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Rugby DOSSIER : Top 14 : résultats, classement et calendrier

Il y a 20 ans, Brive jouait sa dernière finale de championnat de France de rugby

dimanche 29 mai 2016 à 19:18 - Mis à jour le jeudi 2 juin 2016 à 18:50 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

20 ans ont passé depuis la dernière finale de championnat de France de rugby disputée par le CA Brive. Toute cette semaine, France Bleu Limousin vous fait revivre cette finale perdue contre le Stade Toulousain avec les joueurs de l'époque.

Parc des Princes, 1er juin 1996. Brive s'incline 20-13 contre Toulouse en finale
Parc des Princes, 1er juin 1996. Brive s'incline 20-13 contre Toulouse en finale © Radio France - Cyrille Manière

Brive-la-Gaillarde, France

C'était le 1er juin 1996 sur la pelouse du Parc des Princes. Le CA Brive dispute la quatrième finale de championnat de France de son histoire. Pour la quatrième fois (après 1965, 1972 et 1975), le CAB s'incline. Cette fois, c'est le Stade Toulousain qui brise les rêves corréziens (20-13). 20 ans ont passé depuis cette finale, qui reste, à ce jour, la dernière finale de championnat de France de rugby jouée par Brive. Toute cette semaine, nous vous faisons revivre cette finale et ses coulisses avec les joueurs de l'époque.

Episode 5 : le CAB perd mais est quand même fêté à Brive

Le coup n'était pas loin, mais il est rude à encaisser. "On s’attend toujours à deux sorties", explique Coco Alégret, qui ne soulèvera pas le Bouclier mais qui avait aussi pensé à cette option. "Soit on gagne, soit on perd. Là, c’est perdu. C’est sûr qu’on est déçu, mais c’est le sport…" La malédiction du Brennus a frappé François Duboisset. "On se disait tous, "il ne faut pas le regarder". Enfin, des trucs à la con quand on a vingt ans. Comme il était juste au-dessus de l’entrée du Parc, tu avais l’impression que, quand tu passais sous le tunnel, il fallait se cacher presque." Une occasion manquée dit le demi de mêlée Sébastien Bonnet. "Il faut vite passer à autre chose de toute façon. Et puis, il y avait eu une très belle saison avec le challenge Du Manoir remporté quelques mois plus tôt. Il avait permis de se qualifier pour la coupe d’Europe." Alors, les Cabistes sont quand même fêtés à Brive : défilé en bus avenue de Paris et réception au balcon de la mairie. "Ce sont des moments qui jalonnent la vie d’un sportif", savoure encore Vincent Moscato. "Ce sont des moments de récompense, des bons moments." Brive a perdu le Brennus mais s'est forgé un caractère. Dans moins d’un an, c'est la coupe d'Europe que ramèneront les Corréziens.

Il y a 20 ans, la finale Brive - Toulouse : épisode 5

Les frères Paillat défilent en ville sur le bus - Radio France
Les frères Paillat défilent en ville sur le bus © Radio France - Cyrille Manière
Les joueurs du CAB au balcon de l'Hôtel de Ville - Radio France
Les joueurs du CAB au balcon de l'Hôtel de Ville © Radio France - Cyrille Manière

Episode 4 : le protocole d’avant-match et la finale tant attendue

21 ans que les fans Corréziens attendent ça depuis la dernière finale en 1975. Les joueurs sortent dans l'arène, "on est gonflé à bloc", lâche Coco Alégret, avant le protocole. "Ce qui marque le plus, c’est la présentation au président de la République", dit le 2e ligne avec une pointe de nostalgie en évoquant Jacques Chirac, "parce que ça n’est pas commun. Je pense que j’ai essayé de lui broyer la main, comme à mon habitude", poursuit-il dans un éclat de rires. Le coup d'envoi est sifflé. Toulouse est pragmatique et pour ne rien arranger Jérôme Carrat se fait le genou au bout d'un quart d'heure de jeu. Mais c'est bien Brive qui va à dame grâce à Romuald Paillat juste avant la pause. Le CAB vire en tête 10 à 6. Au retour des vestiaires, la machine toulousaine se met en route. Deylaud monte une quille, Berty la capte et aplatit. Brive s'incline 20 à 13"On est tombé sur une équipe avec peut-être un peu plus d’expérience et de maîtrise", avance Sébastien Bonnet. Toulouse, quoi, résume Laurent Travers. "Ils ont encore su faire ce qu’il fallait pour pouvoir le remporter." Le rêve est passé, les Corréziens vont noyer leur déception dans les bars parisiens. Demain, ils seront quand même fêtés à Brive.

Il y a 20 ans, la finale Brive - Toulouse : épisode 4

Patrick Sébastien, président à l'époque, répond à France 3 avant la finale - Radio France
Patrick Sébastien, président à l'époque, répond à France 3 avant la finale © Radio France - Cyrille Manière

Episode 3 : l’échauffement des avants dans les entrailles du Parc

Le match commence maintenant pour les Brivistes. Les trois-quarts découvrent la pelouse du Parc des Princes pour s'échauffer, mais pas les avants. Ils ont décidé de rester "dans le parking souterrain" confie le demi de mêlée Sébastien Bonnet, titulaire pour cette finale. Lui seul est convié à l’ultime échauffement avec ses gros. "C’était un moment important, il y avait beaucoup d’émotion à ce moment-là", se souvient-il. "Les avants n’ont pas eu besoin d’énormes courses et d’énorme préparation, c’était simplement être ensemble. Ce lieu avait été choisi un peu au dernier moment. Il n’y avait pas beaucoup de place, mais il n’y en avait pas besoin." Une sorte de rituel poursuit le 2e ligne Coco Alégret. "C’était un échauffement classique. Nous, sur cette saison, on avait l’habitude de s’échauffer beaucoup à l’intérieur." "On voulait profiter de ce moment d’intimité, c’était le dernier match de l’année", confie Vincent Moscato. "On voulait encore savourer des choses pour faire brûler la mèche encore un peu plus longtemps", conclut le talonneur, titulaire pour cette finale. Les avants sont prêts. Demain, tout le monde sort dans l'arène pour cette finale tant attendue.

Il y a 20 ans, la finale Brive - Toulouse : épisode 3

Vincent Moscato, 20 ans après la finale de 1996 - Radio France
Vincent Moscato, 20 ans après la finale de 1996 © Radio France - Nicolas Blanzat

Episode 2 : l’arrivée frissonnante au Parc des Princes

Le CAB quitte l’hôtel Trianon à Versailles ce samedi 1er juin, en bus, direction le Parc des Princes. "C’est quand même un endroit mythique" songe François Duboisset, qui se revoit alors gamin du côté de la porte de Saint-Cloud. "C’était ce qu’on avait tous connu quand on était jeune", raconte le 3e ligne. "Le mois de juin, c’est les phases finales, les merguez, les supporters, les drapeaux. Tout ça, on le retrouvait. Mais cette fois, on était de l’autre côté. Et il y avait une finale à disputer…" "C’était quelque chose de merveilleux pour l’ensemble de l’équipe", poursuit le talonneur Laurent Travers. Les supporters des deux équipes font encore monter l’intensité d’un cran. "Ce stade a quelque chose de particulier", frissonne encore François Duboisset, "avec une caisse de résonance de dingue, un bruit de fond permanent. Une espèce de chaudron." Demain, les joueurs vont justement sortir sur la pelouse pour s'échauffer, mais pas tous. Les avants ont choisi un autre endroit…

Il y a 20 ans, la finale Brive - Toulouse : épisode 2

Avant le départ à Paris, les fans sont omniprésents pour soutenir leurs joueurs - Radio France
Avant le départ à Paris, les fans sont omniprésents pour soutenir leurs joueurs © Radio France - Cyrille Manière

Episode 1 : la montée à Paris

C'est en train que les Brivistes montent à Paris. La dernière fois qu'ils sont venus à la capitale, c'est il y a quatre mois pour la finale du challenge du Manoir, remportée face à Pau, pour le 1er titre de l'histoire du club. Le 27 janvier, il fait un temps glacial. Cette fois, il fait très chaud. "Trente degrés. Alors qu'avant, il faisait moins quatre ou moins cinq", se souvient François Duboisset. Et comme en janvier, les Brivistes sont logés au même endroit. "On prenait notre quartier dans l'hôtel Trianon, à Versailles. Rien n'avait changé", poursuit le 3e ligne. Oui, mais ce samedi 1er juin, c'est une finale de championnat qu'il faut négocier. "Brive n'avait pas été en finale depuis 1975 et n'a jamais été champion de France" a toujours en mémoire le 2e ligne Coco Alégret, au moment de se replonger dans ses souvenirs. Les Corréziens sont en mission. "Quand on a la chance d'être qualifié pour une finale de championnat de France, c'est toujours extraordinaire", avance Sébastien Bonnet. "Il faut essayer de la gagner, on s'était préparé pour ça" martèle le demi de mêlée. "Tout le monde en crevait d'envie, évidemment. Ca se sentait dans chaque entraînement, chaque séance. Il n'y avait pas besoin de mots particuliers, l'événement suffit à la préparation." Pas de grand discours de motivation, donc. Les Brivistes sont prêts. Demain, ils prennent le bus direction le Parc des Princes...

Il y a 20 ans, la finale Brive - Toulouse : épisode 1

L'arrière Sébastien Paillat répond à France 3 avant la finale - Radio France
L'arrière Sébastien Paillat répond à France 3 avant la finale © Radio France - Cyrille Manière