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Top 14 – UBB : Olivier Brouzet part vers "une troisième vie"

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Par , France Bleu Gironde

Après 18 ans passés au club dont 14 comme directeur du développement, l’ancien deuxième ligne international va tourner la page en fin de semaine avec la fierté d’avoir aidé l’Union Bordeaux-Bègles à grandir. Interview.

Olivier Brouzet, directeur du développement de l'UBB depuis 2007.
Olivier Brouzet, directeur du développement de l'UBB depuis 2007. © Radio France - Arnaud Carré

Arrivé en 2007 aux côtés du président Laurent Marti, l’ex-joueur du CABBG (1996-200) aura participé à l’évolution d’une Union passée des bas-fonds de la Pro D2 et du vieux stade André Moga aux grandes soirées de Top 14 à Chaban-Delmas devant plus de 30 000 spectateurs. A 48 ans, Olivier Brouzet va se lancer dans un nouveau projet en lien avec le sport mais pas dans le rugby.

France Bleu Gironde : Quand vous vous retournez, vous mesurez le chemin parcouru ?

Olivier Brouzet : un beau chemin parcouru. Pas forcément linéaire. Il y a eu quelques embûches mais c’est vrai qu’en quatorze années, le club a bien évolué, s’est bien développé. On est arrivé un peu sur une feuille blanche même si un passé pas si lointain était plutôt glorieux et j’ai eu l’occasion de participer en tant que joueur à ces quelques belles années. Il y avait beaucoup de choses à faire, il fallait se mettre à la page du professionnalisme. Et dans les structures et dans les manières d’opérer. C’est ce qu’on s’est évertué à faire.

Le club vivotait dans les tréfonds de la Pro D2, à la limite de la fédérale Une, et c’est vrai que tout était un peu en suspens. Il fallait donner une nouvelle dimension au club pour lui donner une ambition tout simplement.

C’était quoi la réalité de l’UBB à l’époque ?

Tout était à construire. Le club vivotait dans les tréfonds de la Pro D2, à la limite de la fédérale Une, et c’est vrai que tout était un peu en suspens. Il fallait donner une nouvelle dimension au club pour lui donner une ambition tout simplement.

Le terreau était là, il y avait une vraie impatience chez tous les amoureux du rugby en Gironde ?

Il y avait une grande attente pour que cette équipe se réveille à nouveau. On a été agréablement surpris de passer de cet anonymat d’une demi-finale contre Grenoble à cette vague d’amitié, d’intérêt après l’accession et le jour même de la montée en Top 14. Ça s’est rapidement concrétisé par ce public qui venait de plus en plus nombreux et notamment à Chaban à partir de 2015. Ça a été la plus belle récompense du travail fourni.

21 mai 2008 : naissance de l'UBB
21 mai 2008 : naissance de l'UBB © Maxppp - Maxppp

Il vous a fallu aussi suivre le rythme d’un club qui a grandi sportivement plus vite que prévu ?

C’est vrai que l’ascension a été rapide. Il a fallu se maintenir en Top 14 avec les moyens du bord et, à côté du sportif, être à la hauteur. On a essayé de rivaliser d’ingéniosité, de faire beaucoup avec peu de choses même si Laurent (ndlr : Marti) au fil des années a mis la main à la poche pour se donner les moyens de ses ambitions. Et on a eu surtout la chance rapidement d’avoir la possibilité d’investir Chaban qui est un vrai cadeau, un stade mythique vraiment fait pour le rugby.

La fierté c’est d’avoir été pendant plusieurs années le meilleur public d’Europe ?

C’est une fierté mais c’est un public qui était là. Ce département est un vrai bassin de rugby. Il n’attendait qu’à être réveillé. Le style de l’UBB leur a donné l’envie de venir au stade de plus en plus nombreux et je pense que ça va continuer parce que l’équipe a un style résolument tourné vers l’attaque. C’est du spectacle.

Je pars, pas le cœur léger mais presque, parce que j’ai vécu quatorze années extraordinaires au sein de club. C’est un beau bout de chemin et c’est un vrai privilège de l’avoir vécu.

Quand vous rouvrez l’album aux souvenirs, quelles sont les images qui ressortent ?

Il y a eu des moments extraordinaires et des moments de doute. Je me rappelle d’un match d’hiver contre Blagnac où on perd devant 2000 personnes. Il y a eu les premiers matchs à Chaban, le match de Bayonne, ce match inattendu à Grenoble et puis quelques belles fêtes au Matmut Atlantique. Il y a plein d’images qui se bousculent mais surtout une grande satisfaction d’avoir accompli tout ce travail et d’avoir permis au club d’avoir évolué plutôt favorablement.

Qu’est-ce qui vous a décidé à partir ?

Il n’y pas de déception, pas de lassitude mais l’impression d’avoir fait le tour des choses, d’avoir rempli ma mission. Et puis il est temps si je veux vivre une troisième vie… J’ai eu l’occasion d’en vivre une première en tant que joueur de rugby, une seconde grâce à a confiance de Laurent Marti. Il est temps, j’ai 48 ans. C’est maintenant ou jamais. Je pars, pas le cœur léger mais presque, parce que j’ai vécu quatorze années extraordinaires au sein de club. C’est un beau bout de chemin et c’est un vrai privilège de l’avoir vécu.

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