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Rugby

Top 14 - UBB : "Si Christophe Urios peut nous mettre 70 points..."

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Par , France Bleu Gironde

Dimanche, sur la pelouse du Castres olympique dirigé par le futur manageur du club girondin, l'Union Bordeaux-Bègles ne s'attend à aucun cadeau. Le talonneur albigeois de l'UBB, Clément Maynadier, présente un déplacement qui ne supportera pas l'à peu près. Interview.

En février, Christophe Urios et Castres étaient venus jouer un vilain tour à l'UBB.
En février, Christophe Urios et Castres étaient venus jouer un vilain tour à l'UBB. © Radio France - Justine Hamon

Bordeaux, France

France Bleu : jouer à Castres, c’est toujours compliqué ?

Clément Maynadier : On y a fait un match nul (ndlr : 23-23 en avril 2013), c’est déjà pas mal…On connaît les qualités de Castres, c’est une équipe qui ne lâche jamais rien à la maison. On s’attend vraiment à un gros match donc si on veut exister dans un match comme celui-là, il va falloir mettre les ingrédients pour. Une bonne conquête et une bonne défense pour pouvoir espérer rester dans le match.

Vous les avez-vous face au Munster ?

Oui, j’ai vu les deux matches. Elle a gagné d’un point à Pierre-Fabre. C’est une équipe qui a du caractère, forte sur les bases, rugueuse. C’est l’équipe championne de France en titre.

Ce n’est pas parce qu’on a été bons ces dernières semaines en mêlée que ça va bien se passer à Castres. Si on le prend trop à la légère, on va au-devant d'une déconvenue. Ce weekend, Castres a été capable de rivaliser, voire de mettre le Munster sur le toit dans ce domaine-là.

Vous venez de gagner deux fois de suite à l’extérieur, ça peut vous aider ?

On l’a fait deux fois en trois semaines dans des compétitions et des conditions différentes. On apprend toujours d’une victoire à l’extérieur. On va s’en servir pour continuer à avancer.

Clément Maynadier en action ici face à Toulon. - Radio France
Clément Maynadier en action ici face à Toulon. © Radio France - Justine Hamon

Est-ce la victoire de vos coéquipiers à Sale vous a surpris ?

Surpris ? Non, pas du tout. Quand vous en prenez cinquante à la maison, vous êtes forcément vexés. Eux nous ont pris complètement de haut sur le deuxième match. Quand on ne respecte pas l’adversaire, il arrive souvent des déconvenues. Ça nous est arrivé il y a deux ans face à Exeter. On est allé gagner là-bas et on perd une qualification européenne à la maison…

L’UBB, qui a changé son jeu, est-elle plus à même de rivaliser aujourd’hui avec Castres ?

On suit notre cursus, on essaie pour l’instant de se réconforter avec une conquête forte. Ça nous réussit plutôt bien mais d’un match à l’autre, c‘est complètement différent. Ce n’est pas parce qu’on a été bons ces dernières semaines en mêlée que ça va bien se passer à Castres. Si on le prend trop à la légère, on va au-devant d'une déconvenue. Ce weekend, Castres a été capable de rivaliser, voire de mettre le Munster sur le toit dans ce domaine-là. Ils font de très bons ballons portés, ils ont une très grosse mêlée. Ça va être un sacré challenge.

On a une équipe un peu plus mature que ce qu’elle était il y a quelques années. Forcément on a progressé. Après, il nous a fallu huit mois pour gagner à l’extérieur donc on ne va pas sauter de joie. Il faut faire attention tout le temps.

Défense, jeu au pied, grosse conquête, l’UBB ressemble à Castres aujourd’hui ?

Ce n’est pas à nous de faire le jeu à l’extérieur. On a notre plan de jeu, on s’y tient. Ça a marché à Perpignan et à Sale, tant mieux pour nous. On a une équipe un peu plus mature que ce qu’elle était il y a quelques années. Forcément on a progressé. Après, il nous a fallu huit mois pour gagner à l’extérieur donc on ne va pas sauter de joie. Il faut faire attention tout le temps.

Les avants girondins se savent très attendus au stade Pierre-Fabre. - Radio France
Les avants girondins se savent très attendus au stade Pierre-Fabre. © Radio France - Justine Hamon

Ce qui manque aujourd’hui à l’UBB, c’est une victoire chez un gros ?

Comptablement, on est encore dans le chemin qu’on voulait. On n’a pas perdu à la maison, on a la chance d’avoir une victoire à l’extérieur... Peut-être qu’à un moment, oui, il faudra aller le faire dans le sens où on a perdu des points en n’allant pas gagner chez des équipes qui sont derrière nous au classement. On rentre dans une période compliquée avec des matches au milieu des fêtes. Il va falloir prendre des points donc avoir une bonne conquête, s’accrocher partout et tout ça, ça passe par de la discipline.

On ne se croisera pas, il ne viendra pas boire l’apéro avant le match et ne viendra pas le boire après.

Qu’est-ce qui sépare aujourd’hui un champion de France et une équipe qui n’arrive pas à passer dans le Top 6 ?

Je ne sais pas. L’année dernière, Castres n’était pas aussi bien placé que nous à l’heure actuelle. Ils ont peut-être eu le déclic chez nous en février, ils ont été capables de gagner à La Rochelle. Après, sur trois matches de phases finales, vous jouez trois finales. Il y a trois jours où il faut être le meilleur. Et ils ont été les meilleurs. La différence, elle se fait peut-être dans la tête à ce moment-là.

Le fait d’affronter l’équipe de Christophe Urios, qui sera le futur manageur de l’UBB, change-t-il la donne ?

S’il peut nous mettre 70 points, il nous les mettra. S’il peut venir gagner ici et nous enlever la qualification, il le fera. Donc on ne lui fera pas de cadeaux. Lui il veut bien finir avec Castres, nous on veut bien finir avec l’UBB, donc il n’y aura pas de cadeaux. On ne se croisera pas, il ne viendra pas boire l’apéro avant le match et ne viendra pas le boire après. Christophe Urios est annoncé manageur mais pour la saison prochaine. Et puis le match est avant Noël et il a dit qu’il se consacrerait à l’UBB après Noël, c’est encore mieux (sourire)...