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Rugby

Top 14 : le Stade Français s'incline à Bordeaux après avoir oublié la moitié du match

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris

En match en retard de la 22e journée de Top 14, samedi soir, le Stade Français s'est incliné 35/25 à Bordeaux, malgré une belle remontée en seconde période. Oyonnax revient à dix point des Parisiens alors que les deux clubs doivent s'affronter à Jean-Bouin, samedi prochain.

Le Stade Français au combat face à l'UBB
Le Stade Français au combat face à l'UBB - Stade.fr/ photo Stéphane Hamel

Le même comportement produit les mêmes effets. Le Stade Français a encore oublié ce samedi, à l'occasion de la 22e journée de Top 14, qu'un match de rugby durait 80 minutes. A Bordeaux, les Parisiens n'en ont joué que la moitié, la seconde période, et s'inclinent 35/25 après avoir été mené 25-6, à la mi-temps et être revenu à 25/25 à 10 minutes de la fin. A quatre journées du dénouement, le Stade Français n'est toujours pas sauvé. Pire, avec une seule victoire au cours des huit derniers matches, le champion en titre a laissé Oyonnax, son poursuivant et prochain adversaire, revenir à dix points. Certains vont vraiment devoir prendre conscience que le club est en danger.

"C'est vrai qu'en première période, on a été un peu ridicule"

Et encore une fois, peu de joueurs avaient envie de s'exprimer après cette nouvelle défaite et ce retour à Paris sans le moindre point. Peut-être l'impression de devoir répondre aussi toujours aux mêmes questions : pourquoi avoir commencé à jouer si tard? Pourquoi certains paraissent déjà en vacances? Des questions auxquels a accepté de se coller l'ailier Julien Arias. Sans détour, sans passer derrière les panneaux publicitaires : "on a un peu des regrets mais bon, vu ce qu'on a produit en première période, c'était compliqué. Après, on a montré un bel état d'esprit en seconde période. Mais c'est vrai qu'en première période, on a été un peu ridicule. 'C'était criant dans le manque d'investissement, on va dire".

Julien Arias au micro FB 107.1

"On n'a pas le droit de trop gamberger"

Un manque d'investissement? Certains plus que d'autres tout de même. Bizarrement, match après match, on voit toujours les mêmes se dépouiller comme hier Sergio Parisse, Sylvain Nicolas, Antoine Burban pour son retour, Jérémy Sinzelle, Laurent Sempéré ou encore Paul Gabrillagues et Hugo Bonneval diminué par une gène à la cuisse. Coincidence ou pas, ce sont ceux-là memes que l'on voit très touchés défaite après défaite, à la sortie des vestiaires. Mais pas question de pointer du doigt des carences individuelles pour l'entraîneur Gonzalo Quesada : "je pense qu'il y a des joueurs qui ne sont pas tout à fait conscients de certaines choses, ils sont vraiment dans le dur, ils ont du mal à rebondir et je pense que cette sensation de danger qu'ils devraient avoir, ils ont du mal à la sentir. Mais bon, je pense que cette semaine, ils  vont finir de la sentir et de la comprendre. Il reste la dernière ligne droite et il faudra s'accrocher parce que le destin du club n'est pas encore décidé.

Gonzalo Quesada au micro France Bleu 107.1

Le Stade Français peut-il être relégué?

Reste LA question : le Stade Français, à force de se dire que c'est impossible, peut-il finir par descendre? Aujourd'hui, Paris ne compte finalement que dix points d'avance sur Oyonnax, à quatre journées de la fin. "Rien n'est impossible" répondra juste le capitaine Sergio Parisse après avoir donné sa vision du match :  "Tout le monde est passé à côté en première période en terme d'engagement, d'agressivité et de plaquages manqués. Et en seconde période, on a une réaction d'orgueil où je pense, on a fait tout simplement des choses simples avec un peu de vitesse. On ne peut pas prétendre gagner ou prendre des points quand pendant 40 minutes, on est inexistant. C'est inacceptable de faire 40 minutes comme ça" mais Sergio Parisse de déjà vouloir se projeter vers le match suivant, ce rendez-vous improbable entre le champion en titre et Oyonnax dans une lutte pour le maintien : "il n'y a pas à avoir peur sinon on changerait de sport...je pense que quand on voit notre seconde période, on montre à tout le monde qu'on a du caractère. On a dix points d'avance sur notre prochain adversaire, un adversaire direct pour la relégation, donc on n'a pas le droit à l'erreur à Paris". Mais pour cela, il faudra que tous aient envie de se dépasser et que ceux qui faisaient le bonheur du Stade Français arrivent à retrouver un peu de leur jeu et de leur grinta, meme en manque de confiance : le défi n'est bien sûr pas impossible à relever. Tout comme le rêve d'un stade Jean-Bouin plein pour soutenir une équipe qui a fait la joie et la fierté de ses supporters il y a à peine un an.

Sergio Parisse au micro FB 107.1.

Une situation qui doit faire mal au coeur à Jeff Dubois, l'ancien entraîneur des trois-quarts du Stade Français, passé au XV de France mais présent samedi soir en tribunes et plus tard auprès de ses anciens partenaires.

Prochain rendez-vous : le dernier match de la saison à Jean-Bouin pour le Stade Français, match capital, samedi 7 mai, à 15 heures, avec la réception d'Oyonnax, 13e du Top 14.

L'infirmerie? Sergio Parisse boitait encore très bas une heure après la rencontre, victime d'une grosse béquille. Hugo Bonneval, touché à la cuisse et qui ne pouvait plus accélérer, passera des examens lundi.

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