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Top 14 - UBB : Jefferson Poirot prend le TGV en marche

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De retour de la coupe du monde, le capitaine de l'Union Bordeaux-Bègles revient dans un groupe qui tourne bien. Sans rien revendiquer mais avec la ferme intention d'aider à écrire une histoire qui a idéalement commencé.

19 janvier 2019, date du dernier match de Jefferson Poirot sous le maillot de l'UBB face au Connacht. 19 janvier 2019, date du dernier match de Jefferson Poirot sous le maillot de l'UBB face au Connacht.
19 janvier 2019, date du dernier match de Jefferson Poirot sous le maillot de l'UBB face au Connacht. © Radio France - Justine Hamon

"Le plus difficile depuis mon retour ? La pluie." Après une heure d'entraînement intense, Jefferson Poirot a dû s'infliger un dernier sprint entre les gouttes vers la salle de presse du stade André Moga.

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A l'issue d'une coupe du monde où il s'est déclaré "assez content du comportement de l'équipe" et d'un revers en quarts face aux gallois qui l'a privé de "quelque chose d'incroyable", le pilier international avoue n'avoir pas fait grand chose. Du repos en famille, quelques jours à Paris et une petite fête pour ses 27 ans.

Sur la pointe des pieds

"Physiquement ça va. Tests compris, on n'a joué sept matches. Mentalement, ça a été dur sur le coup mais j'ai eu les vacances pour digérer ça. C'était important de couper. Quand je suis revenu ici, j'ai trouvé une atmosphère propice à vite basculer."

Depuis le Japon, Jefferson Poirot a suivi les aventures de ses coéquipiers, aujourd'hui deuxièmes du championnat. "J'ai vu les matches mais comme c'était à 4 heures du matin, je mettais le réveil à 7 heures, je regardais en différé et je ne descendais pas au petit déjeuner avant la fin du match."

Pour la première fois, Jefferson Poirot sera privé de son coéquipier et ami Baptiste Serin, parti à Toulon. © Radio France - Justine Hamon

"J'étais en contact avec certains mecs. Adrien Pelissié m'a beaucoup écrit, Clément Maynadier, Marco Tauleigne aussi. Je savais comment ils se sentaient de l'intérieur et c'est pour ça que j'étais excité de rentrer à Bordeaux et impatient de découvrir ça."

Ça, c'est le Bordeaux nouveau, cornaqué par Christophe Urios. "J'ai trouvé un club plus dynamique, qui a plus envie d'aller au bout des choses. Même si c'est ma huitième saison au club, je ne suis pas arrivé en expliquant tout à tout le monde, j'ai pris la température, je suis resté en retrait et j'attends surtout le terrain pour pouvoir m'exprimer. Ils ont construit une nouvelle histoire depuis le début de saison. A moi de prouver que je vais pouvoir apporter quelque chose."

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Jefferson Poirot, qui avoue bosser dur les nouveaux systèmes de jeu, ne sait pas encore s'il sera sur la feuille de match dès samedi face à Agen mais son retour, comme celui des quatre autres mondialistes (Ravai, Radradra, Seuteni, Gorgadze), est bien sûr une bonne nouvelle pour le manageur.

Capitaine de l'UBB puis du XV de France ?

"C'est un international français donc j'attends qu'il amène son expérience, sa qualité humaine, son leadership. On retrouve évidemment un excellent joueur de rugby, une bonne personne mais aussi notre capitaine."

Un capitanat que Jefferson Poirot va récupérer d'autant plus logiquement que Mahamadou Diaby, qui avait endossé le costume, est suspendu pour sept semaines . Avant de récupérer celui du XV de France suite à la retraite international de Guilhem Guirado ? "Je ne sais pas. J'ai été capitaine, ça m'a plu, j'ai été à l'aise dans le rôle. Ce sont des choix qui ne m'appartiennent pas. C'est sûr que si jamais ça m'est proposé, je pense que j'accepterai." Pour le pilier gauche, la saison s'annonce aussi longue qu'excitante.

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