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Top 14 : l'Aviron Bayonnais ambitionne le Top 6 à terme

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Par , France Bleu Pays Basque

Un an après le titre de champion de France de Pro D2 et la montée en Top 14, Philippe Tayeb, le président du directoire de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro, était l'invité de France Bleu Pays Basque pour parler de l'actualité et des projets du club. Pour l'heure, "tout va bien, mais attention".

Philippe Tayeb est le nouveau président du directoire de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro
Philippe Tayeb est le nouveau président du directoire de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro © Radio France - Thibault Vincent

Un an après le titre de champion de France de Pro D2 de l'Aviron Bayonnais le 26 mai 2019, son premier depuis 76 ans, et la montée en Top 14, que reste-t-il des retombées sportives et institutionnelles ? La crise du Covid-19 risque-t-elle de tout remettre en question ? Le président du directoire du club bayonnais, Philippe Tayeb, était l'invité de France Bleu Pays Basque ce mardi 26 mai après le journal de 8h. Il fait le bilan et parle des projets d'avenir. Morceaux choisis.

Le titre sur la pénalité de Martin Bustos Moyano

L'émotion

"Quand vous m'en reparlez, j'ai encore des frissons... Qu'est ce qu'il m'en reste ? Pas des souvenirs mais des émotions. Le dernier quart d'heure, j'ai du le regarder 100 fois."

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L'hommage à MBM

"C'est tellement grand ce qu'il s'est passé... et surtout dans les conditions où cela s'est passé, le sang froid de Martin (Bustos Moyano) qui a été plus qu'impérial sur cette dernière pénalité qui n'était vraiment pas évidente, quand vous avez l'avenir d'un club, le titre de champion de France après il court depuis 76 ans, je trouve que le joueur qu'il est a répondu présent."

La non prolongation du buteur providentiel

Après la finale, l'Aviron Bayonnais n'a pas renouvelé le contrat de l'expérimenté arrière argentin, buteur décisif à de nombreuses reprises pour les ciels et blanc, qui a mis un terme à sa carrière.

"Quand vous êtes président, vous êtes obligé de ramener l'échelle économique dans l'environnement sportif, et c'est peut-être pour cela que le rugby français a de grandes difficultés actuellement. Oui, avoir une belle équipe d'accord, mais finir déficitaire et ne pas pouvoir payer les engagements pris c'est encore plus compliqué. Martin est un joueur qui a été au rendez-vous. Si on avait eu les moyens financiers, peut-être qu'on l'aurait gardé, mais on est obligés de faire des choix, on a fait ceux qui semblaient les plus normales pour la continuité en Top 14."

L'avenir de l'Aviron en Top 14 

Un bilan positif pour la première saison

"On finit 9ème malgré l'arrêt brutal. On était repartis sur une belle dynamique. Il faut quand même rappelé qu'on a construit une équipe Top 14 en 3 semaines, l'exercice est très très compliqué (.o..) même si vous avez tous les moyens du monde. Vous pouvez avoir 20, 30 millions devant vous, c'est pas la solution. Vous avez des quotas à respecter de joueurs français."

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Le recrutement pour la saison prochaine

"Le recrutement était bouclé avant le Covid. Il n'y a qu'une seule recrue qui sera annoncée fin juin, car il y a une clause de confidentialité." Philippe Tayeb reconnaît juste qu'il s'agit d'un trois-quart étranger.

Les salaires

"Il y aura des mesures qui seront prises à l'Aviron Bayonnais. Je n'ai pas tous les éléments. Il y aura un communiqué une fois que j'aurai rencontré mes joueurs, que j'aurai exactement le curseur (sur le niveau de la baisse nécessaire et acceptable). J'ai trouvé très violente l'annonce faite par certains avec des baisses de 30-35%, j'ai entendu des chiffres délirants. Je me mets à la place de mes joueurs qui sont des salariés. Ils ont des engagements financiers, des familles, des emprunts. Je ne suis pas partisan de baisses de salaires brutales."

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Les ambitions

"Je suis quelqu'un d'ambitieux. Il faut viser le plus haut. Aujourd'hui, si les budgets redescendent et que le notre remonte, il faut viser une place dans les 6. Ce serait la consécration et la récompense de tous les gens qui travaillent autour du club, de tous les gens qui aiment ce club. Je crois qu'on est sur la bonne voie. Il semble que le club a retrouvé de la sérénité, on est en train de travailler sérieusement sur des projets structurels qui sont indispensables pour l'évolution des joueurs, la performance, donc tous les voyants sont au vert. Maintenant il faut que les résultats suivent."

Où en sont les grands projets ? stade et AB Campus

L'enceinte du stade Jean-Dauger

"La pelouse c'est un sujet important parce que vu le climat du Pays Basque on ne peut plus continuer dans ces conditions là. C'est quelque chose qui va se réaliser dans le courant de l'été pour pouvoir être opérationnels, je l'espère, début septembre. Il y aura donc une pelouse hybride."

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Pour la tribune, "on est obligés de travailler avec l'actualité, les urgences, et ce qu'il s'est passé. Nous avons abordé à plusieurs reprises la possibilité d'avoir un outil de travail qui nous permette de créer de la richesse et surtout des nouvelles recettes : un parcours client, créer des nouvelles hospitalités pour pouvoir recevoir un public de partenaires beaucoup plus important."

"La DNACG nous dit "Messieurs, le rugby français va être imputé de tant en partenariat, de tant en grand public." et il faut leur démontrer que vous avez des projets qui demain vont amortir cette baisse du chiffre d'affaires. Sinon vous allez devoir adopter des solutions qui ne sont pas agréables en terme de salaires ou de restructuration de votre masse salariale."

Le centre de perfectionnement "AB Campus"

"Il a été l'objet d'un vote à l'unanimité au conseil municipal, il n'y a pas de débat, bien entendu qu'il est gravé. Après, bien sûr qu'il faut que l'on s'adapte à la situation, il y a des priorité qui sont passées devant avec la pelouse hybride pour que les joueurs aient un outil performant."

"On est à peu près dans ces ordres de budget (12-13 millions d'euros, ndlr). Il y a du financement public et une partie également privée. Il y aura sûrement un emprunt, ça passer quand même au vote des actionnaires du club à notre prochaine assemblée générale. Dans un moment comme aujourd'hui, il faut avoir un élan de solidarité. Le club et ses actionnaires sont en recherche de ressources et de revenus, ce qu'est aussi AB Campus pour le club. On ne peut pas tout le temps demander des contributions publiques., surtout en ce moment."

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L'économie du rugby

La situation financière de l'Aviron

"L'atterrissage de la saison 2019-20 est excellent sur l'apect financier. Oui, on a été accompagnés par l'Etat, perfusés. On ne sait pas comment on va être accompagnés demain. Si on doit jouer à huis clos ou devant 5.000 personne ou un grand public, ce n'est pas du tout le même schéma."

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"Aujourd'hui, il faut faire très attention parce que l'économie du rugby est très très fragile, surtout que le schéma de l'Aviron Bayonnais ce n'est pas un mécène, c'est des familles du Pays Basque qui ont sauvé le club il y a 2 ans, une économie compliquée actuellement. Il n'y a pas de milliardaire, de gens qui peuvent injecter 5, 6, 10 millions comme certains clubs. Ce n'est pas notre schéma et je crois qu'il faut que l'on préserve cette nature et l'image du club."

"On ne sait pas demain comment va réagir le marché du partenariat, le marché du grand public. On a sondé nos partenaires, on les a tous appelés. Bien entendu qu'il y en a qui vont devoir prendre des mesures et notamment sauver leur entreprise, et après penser à l'Aviron. On va avoir les premières réunions avec les associations de supporters. Tout le monde est fidèle à ce club. Il y aura des baisses de partenariat, peut-être qu'il y aura de nouveaux partenaires, peut-être qu'il y aura plus de grand public parce que cet été il n'y aura pas grand chose."

La crise va-t-elle rebattre les cartes ?

"C'est une certitude. Le schéma que l'on doit construire à l'Aviron, les projets que l'on doit réaliser vont nous permettre de créer de nouvelles richesses qui vont nous permettre d'arriver à des budgets de 21, 22 millions. C'est l'objectif à 3 ans. Les gros budgets sont en train de redescendre et peut-être qu'on pourra un jour envisager de partir sur la même ligne de départ. Ce serait un rêve."

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La reprise

"On est quand même tous des festayres, on aime la fête. Il n'y aura pas Pampelune, il n'y aura pas les Fêtes de Bayonne, les fêtes de village, tous ces rassemblement. Je crois que demain, l'Aviron Bayonnais va être un peu le réceptacle de tout ce manque de fêtes et de retrouvailles. Au mois de septembre, si les mesures sanitaires nous le permettent, on sera là pour redonner du lien."

Jouer à huis clos ?

"Les dates sont arrêtées avec une reprise du championnat le 5 septembre. Après, sous quelles conditions ? L'ensemble des présidents a été unanime, le rugby français et le rugby mondial ne peuvent pas se permettre de jouer à huis clos, ou alors il faudra avoir un soutien financier de l'Etat. 

Aujourd'hui, 70% des recettes d'un club, c'est les partenariats, c'est le merchandising, le grand public, les abonnés. Si demain on a pas la possibilité de rentrer, nos amoureux, abonnés et partenaires, dans le stade ce sera très compliqué. Personne ne pourra tenir vu l'économie des clubs. On n'est pas articulés comme le foot avec des droits télés conséquents."

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Repousser le début de saison si le huis clos est imposé ?

"J'ai oeuvré et j'ai exprimé cette hypothèse depuis le début, après on m'a dit que ce n'était pas possible parce qu'il y a un calendrier international, des coupes d'Europe, il faut que le rugby reprenne... mais si nous ne sommes pas accompagnés par l'Etat sur ce schéma là, financièrement les clubs ne pourront pas tenir. On ne peut reprendre sans public, ce n'est pas envisageable."

La reprise de l'entrainement

"La semaine prochaine, on va commencer à tester tous nos joueurs, toutes les semaines. On fera au mois de juin un travail de réathlétisation. On a des joueurs qui n'ont pas couru depuis 3 mois, il faut faire très attention, on a un risque très important de blessures. Les joueurs vont reprendre petit à petit pour peut-être avoir une activité totale au mois de juillet pour pouvoir commencer les matchs amicaux le 14 août contre la Section Paloise."

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Où se joueront les matchs amicaux ?

"Contre Agen (le 21 août) et Bègles-Bordeaux (le 28) on n'a pas encore arrêté. Pour le 14 (contre Pau), se profilerait le stade Antoine-Béguère à Lourdes, étant donné que notre équipe y sera en stage pendant 4-5 jours. J'espère pouvoir organiser un bel événement pour nos partenaires, nos supporters, sur une journée qui va nous permettre de nous retrouver autour d'éléments culturels catholiques dans la ville de Lourdes."

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