Arlettaz à l'entraînement avec l'USAP © Maxppp - Michel Clementz

Perpignan, France

L'USAP retrouve le Top 14, quatre ans après, ce samedi à 14h45 contre le Stade Français. C'est clair et affiché, le club catalan vise le maintien. Dans les habituels pronostics de Midi-Olympique, les spécialistes et entraîneurs ne font pas de l'USAP le grand favori à la descente, mais voient clairement l'USAP lutter jusqu'au bout pour le maintien.

Il n'y a pas de mystère, les pronostics vont souvent avec le classement des budgets. À ce jeu-là, l'USAP est donc virtuellement barragiste puisqu'avec 16 millions d'euros, elle a l'avant dernier plus gros portefeuille de Top 14, juste derrière Grenoble et devant Agen. Le Stade Français, qu'elle affronte en ouverture, a plus de deux fois son budget !

"Tout le monde veut nous crever et c'est normal" Patrick Arlettaz

L'USAP, champion en 2009, vice champion en 2010 va donc endosser un statut quasi-inédit dans cette division, celui du "petit". Car, il ne faut pas oublier qu'en 2014, l'USAP était tout sauf un candidat à la descente. Un ancien gros qui devient petit, visiblement ça ne déplaît pas au club, à l'équipe et au staff. L'USAP compte prendre à cœur son rôle de poil à gratter et pourquoi pas même vivre dans la rébellion permanente. Les quatre ans de PRO D2 auront peut-être même servi beaucoup dans ce domaine.

Patrick Arlettaz : "Quand l'USAP a été championne en 2009 puis finaliste en 2010, elle ne devait avoir que le quatrième ou cinquième budget. En interne, l'USAP aimait bien se faire passer pour le petit et le mal aimé. C'est un sentiment qu'on cultive ici, et même qu'on aime bien. Je crois aussi qu'il y a un peu de vérité. On est à l'autre bout de la France, trop près de l'Espagne pour être réellement Français. Du coup, on n'a pas besoin de trop forcer le trait. 

Effectivement, on est le plus petit budget avec Agen et dès le premier match, on rencontre une équipe qui a presque vingt millions de plus que nous (rires) donc il n'y a vraiment pas besoin de forcer le trait pour dire qu'on est les tout petits. On vient de monter de PRO D2, donc tout le monde veut nous crever. C'est normal, on va faire partie des matchs à gagner pour les équipes qui visent les six premières places. On est le plus petit budget, tout le monde veut nous crever, donc on n'a pas besoin d'en rajouter pour déclarer que la mobilisation générale est décrétée."