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Rugby

Top 14 - UBB : les vérités de Laurent Marti

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Par , France Bleu Gironde

Au micro de France Bleu Gironde, le président est revenu longuement dans la Mêlée du lundi sur l’actualité de l’Union Bordeaux-Bègles qu’il espère plus réjouissante la saison prochaine. Morceaux choisis.

Laurent Marti, Jefferson Poirot et l'UBB n'ont pas atteint leurs objectifs.
Laurent Marti, Jefferson Poirot et l'UBB n'ont pas atteint leurs objectifs. © Radio France - Justine Hamon

Bordeaux, France

Une instabilité chronique, une fin de championnat bâclée et des finances dans le dur. Laurent Marti ne gardera pas un grand souvenir de l’exercice 2018-19 qui a vu son club terminer à la dixième place du championnat. Mais espère que l’arrivée de Christophe Urios va permettre de remettre le train girondin sur les rails. Interview.

Une saison en forme d'échec

Frustration et déception. Cette année, contrairement aux deux saisons précédentes, on savait qu’on avait l’effectif pour rivaliser sur le terrain. Ce n’était vraiment pas le cas des deux dernières années qui avaient été des années de coup d’arrêt. J’y ai cru longtemps. On a passé 14 journées sur 26 dans le Top 6. Jusqu’à UBB / Castres, on est complètement dans les clous. Là on s’écroule, c’est un échec parce qu’avec cette équipe on pouvait faire mieux. 

Je n’ai pas envie publiquement d’accuser des gens. Le premier coupable c’est moi parce que je suis là pour prendre les bonnes décisions et entourer l’équipe au mieux. Certainement qu’il y a eu des erreurs de casting ces dernières années. Aujourd’hui je pense que c’est ce qu’on paie.

Erreurs de casting

Il y a eu des dysfonctionnements tout au long de la saison et le Top 14 est tellement serré…Je n’ai pas envie publiquement d’accuser des gens. Le premier coupable c’est moi parce que je suis là pour prendre les bonnes décisions et entourer l’équipe au mieux. Certainement qu’il y a eu des erreurs de casting ces dernières années. Aujourd’hui je pense que c’est ce qu’on paie. J’en veux énormément aux joueurs autant que je m’en veux à moi et au staff qui n’a pas réussi à mobiliser les troupes. Ça fait trois ans qu’on est dans cette instabilité. U club, c’est un équilibre et quand cet équilibre est rompu, tout le monde part un peu à vau l’eau.  

Laurent Marti entouré par Jean-Baptiste Poux et Joe Worlsley - Radio France
Laurent Marti entouré par Jean-Baptiste Poux et Joe Worlsley © Radio France - Justine Hamon

L’incroyable défaite face à Toulouse et les 80 points encaissés à La Rochelle

Toulouse, il fallait assumer l’au revoir après et c’est toujours le moment où j’adresse un petit mot au public et aux partenaires et je vous avoue que j’ai eu beaucoup de mal. Jamais en douze ans de présidence, je n’avais eu un tel ressenti. C’était la déception de trop. Et puis La Rochelle c’est l’humiliation. On la voyait venir, on a essayé toute la semaine de réveiller les troupes... 

Il sait exactement ce qu’il veut faire, je suis impressionné par son organisation, sa rigueur et son travail. Je peux vous dire que ça bosse grave.

Pourquoi le staff s’est-il entêté dans le plan de jeu mis en place par Rory Teague ?

C’était le staff de Rory qui est resté en place, des hommes que Rory avait choisis et façonnés. A part Joe (ndlr : Worsley qui a pris le poste de manageur) qui était là avant mais en parfaite symbiose. Je crois qu’ils n’avaient pas envie de tout remettre en question et peut-être qu’ils ne s’en sentaient pas capables. Et on ne peut pas leur en vouloir parce que c’est moi qui les ai mis dans cette situation. Ils ne m’ont rien demandé. Ce n’est pas un staff qui m’a demandé la tête de Rory. Je pense qu’ils étaient dans un contexte où il aurait été compliqué de changer les choses.

L’espoir Urios

Il n’a pas encore imprimé sa patte mais ce qui est certain c’est qu’il a déjà préparé tout son projet qui fait 78 pages, détaillé du début à la fin. Il sait exactement ce qu’il veut faire, je suis impressionné par son organisation, sa rigueur et son travail. Je peux vous dire que ça bosse grave. Il a juste vu les joueurs avant leur départ en vacances. Il a eu un discours clair, d’homme mais je pense qu’il en a gardé sous la pédale. Concernant le jeu, il a dit qu’il s’adaptait à chaque club, à l’évolution du rugby et je pense qu’avec ses adjoints il est en train d’y travailler.

Avec Christophe Urios, Laurent Marti espère avoir trouvé celui qui emmènera l'UBB en phases finales. - Radio France
Avec Christophe Urios, Laurent Marti espère avoir trouvé celui qui emmènera l'UBB en phases finales. © Radio France - Justine Hamon

Christophe Urios a-t-il eu un regard sur le recrutement ?

Pas vraiment puisque quand il est arrivé il ne restait que deux postes à pourvoir, le deuxième ligne et le troisième ligne. Il a choisi Flanquart et Higginbotham. Il va trouver une équipe déjà constituée mais je me dis qu’elle ne lui déplaît pas. 

Cette année a été complètement loupée en termes de préparation physique. La conséquence c’est ce qu’on a vu sur les secondes mi-temps. Si le Top 14 s’était joué en une mi-temps, on aurait été premiers non ?  Christophe a fait des choix là-dessus parce qu’il a fait des constats.

L’avalanche de blessés et le changement de préparateur physique

On n’en a pas beaucoup parlé parce qu’il faut arrêter de trouver des excuses. A partir de janvier, on n’a plus vu Jandre Marais ni Jefferson Poirot, nos deux capitaines. Et on a battu notre record de blessés. Cette année a été complètement loupée en termes de préparation physique. La conséquence c’est ce qu’on a vu sur les secondes mi-temps. Si le Top 14 s’était joué en une mi-temps, on aurait été premiers non ?  Christophe a fait des choix là-dessus parce qu’il a fait des constats.

Les Rochelais devraient revenir au Matmut Atlantique. - Radio France
Les Rochelais devraient revenir au Matmut Atlantique. © Radio France - Justine Hamon

Une seule sortie au Matmut Atlantique

On va en refaire un qui sera certainement contre La Rochelle, le derby de l’Atlantique. En plus, les supporters rochelais se déplacent en masse. Mais cette fois on va essayer de le faire vers le 20 décembre, pendant le Boxing Days, c’est la demande qu’on a faite à la Ligue. J’ai rencontré Christophe Pierrel le nouveau directeur (ndlr : de SBA, qui gère l’exploitation du stade) qui essayait de comprendre et comment aller plus loin. Mais c’est presque impossible parce que ce stade a des mises en route coûteuse. Pour le match de La Rochelle, on a encore perdu de l’argent par rapport à un match à Chaban.

L'appel aux supporters

Nous sommes pour la sixième année consécutive premier public de France devant Toulouse et Clermont mais c’est vrai que la moyenne baisse (ndlr : 20409 contre 22200 la saison dernière). Cette érosion nous inquiète parce qu’on en a besoin. On a des finances qui sont au plus mal et l’un des critères pour revenir à l’équilibre serait de retrouver plus de public.