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Rugby

Toulouse-Stade Français | Fabien Pelous : "C'était un peu comme un France-Angleterre"

vendredi 30 novembre 2018 à 16:30 Par Julien Balidas, France Bleu Occitanie

Le Stade Français et le Stade Toulousain s'affrontent ce dimanche au stade Ernest-Wallon en clôture de la 11e journée de Top 14. Le classique du rugby français reprend des couleurs cette saison, comme à la belle époque. On ouvre la boîte à souvenirs avec Fabien Pelous et René Bouscatel.

Fabien Pelous en 2003 face au Stade Français.
Fabien Pelous en 2003 face au Stade Français. © Maxppp - PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

Toulouse, France

Le deuxième qui reçoit le cinquième. Cela faisait bien longtemps que Toulousains et Parisiens ne s'étaient pas affrontés en étant en haut de l'affiche. Les deux clubs les plus titrés de l'hexagone (19 Brennus pour Toulouse, 14 pour Paris) se retrouvent dimanche à Ernest-Wallon. 

1998, Paris fait tomber Toulouse

Ce "classico" est né d'une idée de Max Guazzini à la fin des années 90. Le président du Stade Français de l'époque remet le club de la capitale en haut de l'affiche. Toulouse perd son Brennus en 1998, qu'il avait réussi à conserver quatre années de suite. "Il y avait eu quelques joutes verbales pour chauffer l'atmosphère, des petites phrases à la radio. Je crois que c'est aussi ce qui a lancé le rugby dans le professionnalisme. C'était Paris contre Province. La Star Academy contre l'académie du rugby comme j'avais dit. C'était tout un contexte", explique René Bouscatelprésident du Stade Toulousain pendant 25 ans. 

A cette époque, les deux clubs jouent les premiers rôles en France et sur la scène européenne. Un duel en finale de Coupe d'Europe remporté par Toulouse en 2005, une finale de championnat remportée par les Parisiens en 2003... 

Pelous : "Les joueurs bataillaient aussi pour une place dans le XV de France"

Fabien Pelous, joueur le plus capé de l'histoire du XV de France était de toutes ces rencontres : "Tout était antagoniste. Le style des présidents, des entraîneurs, des joueurs. Il y avait des rivalités à tous les étages des clubs. Un Stade Toulousain qui représentait une certaine tradition et le Stade Français qui représentait un rugby nouveau. Les meilleurs joueurs français bataillaient sur le terrain aussi pour obtenir leur place en équipe de France. Il y avait beaucoup d'intensité dans ces matches. Je me rappelle d'un match que l'on avait gagné à Jean-Bouin au creux de l'hiver. Un match qui n'était pas délocalisé. On n'avait pas joué selon nos principes de base. Je me souviens pas forcément des matches les plus paillettes mais de celui-ci. En tout cas, toujours des rencontres très très engagées, qui basculaient sur des exploits individuels. On bataillait fort, ça tapait fort. C'était le match un peu différent, un peu comme le France-Angleterre du Tournoi des 6 Nations. Tu sentais qu'il fallait être un petit peu plus impliqué. A l'intérieur du club, la date était cochée longtemps à l'avance. Les joueurs attendaient ça avec impatience." 

Et aujourd'hui ? 

René Bouscatel et Fabien Pelous le concèdent tous les deux : on ne retrouvera pas cette ambiance, cette rivalité. "Non parce qu'à l'époque l'enjeu c'était le titre de champion. La rivalité elle était là. Maintenant c'est beaucoup plus diffus. Il faut être l'équipe du dernier mois sans être l'équipe forcément de toute la saison. A l'époque, la qualification pour les phases finales ce n'était pas un problème pour le Stade Toulousain et le Stade Français. Même en jouant à 70% tu pouvais te qualifier. Il fallait être à 100% sur le dernier mois. Il y a beaucoup plus de volatilité aujourd'hui dans la performance du rugby", explique l'ancien deuxième ligne. 

René Bouscatel enchaîne : "Il ne faut pas être nostalgique mais c'est vrai qu'il y a eu une évolution. Je ne peux pas penser que les joueurs donnent plus d'importance à l'argent. Leur moteur c'est le sport, mais autour, il y a tellement d'enjeux et de règles qu'il y a un peu moins de plaisir et de liberté peut-être."