Rugby

Top 14 : le Stade Français battu, il n'y avait pas que les dieux pour Toulouse...

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris samedi 25 avril 2015 à 0:25 Mis à jour le dimanche 26 avril 2015 à 11:15

Alexandre Ruiz, l'arbitre du match, a joué un rôle plus que déterminant dans le choc des deux Stades
Alexandre Ruiz, l'arbitre du match, a joué un rôle plus que déterminant dans le choc des deux Stades © stade.fr/ photo Stéphane Hamel

Le Stade Français a concédé ce vendredi soir sa 3e défaite de la saison à la maison, battu 21 à 12, par le Stade Toulousain, en match avancé de la 23e journée du Top 14. Mais ce n'est pas tout : Paris a aussi perdu pour cette saison l'un de ses joueurs majeurs, Jules Plisson. Blessés également : Julien Arias, Laurent Sempéré et Waisea, dans un match extrêmement rude.

Le Toulousain Grégory Lamboley implorait les dieux cette semaine . Mais il ne croyait sans doute pas si bien dire, avec les hommes de Guy Noves qui l'ont emporté ce vendredi face au Stade Français, 21 à 12, en partie grâce à la chance (un nombre incroyable de rebonds toujours dans le même sens), en partie aussi grâce à un arbitrage à sens unique. Un match qui laisse donc énormément de frustration dans les rangs parisiens, à trois journées de la fin de la saison régulière.

"C'est sûr que personne ne nous aidera. Cette qualification, on va aller se la chercher tout seul" - Raphael Lakafia

Depuis un mois, depuis que la presse les a annoncés déjà qualifiés pour les phases finales, joueurs et staff du Stade Français vous répètaient conférence après conférence de presse que rien n'était encore fait et que leur place au soleil n'était pas assurée. Peut-être parce qu'ils avaient conscience plus que quiconque que rien ne leur serait donné , que personne ne les aiderait à réaliser le rêve après lequel ils courent depuis 2009...et ils n'avaient pas tort, le match du vendredi soir leur a donné raison....malheureusement.

stade français Lakafia web

"J'ai une immense fierté pour mes joueurs. Tout ce qui dépendait d'eux, ils l'ont bien fait" - Gonzalo Quesada

Et impossible de ne pas s'arrêter, lors de ce match avancé de la 23e journée, sur l'arbitrage qui a semblé échapper à Alexandre Ruiz à la 36e minute de jeu . Le moment où le pilier toulousain Tialata commet un plaquage dangereux sur Laurent Sempéré. S'enchaîne une contre-attaque des hommes de Guy Novès, un croche-patte d'anti-jeu flagrant de Vincent Clerc et le Parisien Jonathan Danty qui se fait justice lui-même en assénant un coup à Clerc, auteur d'une mauvaise parodie de simulation. Bilan : un rouge logique pour Danty, sans doute absent longtemps, un jaune pour Clerc et rien surtout pour Tialata, le premier fautif.

Mais que dire des actions d'anti-jeu répétées des Toulousains, des hors-jeu régulièrement signalés par Alexandre Ruiz mais jamais sanctionnés d'un carton comme lors des 5 dernières minutes de match où le Stade Français tenta de réduire la marque et d'arracher un point de bonus défensif, obtenant à trois reprises un avantage dans les 5 mètres mais jamais aucune biscotte délivrée à l'encontre de leur adversaire. 

 

stade français QUESASA sur 36e minute

"On va revoir nos objectifs clairement. Soirée cauchemar, cauchemar..." - Jérémy Sinzelle

Le Stade Français pas servi non plus par la chance -loin s'en faut- à l'image de ces rebonds qui n'ont jamais tourné en sa faveur. Le jeu très rude, parfois violent, a coûté très cher aussi bien sûr, et pas seulement pour ce match : k-o. pour Julien Arias, absent sans doute au moins trois semaines. Laurent Sempéré nous a fait si peur aussi, allongé de très, trop longues minutes sur le terrain, sans bouger, les soigneurs à son cou, victime de deux plaquages hauts consécutifs qu'il va falloir digérer. Même le puissant Waisea a fini par craquer sous les coups de boutoir des Toulousains. Et puis bien sûr, il y a la perte de Jules Plisson, l'ouvreur international blessé lors d'un plaquage sur Corey Flynn. Verdict? Une opération de l'épaule mercredi , une saison d'ores et déjà terminée et la suivante déjà handicapée avec la Coupe du monde qui s'éloigne pour le jeune Parisien.

Mais les Parisiens, très touchés à l'image de Jérémy Sinzelle, particulièrement ému, étaient aussi décidés à se battre à l'issue de la partie pour aller arracher la qualification. 

Son Stade Français Sinzelle

"Aller se chercher ce destin que ces joueurs méritent. Ils le méritent énormément" - Gonzalo Quesada

La suite? Se battre encore avec trois dernières journées qui s'annoncent déjà sous très haute tension : un déplacement à Colombes pour défier le Racing-Métro 92, la réception de Montpellier et un ultime match à Brive. Trois matches pour aller chercher ce rêve qu'ils méritent tant : Gonzalo Quesada, l'entraîneur parisien, veut y croire. 

stade français quesada suite web

Mais on l'a vu, contrairement à l'adage populaire, la chance ne sourit pas toujours malheureusement aux audacieux. A Paris, de faire de ce sentiment d'injustice, une force . Même s'il y a des réveils plus difficiles que d'autres comme le dit si bien Alexandre Flanquart.