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Rugby

Top 14 - UBB : "Celui qui tremble, il ne faut pas qu'il joue"

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Par , France Bleu Gironde

Avant de recevoir le leader Lyon ce samedi (15h30) devant plus de 33 000 spectateurs, le manageur de l'Union Bordeaux-Bègles Christophe Urios ne cache pas son excitation, annonce que son équipe sera prête et assure que la lutte au sommet avec le LOU le stimule. Interview.

Christophe Urios estime que l'UBB a les moyens de rester sur les hauteurs du Top 14.
Christophe Urios estime que l'UBB a les moyens de rester sur les hauteurs du Top 14. © Radio France - Justine Hamon

France Bleu : pour la première fois depuis plus de cinq ans, Chaban-Delmas sera à guichets fermés, confirmation qu’il se passe quelque chose ?

Christophe Urios : Depuis le début je dis que ce qui est important c’est de reconquérir le cœur de nos supporters et franchement depuis quelque temps, ils nous le rendent bien. Quand je vois le Matmut, quand je vois Bayonne, quand je vois ce match qui est déjà pris d’assaut depuis de longues semaines. On sent qu’il y a quelque chose qui se passe et ça c’est important pour nous.  J’avais une réunion lundi avec nos supporters et je sens qu’il y a un enthousiasme incroyable. C’est pour ça que c’est un match un peu particulier et après, évidemment que le contexte du match, le premier contre le second, fait que ce n’est pas un match comme les autres. Mais ça reste du rugby.

Au début on nous prenait pour des peintres, moi y compris. Aujourd’hui c’est un peu moins vrai.

Cette attente vous donne-t-elle des responsabilités supplémentaires ?

Elle nous met face à nos responsabilités. Après, nos responsabilités on les connaît par cœur. Ce qui a de plus beau dans un projet sportif, c’est que plus tu te rapproches de l’objectif, plus il est important. Ce sont ces moments-là les plus importants et les plus beaux. Depuis le 1er juillet on attend ça. Donc celui qui tremble aujourd’hui, il ne faut pas qu’il joue. Parce qu'il met l'équipe en danger. Donc on est prêt pour ça. Ça nous aide dans la construction de ce qu’on veut faire, c’est-à-dire arriver à être dans le Top 6 à la fin de saison.

Vous attaquez un bloc décisif ?

On rentre dans un cycle essentiel. On a cinq matches importants ( ndlr : Lyon, Clermont, Castres, La Rochelle, Montpellier). On sait très bien que le soir du match de Montpellier on y verra très très clair sur ce qu’on peut ambitionner sur cette fin de saison. Le mois de mars est décisif. 

Pour l'instant, ça plane pour l'UBB de Yann Lesgourgues. - Radio France
Pour l'instant, ça plane pour l'UBB de Yann Lesgourgues. © Radio France - Justine Hamon

Avant ces matches, devez-vous afficher d’autres compétences que sur la première partie de la saison ?

Oui car on s’aperçoit bien que les équipes nous jouent différemment, qu’elles nous posent des problèmes sur des choses où il n’y avait pas de problèmes en début de saison. J’en vois trois. Le premier, c’est le niveau d’agressivité des équipes qui nous jouent. Au début on nous prenait pour des peintres, moi y compris. Aujourd’hui c’est un peu moins vrai. Le deuxième, c’est cette espèce de rush défense. Monter très vite, couper les extérieurs, mettre beaucoup de pression sur la charnière. Le troisième, c’est faire en sorte qu’on n’ait pas de ballons propres. Donc on est obligé de faire évoluer notre jeu. 

Demain, il va y avoir quinze mecs contre quinze mecs et c’est celui qui aura envie de bouffer le foie de l’autre qui va gagner ce match.

Est-ce que ce duel à distance avec Lyon vous stimule ?

Oui. Je n’avais jamais eu l’occasion d’être aussi haut en Top 14. Donc ça me donne envie de continuer à amener encore plus de choses à l’équipe, d’être le meilleur possible pour mes joueurs. Ça me stimule, ça me motive, ça me rend plus fort.

Le groupe progresse mais doit encore apprendre à l’image du match perdu à Toulouse ? 

Tous ces matches nous aident en prévision de notre fin de saison où on aura des matches couperets à gagner. C’est important de ne pas trembler, d’être sûr de notre rugby, de notre état d’esprit. Et le match de Toulouse donne du sens parce qu’on s’est fait bouger. Dans l’agressivité pure. Les mecs nous ont mis la tête dans la terre, ils nous ont fait de tout. Et ça ce n’est pas possible. En plus d’avoir mal joué ou de ne pas avoir joué le rugby qu’on voulait, on s’est fait agresser dans le bon sens du terme. Ce sont des leçons à recevoir. Le rugby appartient aux hommes. Demain, il va y avoir quinze mecs contre quinze mecs et c’est celui qui aura envie de bouffer le foie de l’autre qui va gagner ce match. Et peut-être sur ce match de reprise, celui aussi qui fera le moins d’erreurs. 

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