Rugby

Top 14 - UBB : Marc Clerc, le charpentier qui construit sa carrière

Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde lundi 29 août 2016 à 16:56

Marc Clerc, déjà dans le moule girondin.
Marc Clerc, déjà dans le moule girondin. © Radio France - Justine Hamon

Il est l'un des artisans de la bonne tenue de la mêlée bordelo-béglaise en ce début de saison. L'ancien pilier d'Oyonnax s'est rapidement intégré au projet de l'Union Bordeaux-Bègles et espère monter en puissance. Découverte avec un montagnard devenu rugbyman.

Il est bien moins connu que son homonyme Vincent, l'ailier international passé cet été de Toulouse à Toulon. Mais Marc Clerc entame sa quatrième saison de Top 14. Pas mal pour un joueur qui, après avoir tâté du ballon rond, n'a découvert le rugby qu'à l'âge de 18 ans, a fait ses armes en Fédérale 1 à Bourg-en-Bresse avant de répondre à l'appel des dirigeants d'Oyonnax en 2011.

Le Haut-Savoyard, charpentier de formation, y a construit son début de carrière professionnelle avec une sacrée régularité. Deux saisons en Pro D2, trois en Top 14 pour une moyenne de 24 feuilles de match par an. Sous la houlette de Christophe Urios, il a connu la montée dans l'élite, l'ambiance folle du stade Charles Mathon et même la Champions Cup avec les Oyomen.

Un premier essai en Top 14 ?

Le pilier droit (1m81, 120kg) a beaucoup appris dans l'Ain avant de se décider à changer d'air. Il a choisi Bordeaux et y a posé ses crampons cet été avec, dans son bagage, les conseils de son coéquipier et ancien de la maison girondine, Laurent Delboulbès. "Il m'avait préparé psychologiquement à faire un grosse préparation physique. J'ai eu de la chance que le temps de préparation cette année était un peu plus court. Ça m'a peut-être sauvé (ndlr : sourire)..."

Recruté comme joueur de "complément" derrière le duo Sekope Kepu / Vadim Cobilas, Marc Clerc a mécaniquement grimpé dans la hiérarchie des droitiers après le retour au pays inattendu de la star australienne. Remplaçant face au Racing 92, il a connu sa première titularisation samedi à Toulouse.

Après le chaudron de Mathon, Marc Clerc a découvert son nouveau jardin, le stade Chaban-Delmas. - Radio France
Après le chaudron de Mathon, Marc Clerc a découvert son nouveau jardin, le stade Chaban-Delmas. © Radio France - Justine Hamon

"L'intégration se passe assez bien, confie-t-il, surtout depuis le stage à Santander qui m'a bien aidé à connaître tous les mecs. Vivre 24h sur 24, ça aide à partager les choses. Sur les premières semaines, j'ai trouvé que les entraînements rugby s'étaient vite mis en place. L'UBB a un jeu beaucoup porté sur l'offensive. A Oyo, on avait un cadre de jeu assez strict. Là ça me change un peu, ça va me faire du bien aussi, c'est là où j'ai besoin de progresser".

S'il porte l'étiquette de pilier de mêlée, Marc Clerc s'est lancé, à 29 ans, le défi de pouvoir faire évoluer son rugby, de gagner en mobilité pour s'intégrer dans le système beaucoup plus joueur de l'UBB. Ses deux premières sorties ont confirmé sa solidité dans l'affrontement. Le reste pourrait suivre pour ce montagnard qui attend toujours le bonheur d'un premier essai en Top 14.

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