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TOP 14 - Pour l'économiste du sport Christophe Lepetit, "le CA Brive a tout intérêt à s'inspirer de l'exemple d'Agen"

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Par , France Bleu Limousin

Miser sur la formation, nouer des partenariats avec d'autres clubs limousins, mobiliser l'économie locale : voilà les pistes évoquées par Christophe Lepetit pour permettre au CAB de rester durablement en TOP 14. Brive peut s'inspirer du modèle agenais, explique l'économiste du CDES de Limoges.

Le CAB a un gros avantage : peu de concurrence dans la région pour le recrutement de joueurs à former.
Le CAB a un gros avantage : peu de concurrence dans la région pour le recrutement de joueurs à former. © Radio France - Géraldine Marcon

C'est acquis : le CAB retrouvera le TOP 14 de rugby la saison prochaine.  Mais peut-il s'installer durablement dans ce championnat si relevé ?  Quels moyens doit-il avoir et comment les obtenir ?  Ces questions, Nicolas Blanzat les a posées à 8h15 à l'économiste du sport Christophe Lepetit, du CDES (centre de droit et d'économie du sport) de Limoges.

Que peut espérer un petit club comme Brive face à Toulouse, Clermont, Lyon... ?

Déjà, il va falloir monter le budget pour bâtir un effectif qui permette de viser un maintien, si possible sans passer par la phase de barrage et l'access-match que vient de remporter le CAB, parce qu'on voit bien que le club de TOP 14 ne se maintient pas tous les ans. 

Brive avait l'un des budgets les plus importants de PRO D2, avec 12 millions. Et aura probablement l'un des plus petits de TOP 14. C'est vraiment le nerf de la guerre.

C'est un élément important, parce qu'un maintien se bâtit notamment par le biais de l'effectif, avec un nombre conséquent de joueurs. Il va falloir un effectif rompu aux joutes du TOP 14 et surtout aux matchs "au couteau" pour se maintenir. Donc on va certainement passer à un budget oscillant aux alentours de 17 ou 18 millions d'euros, qui sera l'un des plus faibles, mais ce n'est pas parce qu'on n'a pas beaucoup de moyens qu'on n'a pas de bonnes idées. 

Christophe Lepetit, économiste au CDES de Limoges (archive)
Christophe Lepetit, économiste au CDES de Limoges (archive) © Radio France - Yves Maugue

Vaut-il mieux être un petit chez les gros ou un gros chez les petits ? 

Je pense que les dirigeants brivistes préfèrent être un petit en TOP 14. Il y a eu de l'engouement cette saison, mais on voit bien que le TOP 14 permet de voir évoluer des vedettes internationales, de mobiliser un tissu de partenaires et d'annonceurs plus important. La marche financière est énormissime entre les deux divisions. Le budget moyen d'un club de PRO D2 est de de 8 millions, celui d'un club de TOP 14 est un peu en-dessous de 29 millions ! C'est pas du tout le même monde, et ce sera sans doute plus facile de mobiliser en TOP 14. Il faudra juste veiller que la saison ne soit pas aussi difficile que celle de l'USAP, qui n'a pas connu beaucoup de victoires. 

Perpignan qui a effectivement galéré... On a aussi Agen, petite ville coincée entre Toulouse et Bordeaux, qui arrive à exister, en misant notamment sur sa formation. C'est un exemple à suivre ? 

C'est un très bon exemple. Le SUA s'est maintenu assez rapidement dans la saison en misant sur des joueurs du cru. Et le CAB a tout intérêt à miser sur ce type d'exemple, d'autant qu'il a la chance de ne pas avoir de concurrence autour de lui. Il y a de la place pour former des joueurs, trouver des partenariats locaux avec des clubs limousins, et générer, pourquoi pas aussi, de l'adhésion. 

On voit quand même que les clubs les plus en vue sont adossés à des villes, des métropoles puissantes. Qu'est-ce que ça dit du sport pro ? 

C'est vrai qu'on a l'impression que le rugby passe d'un sport de village à un sport de métropole. Les clubs un peu historiques du quart sud-ouest ont du mal, certains ont disparu, d'autres sont en PRO D2. Cela dit tout du potentiel économique d'un territoire. Malgré tout, on a des bastions historiques qui résistent et c'est tant mieux !

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