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Rugby

Top 14 - UBB : "Les champions du mois de décembre"

mercredi 2 janvier 2019 à 14:31 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Malgré une série en cours de quatre victoires, Jefferson Poirot rappelle que l'Union Bordeaux-Bègles n'a toujours rien gagné. Le capitaine appelle même à redoubler de vigilance avant d'aller samedi à Pau où les Girondins se savent très attendus. Interview.

Tout baigne à l'UBB mais son capitaine sait que c'est au printemps qu'on fera les comptes.
Tout baigne à l'UBB mais son capitaine sait que c'est au printemps qu'on fera les comptes. © Radio France - Justine Hamon

Bordeaux, France

France Bleu : Quel regard portez-vous sur la dynamique actuelle ?

Jefferson Poirot : C'est forcément une bonne dynamique parce qu'il y a des victoires. On est forcément heureux de pouvoir enchaîner ces performances mais on sait que chaque weekend c'est un boulot énorme pour remettre les choses dans l'ordre et gagner des matches.

Vous commencez à vous épanouir dans le nouveau plan de jeu ?

On avait besoin d'un peu de temps. Beaucoup de choses avaient changé, des nouveaux joueurs, un nouveau plan de jeu. Je pense qu'il commence à être assimilé et que tout le monde respecte son rôle et le rôle qu'il a à jouer dans le système qu'on a aujourd'hui.

L'UBB vient de prendre 17 points en quatre journées. Personne n'a fait mieux. - Radio France
L'UBB vient de prendre 17 points en quatre journées. Personne n'a fait mieux. © Radio France - Justine Hamon

Vous avez bien fait de conserver ce style après le départ du manageur Rory Teague ?

On faisait de bonnes choses donc il n'y avait aucune raison de changer. Je pense que ç'aurait été totalement une erreur de se remettre en cause là-dessus. On avait toutes les statistiques et on savait qu'à un moment donné, ça pourrait tourner pour nous.

Il y a quand même une une forme de libération ?

Une libération ? Je ne pense pas. On a tous été surpris par le départ de Rory et au lieu de se disperser, on s'est au contraire resserrés et on s'est mis encore plus à compter les uns sur les autres.

Ce que je sens c'est que les joueurs sont revanchards, ont envie d'aller un peu plus loin. Ce n'est plus la simple victoire pour bien rigoler le soir avec les copains. On sent que derrière, il y a une envie d'aller encore plus loin.

Vous sentez en interne une énergie pour tirer tout le monde vers le haut ?

La petite différence qu'il y a depuis quelques matches c'est que tout le monde a pris ses responsabilités. Ce que je sens c'est que les joueurs sont revanchards, ont envie d'aller un peu plus loin. Ce n'est plus la simple victoire pour bien rigoler le soir avec les copains. On sent que derrière, il y a une envie d'aller encore plus loin. En tant que capitaine, c'est bon pour moi, car c'est facilitant. 

L'entraîneur de La Rochelle disait récemment que toutes les équipes iraient maintenant à Pau pour gagner. C'est votre objectif ?

Je pense que c'est leur manquer de respect. Si un entraîneur disait ça de notre équipe, ça ne me plairait pas. Je pense que Pau a d'autre qualités que sa douzième place aujourd'hui. Sur la première mi-temps, il n'y pas photo, La Rochelle s'est bien fait secouer. Ils arrivent à réagir, tant mieux pour eux. Bien sûr qu'on joue tous les matches pour les gagner mais on va surtout y aller avec beaucoup d'humilité et essayer de ne pas passer pour des rigolos et de ne pas relancer Pau.

Encore trop tôt pour regarder vers le haut estime Jefferson Poirot. - Radio France
Encore trop tôt pour regarder vers le haut estime Jefferson Poirot. © Radio France - Justine Hamon

Vous êtes surpris de leur situation ?

Oui, je suis très surpris. Il y a beaucoup de qualité de joueurs, c'est une équipe qui joue bien au rugby, qui l'a montré l'an dernier en étant pas loin de se qualifier. Je suis sûr qu'ils vont se réveiller et qu'ils auront à cœur ce weekend de stopper l'hémorragie. C'est une certitude. Nous à leur place, on serait dans un état d'esprit très revanchard et on attendrait l'adversaire le couteau entre les dents.

Après votre succès à Castres, le regard des adversaires va-t-il changer ?

Je ne sais pas s'il va changer. Nous on a préféré se dire que c'est un petit exploit. Ça serait bien que ça devienne une habitude. On a fait un très gros match. A nous de répéter ça. Il y avait eu Perpignan même si on ne s'était pas montré aussi à l'aise. Il faut travailler pour réussir à refaire ce genre de match.

Nous on n'a rien vécu. On a juste à continuer à se taire et à travailler. Et si ça doit venir, ça viendra.

Vous restez quand même, Challenge Cup comprise, sur trois victoires à l'extérieur...

Oui, c'est bien, forcément. Maintenant, il ne faut pas d'excès de confiance. Il ne faut pas se prendre pour ce qu'on n'est pas. On est une équipe qui n'arrive pas à se qualifier depuis son accession en Top 14. Nous, on n'a rien vécu. On a juste à continuer à se taire et à travailler. Et si ça doit venir, ça viendra. Et ça passera forcément par des matches à l'extérieur. Les équipes qui se qualifient ce sont celles qui savent se déplacer et jusque là on avait du mal à se déplacer... Si ça s'arrête à Pau, on reparlera des mêmes problèmes la semaine d'après. On en est là.

Malgré la quatrième place, votre discours reste très prudent...

On est les champions du mois de décembre. Bien placés en décembre et à côté de la plaque au mois de mars. On essaie de rester focalisés sur ce qu'on peut maîtriser, sur le sérieux qu'on peut mettre au quotidien. On se connaît trop pour pouvoir fanfaronner. On préfère rester ultra prudents car on en a un peu marre de passer pour des cons. 

C'est sera votre dernier match de Top 14 avant, normalement, de partir avec le XV de France. Il y a une forme de frustration ?

La liste n'est pas encore sortie... Mais c'est sûr que vu la dynamique, c'est assez frustrant de partir comme ça, de se dire qu'on ne va peut-être pas vivre ces moments avec le groupe, c'est dommage. Après, je ne suis pas vraiment inquiet parce que je trouve qu'on a un groupe homogène et je sais que ça se passera super bien quand on ne sera pas là avec, j'espère, le plus d'internationaux possible à Bordeaux.