Rugby

Top 14 : "Un non match de notre part". Brive passe à côté et perd (gros) à Grenoble (36-23)

Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin dimanche 11 septembre 2016 à 17:34

Trois cartons rouges, une énorme bagarre générale, le CAB pas au rendez-vous : Grenoble - Brive a été animé
Trois cartons rouges, une énorme bagarre générale, le CAB pas au rendez-vous : Grenoble - Brive a été animé © Radio France - Nicolas Blanzat

Brive s'est incliné à Grenoble (36-23), ce dimanche, pour la 4e journée de Top 14. Le CAB, co-leader avant le match, est passé à côté du rendez-vous. La rencontre a été marquée par une grosse bagarre générale. Brive veut faire citer un Grenoblois. Arnaud Mela s'emporte lui contre les matchs à 12h30.

Le CAB est tombé dans le piège, et rentre dans le rang. Les rugbymen brivistes, co-leaders du Top 14 avant la 4e journée (notamment grâce à leur succès à Toulon 25-21 il y a une semaine), se sont inclinés, ce dimanche après-midi, 36-23 à Grenoble, dernier du classement avec trois défaites en autant de matchs avant cette rencontre. Si les Corréziens ont rapidement pris les devants en début de partie (3-10, 16e), ils ont vite été rattrapés par la furie et l’envie des Grenoblois, condamnés à gagner pour ne pas vivre une saison galère (20-13, mi-temps). Battus dans l'engagement, dépassés dans l'intensité, chahutés en conquête, acculés dans leur camp, les Brivistes n'ont jamais su se défaire de l'étreinte grenobloise sans pour autant perdre pied (26-23, 56e), avant de s'incliner. Une faillite collective qui a eu le don d'énerver les entraîneurs du CAB, comme Didier Casadéï.

Une énorme bagarre générale

Le match a été marqué par une énorme bagarre générale juste avant la mi-temps, après une mêlée, qui a occasionné deux cartons rouges côté grenoblois (Taumalolo et Hunt) et un côté briviste (Jourdain).

Lapeyre, et surtout Ugalde dans le collimateur...

Après l'issue de la rencontre, le club de Grenoble a décidé de demander la citation de deux joueurs du CAB : Benjamin Lapeyre (pour un coup de poing asséné à un adversaire de dos durant la bagarre générale) et Matthieu Ugalde, selon L'Equipe. L'ouvreur briviste est suspecté d'avoir commis une fourchette à l'ailier Armand Batlle après l'essai de ce dernier (63e).

... Brive veut faire citer Vanderglas

Mais Brive a aussi décidé de ne pas en rester là. Selon nos informations, le CAB a demandé à faire citer le 3e grenoblois Henry Vanderglas. Remplaçant au coup d'envoi, le club briviste lui reproche d'avoir participé à la bagarre générale juste avant la mi-temps en venant asséner des coups aux joueurs du CAB, depuis le bord de touche.

Mela, "super déçu", fustige les matchs à 12h30

Après ce match très animé, le capitaine emblématique du CAB est l'un des rares joueurs venus face à  la presse pour dire sa déception. "C'est un non match de notre part", lance Arnaud Mela, alors que les circonstances étaient favorables au CAB. "Je suis super déçu parce que c'était LE jour pour venir à Grenoble. Ils ont une équipe de titulaires blessés. Sans manquer de respect pour tous les autres Grenoblois, automatiquement tu te dis que tu peux gagner là-bas. Je suis très déçu pour ça." Le 2e ligne a ensuite évoqué la prestation corrézienne. "J'ai pas mal de colère après nous, parce qu'on s'est dit des choses et on ne les a pas assumées. Dans l'envie, on a été très moyen. On a mal préparé ce match, on n'a pas mis ce qu'il fallait."

"On dirait des équipes corpos [...] je ne sais pas si les gros clubs jouent à 12h30, mais je ne pense pas..."

Puis, Arnaud Mela, sans en prendre prétexte pour expliquer la défaite briviste, a fustigé l'horaire des matchs à 12h30. "Quand tu viens de te taper 600 bornes, huit heures de bus, une petite nuit en étant arrivé à 20h et levé à 7h, tu n'as pas le temps de te... avec un match à 20h45, tu as toute la journée pour récupérer du bus, etc. Ca fait partie des choses qui ne sont pas un cadeau pour l'équipe qui se déplace. C'est quand même triste de venir jouer à 12h30 un dimanche à Grenoble, ce ne sont pas des conditions idéales. Et pour se péter des mecs, il n'y a pas mieux non plus. Parce que quatre heures après le réveil, être sur un terrain de rugby, ça n'est pas le bon truc. On dirait des équipes corpos ! On va jouer le dimanche à midi avec les copains. Ce n'est pas bon... pas bon parce qu'on va péter des mecs. Tu n'as pas de récupération après sept ou huit heures de bus où tu es coincé dedans. Tu passes ta nuit à l'hôtel, d'habitude on a toujours une heure et demie ou deux heures de sieste avant le match pour relâcher. Là, ce n'est pas bon. On va le refaire à Montpellier (dimanche 25 septembre). On l'aura fait quatre fois au total (au Stade-Français en 2014-2015, contre Agen en 2015-2016, à Grenoble puis Montpellier cette saison). On a une tête marquée 12h30 sur notre front, sûrement... Je ne sais pas si les gros gros clubs jouent tout le temps à 12h30, mais je ne pense pas..."

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